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Tamika CATCHINGS

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Pilier des conquêtes du basket américain de 2004 à 2016

Tamika Catchings a disputé quatre Jeux Olympiques dont elle est à chaque fois revenue avec la médaillée d’or. Avec ses coéquipières Sue Bird et Diana Taurasi, elle a gagné à Rio son 4e titre consécutif. Joueuse essentielle dans toutes les formations où elle a évolué, fidèle à l’équipe des USA durant 14 ans, Tamika Catchings est entrée dans la légende du basket féminin.

Surmonter un handicap

Née le 21 juillet 1979 à Stattford dans le New Jersey, mais ayant grandi dans la banlieue de Chicago, Tamika est la fille de Harvey Catchings, qui a évolué avec quatre clubs différents sur les parquets de la NBA de 1974 à 1985. Elle nait avec un lourd handicap : une surdité partielle. Elle en souffre dans son enfance, obligée de porter un appareil auditif, luttant avec des difficultés d’élocution, s’attirant les railleries de ses camarades d’école dont elle rentre souvent en larmes. « Mais à un certain point à l’élémentaire, j’ai réalisé quelque chose. Les autres élèves pouvaient bien dire ce qu’il voulaient de mon handicap, mais si je travaillais suffisamment dur, je pourrais être meilleure qu’eux dans certain domaine. Peut-être avais-je un avantage après tout. Mon père, joueur de NBA, nous avait transmis ses qualités athlétiques, » raconte-t-elle.

Grandir avec le basket

« Et c’est ainsi que le basket est entré dans ma vie. Je savais que si je m’entraînais, je deviendrais une très bonne joueuse. Et plus personne ne se moquerait de moi. Alors je me suis entraînée, entraînée, entraînée et c’est de là qu’est venue ma passion ».  Tamika Catchings brille sur les parquets dès ses années de lycée, puis en championnat universitaire avec les Lady Vols du Tennessee. En 1996, alors qu’elle s’entraîne dans le Colorado avec la sélection junior des USA, les joueuses championnes olympiques à Atlanta leur rendent une visite surprise. « Un si grand moment ! Je me suis dit : « Je veux être comme elles. Je serai dans cette équipe un jour ».

Débuter l’aventure olympique

En 2001, Tamika est recrutée par le club de WNBA des Indiana Fever où elle effectuera la totalité de sa carrière. L’année suivante, l’ailière d’1,88m pour 76kg débute en équipe des USA lors des championnats du monde en Chine qui s’achèvent sur une victoire en finale 79-74 face à la Russie. Elle fait partie de la nouvelle génération (avec Sue Bird et Diana Taurasi) qui accompagne un groupe de joueuses expérimentées aux Jeux d’Athènes en 2004. Comme elle l’expliquera, « mon plus grand rôle avec cette équipe, c’était de jouer en défense. J’essayais de combler le fossé entre les jeunes et les plus vielles, ces dernières passant la torche à notre génération ». Les Américaines remportent leurs huit matches, et Catchings fête sa première médaille d’or après la finale remportée 74-63 face à l’Australie.

Réaliser le doublé

Surnommée « le visage des Indiana Fever », Tamika deviendra la joueuse ayant participé le plus grand nombre de fois au All-Star Game WNBA : 10 fois, détenant aussi les records de rebonds, d’interceptions, de points marqués en playoffs. En 2006, elle connait sa seule défaite avec l’équipe nationale, en demi-finale des championnats du monde disputés au Brésil face à la Russie. Elle doit surmonter une blessure pour faire partie de la formation alignée aux Jeux de Beijing 2008, où elle sortira du banc pour totaliser 6,8 points et 4.4 rebonds de moyenne avant de fêter sa 2e médaille d’or le 23 août sur une nouvelle victoire face à l’Australie, 92-65.

Passer l’année 2012 au sommet

Tamika Catchings, la « joueuse qu’on veut avoir dans sa formation », selon toutes ses coéquipières, de nouveau championne du monde avec les USA en 2010, désignée « MVP » (meilleure joueuse) de la saison WNBA 2011, va connaitre son sommet l’année suivante. Elle fait à nouveau partie du 5 majeur qui remporte les Jeux de Londres 2012, intraitable au rebond, reine des interceptions, jusqu’au match final où les USA disposent de la France 86-50 sur le parquet de l’Excel, le 11 août 2012. « Elle joue plus fort que n’importe qui d’autre. Elle est une compétitrice plus dure. C’est ce que j’ai toujours admiré en elle », dira le coach des championnes olympiques 2012 Geno Auriemma. L’année s’achève en apothéose avec le titre WNBA pour les Indiana Fever qui battent les Minnesota Lynx dans la série finale dont elle est désignée meilleure joueuse.

Achever sa carrière sur un quadruplé

« Pour elle, c’est la quatrième fois, et elle est encore assez bonne pour contribuer à notre campagne » dit Geno Auriemma au moment de constituer le « squad » des Jeux de Rio 2016 dont la joueuse légendaire de 37 ans fait partie. Et en effet, Tamika Catchings apporte sa contribution au parcours des américaines à Rio 2016, qui se conclut le 20 août sur le parquet de l’Arena Carioca 1 une victoire finale 101-72 face à l’Espagne. Comme Teresa Edwards et Lisa Leslie avant elles, Tamika Catchings, Diana Taurasi et Sue Bird  fêtent au Brésil leur 4e titre olympique consécutif. Pour Tamika, l’heure de la retraite a sonné. « Je veux qu’on se souvienne de moi sur le terrain, pour la passion avec laquelle j’ai joué, pour mon amour du jeu, pour la façon dont j’ai joué à 110%, tous les jours et pour le sourire qui ne m’a jamais quitté. En dehors du terrain, je veux qu’on se souvienne de moi pour avoir changé des vies et pour l’impact que j’ai pu avoir sur les gens. Beaucoup personnes m’ont aidé a atteindre mes objectifs. Maintenant, je veux faire la même chose pour d’autres. »

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