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Wayde VAN NIEKERK

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La fusée du Cap

Un extraordinaire record du monde, qui a laissé pantois le public et ses adversaires en piste, 43.03 en finale du 400 m pour effacer le record mythique qu’avait établi l’Américain Michael Johnson en 1999 : Wayde Van Niekerk a signé un des plus beaux exploits des Jeux de Rio, et à 24 ans, pour lui, « il n’y a pas de limite ». La victoire flamboyante en terre carioca n’était peut-être que le premier étage de la fusée du Cap !

Une enfance sportive 
Né le 15 juillet 1992 au Cap, Wayde Van Niekerk commence par jouer au rugby avec son cousin Chester Kolbe qui deviendra international à sept et disputera lui aussi les Jeux de Rio avec l’équipe sud-africaine, accrochant une médaille de bronze. Wayde se met ensuite à l’athlétisme, puis aborde le sprint à l’âge de 17 ans, en 2009 : « J’ai commencé à la fin de l’année, je pratiquais jusque-là le saut en hauteur. La dernière barre que j’ai franchie était à 2,04m ou 2,05m, mais je me suis qualifié pour les championnats du monde junior sur 200m. Cela veut dire que le sprint a choisi de lui-même. Après ça, je me suis définitivement consacré au 200m et au 400m, » a-t-il raconté, ajoutant : « J’ai toujours été actif depuis l’école. J’ai toujours pratiqué l’athlétisme et le rugby, mon beau-père courait sur longues distances et marathon, mon père faisait du saut en hauteur puis du sprint et du rugby, ma mère était aussi une athlète de saut et de sprint, mais elle est tombée enceinte et a arrêté. Je porte cet héritage. Le sport a toujours été pratiqué dans ma famille. » 

Première sortie internationale 
Lors de ces Mondiaux IAAF junior 2010 disputés à Moncton (Canada), Wayde dispute sa première compétition internationale hors de son pays. C’est son tout premier voyage. « Et à ma grande surprise, j’ai atteint la finale. Je ne m’y attendais pas, je n’avais pas encore d’objectifs, et tout ce que j’avais à faire, c’était de courir. J’ai été battu pour la 3e place par le Canadien Aron Brown. Il a fini en 21.00, moi en 21.02 ». Cette première expérience sur la scène planétaire est l’élément fondateur de l’ascension de Wayde Van Niekerk vers le plus haut niveau international. Sa progression est par la suite régulière, et il commence à gagner dès 2011 dans les compétitions nationales, continentales et bientôt internationales.

Supermamie Ans Botha
En 2012, Ans Botha, arrière-grand-mère septuagénaire, devient son entraineur. Une association décisive. « Mon coach est mon rocher. C’est une personne en qui j’ai la confiance la plus totale. Au niveau de l’entraînement, elle sait parfaitement ce qu’elle fait. Je n’ai pas le moindre doute sur les plans qu’elle établit. Elle a des années et des années d’expérience. J’ai juste à écouter ce qu’elle me prodigue », dit le champion qui continue à progresser jusqu’à son éclatante victoire aux championnats du monde IAAF de Beijing. Le 26 août 2015 sur la piste du Nid d’Oiseau, il remporte la finale du 400m en 43.48, nouveau record d’Afrique, et en devançant à l’arrivée les deux précédents champions du monde sur la distance, l’Américain LaShawn Merritt et le Grenadin Kirani James. 

Des performances stratosphériques 
Après être descendu sous les 44 secondes au 400 m, Wayde Van NIekerk réalise moins de 20 secondes sur 200 m (19.94 le 14 juillet 2015 à Lucerne), puis moins de 10 secondes sur 100 m (9.98 le 12 mars 2016 à Bloemfontein). A 23 ans, il est le premier athlète de l’histoire à cumuler ces trois performances en sprint. A deux mois des Jeux de Rio, il s’entraîne quelques jours avec Usain Bolt, chez lui à Kingston, Jamaïque. « Il va vite ! Je me dois de le dire, ce gars est rapide ! » observe la superstar mondiale de l’athlétisme. Il ne croit pas si bien dire ! Wayde Van Niekerk court dans la foulée un 300 m qu’il boucle en 31.03, la 3e performance de l’histoire sur cette distance inhabituelle. 

Au Brésil, Wayde Van Niekerk entre dans la légende 
Le 14 août 2016 est le jour où Usain Bolt remporte son 3e titre consécutif sur 100 m. Mais quelques instants plus tôt, il se trouve au premières loges pour assister à un exploit majeur. Wayde Van Niekerk réalise un tour de piste magique pour devenir champion olympique du 400 m. En vitesse constante, sans ralentir dans la ligne droite, il stoppe le chrono en 43.03, effaçant le mythique record du monde qu’avait établi l’Américain Michael Johnson le 26 août 1999 lors des Mondiaux IAAF de Séville (43.18). Le tout en courant en « aveugle » au couloir 8, pour devancer à nouveau Kirani James, le champion olympique de 2012, et LaShawn Merritt, le médaillé d’or de 2008 ! Les deux hommes ne tariront pas d’éloges pour le vainqueur, soulignant leur fierté d’avoir participé à une course historique. 

A propos de son exploit, Wayde Van Niekerk remarque : « Lors de la course, je n’étais pas du tout préoccupé par le couloir que j’occuperais. J’étais juste concentré sur la course à mener, la ligne à atteindre, et donner le meilleur. Ce couloir, c’était peut-être une bénédiction des cieux, parce que si j’avais été dans un couloir intérieur, j’aurais probablement couru de façon plus retenue, en me calquant sur la force des autres. Seul, à l’extérieur, je n’avais qu’à conduire ma propre course ». Dit comme ça, comme cela parait simple ! 

L’athlétisme mondial s’est trouvé une nouvelle tête d’affiche, un sprinter qui n’a pas fini de faire parler de lui, et qui explique : « Chaque année, j’ai besoin de plus, toujours plus. Je suis très motivé ». Ni lui ni personne ne connait aujourd’hui ses limites. 

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Résultats

  • Jeux
    Résultat
    Sport
    Epreuves
  • O 43.03
    Athlétisme
    400m

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