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La tradition de la Trêve Olympique fut établie dans la Grèce antique au IXe siècle avant J.-C. Le Comité International Olympique (CIO) a décidé de faire revivre cette tradition dans le but de préserver les intérêts des athlètes et du sport en général.

L'idée

La tradition de la "Trêve olympique" ou "Ekecheiria" fut établie dans la Grèce antique au IXe siècle avant J.-C. par la signature d’un traité entre trois rois. Durant cette période de trêve, les athlètes, les artistes et leur famille, ainsi que les simples pèlerins pouvaient voyager en toute sécurité pour participer ou assister aux Jeux Olympiques puis retourner dans leurs pays respectifs. Alors que l’ouverture des Jeux Olympiques approchait, la trêve sacrée était proclamée et annoncée par les citoyens d’Elis, qui voyageaient à travers le monde grec pour diffuser ce message.

Sa pertinence aujourd'hui

Prenant en compte le contexte mondial dans lequel le sport et les Jeux Olympiques s’inscrivent, le Comité International Olympique (CIO) a décidé de faire revivre la tradition de la Trêve olympique pour préserver, dans la mesure du possible, les intérêts des athlètes et du sport en général et pour encourager la recherche de solutions pacifiques et diplomatiques aux conflits qui sévissent dans le monde.

Par ce concept global et symbolique, le CIO a pour but de :

  • mobiliser la jeunesse pour la promotion des idéaux olympiques ;
  • utiliser le sport pour établir des contacts entre des communautés en conflit ;
  • fournir une aide humanitaire aux pays en guerre ; Et plus généralement de :
  • créer des occasions de dialogue et de réconciliation.

Les initiatives du CIO en faveur de la Trêve olympique s’étendent au-delà de la période des Jeux Olympiques et ont conduit à la mise en oeuvre, par le biais des Comités Nationaux Olympiques, d’une série d’activités en relation avec le sport au service de la paix.

Anneaux olympiques IOC

"Le sport à lui tout seul ne peut faire respecter ni maintenir la paix, mais il a un rôle essentiel à jouer en faveur de l´édification d´un monde pacifique et meilleur."
Jacques Rogge, président du CIO, octobre 2007

Le symbole
Olympic Truce symbol

La Trêve olympique est symbolisée par la colombe de la paix avec, en arrière plan, la traditionnelle flamme olympique. Dans un monde encore déchiré par les guerres et la violence, la colombe de la paix représente l’un des idéaux et des défis du CIO : construire un monde pacifique et meilleur par le biais du sport. La flamme olympique a permis d’insuffler à tous les peuples de la terre la chaleur de l’amitié par le partage et la camaraderie. Dans le symbole, la flamme se compose d’éléments colorés effervescents - évoquant la liesse éprouvée lors de la célébration de l’esprit humain. Ces éléments symbolisent le rassemblement des peuples, sans distinction de race, pour le respect de la Trêve.

Fondation Internationale pour la Trêve Olympique

Dans le cadre de sa politique de promotion de la paix par le biais du sport et de l’idéal olympique, le CIO a établi en juillet 2000 une Fondation Internationale pour la Trêve Olympique (FITO), dans le but de promouvoir la paix par le sport et l’idéal olympique.

Objectifs

En tant qu’organisation non gouvernementale s’inscrivant dans le cadre du Mouvement olympique, la FITO définit ses actions autour des buts suivants :

  • Promouvoir les idéaux olympiques pour servir la paix, l’amitié et la compréhension dans le monde et, en particulier, promouvoir l’ancienne tradition grecque de la Trêve Olympique.
  • Oeuvrer pour la prévention et la résolution des tensions par le biais du sport, de la culture et des idéaux olympiques, notamment en coopérant avec toutes les organisations inter et non gouvernementales spécialisées dans ce domaine, en développant des programmes d’éducation et de recherches, et en lançant des campagnes de communication pour promouvoir la Trêve Olympique.
Centre international pour la Trêve olympique

Pour l’accomplissement de ses buts, la FITO a créé un Centre International pour la Trêve Olympique (CITO), chargé de la mise en oeuvre de projets liés à la promotion globale d’une culture de la paix par le sport et l’idéal olympique, selon la politique et les principes établis par la Fondation. Le Centre a son siège principal à Athènes, avec un bureau de liaison à Lausanne et un siège symbolique à Olympie, Grèce.

La FITO est administrée par un conseil de fondation, composé de personnalités du monde sportif et politique, qui se réunit une fois par an.

Consulter la liste des membres (en anglais).
En savoir plus à propos du CITO

Soutien des Nations Unies
Initiatives pour la paix, Ban Ki-Moon et Jacques Rogge IOC

Les premières initiatives ont été lancées par le CIO en 1992. Afin de donner une portée majeure à ce projet, le CIO a décidé de demander le soutien des Nations Unies (ONU). Dès 1993, l’Assemblée générale de l’ONU a exprimé de manière répétée son soutien au CIO en adoptant à l’unanimité tous les deux ans - un an avant chaque édition des Jeux Olympiques - une résolution intitulée "Pour l’édification d’un monde pacifique et meilleur grâce au sport et à l’idéal olympique".

Par cette résolution symbolique, l’ONU invite ses États membres à respecter la Trêve olympique individuellement ou collectivement, à chercher, conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies, le règlement pacifique de tous les différends internationaux par des moyens pacifiques et diplomatiques, et à reconnaître l’importance des actions du CIO pour le bien-être de tous et l’entente internationale.

Olympic logo

"Si la compétition est une composante essentielle du sport, celui-ci n'en demeure pas moins un instrument extrêmement puissant pour promouvoir le dialogue, la paix et la réconciliation. Nous nous heurtons malheureusement à bien des problèmes dans de nombreuses régions du monde, mais, à travers le sport, nous pouvons œuvrer en faveur de la paix, du dialogue et de la réconciliation – des buts et objectifs qu'ont précisément en commun les Nations Unies et le CIO."
Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies

Chronologie

1992 : Le CIO lance un appel au respect de la Trêve olympique et négocie avec l’ONU la participation d’athlètes de l’ex-République fédérale de Yougoslavie aux Jeux de la XXVe Olympiade à Barcelone
Appel au respect de la trêve olympique

1993 : La première résolution de l’ONU sur le respect de la Trêve olympique est adoptée par la 48e session de l’Assemblée générale.
Texte de la résolution

1994 : L’année est proclamée "Année internationale du sport et de l’idéal olympique" par les Nations Unies. L’appel au respect de la Trêve olympique permet la participation d’athlètes de l’ex-République fédérale de Yougoslavie aux Jeux Olympiques d’hiver à Lillehammer.

1995 : Pour la première fois dans l’histoire, un président du CIO s’adresse à l’Assemblée générale des Nations Unies.

1998 : La Trêve olympique est prise en considération par les États membres pendant les Jeux Olympiques d’hiver de Nagano en 1998 et contribue dans une certaine mesure, comme d'aucuns le prétendent, à éviter la guerre en Iraq et à mettre en place la procédure de médiation conduite par le secrétaire général des Nations Unies, laquelle aboutit à la signature d’un protocole d’accord entre l’ONU et le gouvernement iraquien.

1999 : La 54e Assemblée générale des Nations Unies adopte une résolution sur la Trêve olympique en vue des Jeux Olympiques à Sydney.
Texte de la résolution

2000 : Le Sommet du millénaire des Nations Unies, tenu à New York avec la participation de plus de 150 chefs d’État et de gouvernement, adopte la Déclaration du millénaire, qui comprend un paragraphe sur le respect de la Trêve olympique. Lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux de la XXVIIe Olympiade à Sydney, les délégations des Corées du Sud et du Nord défilent ensemble dans le stade derrière le drapeau de la péninsule cor.

2001 : La 56e session de l’Assemblée générale des Nations Unies adopte une résolution sur le respect de la Trêve Olympique en vue des Jeux Olympiques d’hiver à Salt Lake City en 2002.
Texte de la résolution

2003 : La 58e Assemblée générale des Nations Unies adopte une résolution sur la Trêve olympique en vue des Jeux Olympiques à Athènes.
Texte de la résolution

2004 : Plus de 300 personnalités du monde entier signent l'appel à la Trêve. Bon nombre d'entre elles signent également le mur de la Trêve érigé par le gouvernement grec à l'occasion des Jeux d'Athènes.

2005 : La 60e Assemblée générale des Nations Unies adopte une résolution sur la Trêve olympique en vue des Jeux Olympiques à Turin.
Texte de la résolution
Message du secrétaire général appelant au respect de la Trêve olympique (ONU)

2006 : Lors de l'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver à Turin, le président du CIO, Jacques Rogge, lance un vibrant appel à la paix, symbolisée par une colombe humaine, au son d'un air interprété sur scène par Yoko Ono et Peter Gabriel.

2007 : La 62e Assemblée générale des Nations Unies adopte une résolution sur la Trêve olympique en vue des Jeux Olympiques à Beijing.
Texte de la résolution

2008 : Lors de l’ouverture des Jeux Olympiques à Beijing, la communauté internationale, et en particulier la famille des Nations Unies, a encore une fois reconnu l’importance du sport pour la promotion des valeurs et du développement humains ainsi que de la paix.
Message du secrétaire général appelant au respect de la Trêve olympique (ONU)

Le Mur de la paix et de l’amitié a été inauguré le 1er août dans le village olympique de Beijing par les présidents du CIO et du BOCOG lors d’une cérémonie colorée à laquelle ont assisté des athlètes, et plusieurs autres invités. Des milliers d’athlètes, d’officiels et de visiteurs ont apposé leurs signatures en soutien à l’idéal de la Trêve olympique pendant toute la durée des Jeux.
Lire la résolution pour les Jeux Olympiques d'hiver de Vancouver 2010
Lire la résolution pour les Jeux Olympiques de Londres 2012
Lire la résolution pour les Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi 2014
Lire la résolution pour les Jeux Olympiques de Rio 2016

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