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L’Italienne arrivera lancée aux Jeux 2018 sur la piste de vitesse de Jeongseon !

Brillante skieuse polyvalente révélée au plus haut niveau international durant l’hiver 2016-2017,
Sofia Goggia a signé en 24 heures ses deux premiers succès en Coupe du monde, en descente et en Super-G sur la piste de Jeongseon à PyeongChang, où elle reviendra en 2018 sur la grande scène olympique avec le plein de confiance. 

Si on entend souvent les sportifs dire que « revenir sur un site où on a eu de bonnes sensations » est essentiel pour bien performer, si l’emporter dans des compétitions pré-olympiques un an avant de retourner jouer les podiums permet à tout le moins d’emmagasiner le plein de confiance, alors Sofia Goggia a vraiment eu tout bon les 4 et 5 mars 2017 sur les pentes du « centre alpin de Jeongseon » où auront lieu les épreuves de vitesse des Jeux de Pyeongchang 2018.

La skieuse la plus polyvalente de l’hiver pré-olympique

Durant l’hiver 2016-2017, la skieuse bergamasque de 24 ans n’a cessé de tourner autour des podiums. Elle est devenue la plus polyvalente de toutes les skieuses, accumulant dix places d’honneur (5 fois deuxième, 5 fois troisième) en slalom géant, descente, super-G et combiné. Le sommet de son hiver était jusque-là sa médaille de bronze en prestigieuse compagnie (la Française Tessa Worley en or et l’Américaine Mikaela Shiffrin en agent) à l’arrivée du slalom géant des championnats du monde FIS de Saint-Moritz, le 16 février 2017. 

Guerrière Ninja

Mais Sofia Goggia n’a pas choisi n’importe quel endroit pour enfin signer ses deux premières victoires en Coupe du monde. La neige coréenne. La piste de vitesse de Jeongseon. Elle commence par gagner la descente en faisant preuve d’une exceptionnelle fluidité. En retard sur la reine Lindsey Vonn du premier au 5e intermédiaire (+ 0.22 après 1:27 de course) elle découpe la dernière courbe et emmène tellement de vitesse dans le schuss final, qu’elle l’emporte pour 7/100e de seconde, alors que la meilleure descendeuse de l’hiver, la championne du monde 2017 slovène Ilka Stuhec, est reléguée à 23/100e. Le lendemain dans le super-G, l’Italienne rejoue la même partition. Elle produit encore un bas supersonique. Lindsey Vonn, qui part après elle, échoue à 4/100e de seconde. Stuhec est encore 3e, à plus d’une demi-seconde. « Le continent asiatique apprécie plus mes qualités de guerrière Ninja, et c’est la raison pour laquelle ma première victoire ne pouvait arriver qu’ici ! » remarque Sofia Goggia.

Une route semée d’embuches

La route a été longue et escarpée pour l’enfant de la Vallée d’Astino, dans la province de Bergame (Lombardie). Elle est une jeune skieuse extrêmement talentueuse, promise au plus brillant des avenirs. Championne nationale junior du super-G en 2007 à 15 ans, elle brille dès 2008 sur la Coupe d’Europe FIS où elle fait déjà preuve de versatilité en obtenant de brillants résultats dans ses quatre disciplines, mais en janvier 2010, elle se blesse une première fois au genou dans le Super-G de Kvitfjell (Norvège). Elle revient lors de la saison 2011-2012 et gagne la Coupe d’Europe de descente. Voilà la talentueuse Sofia en Coupe du monde à 19 ans pour un premier slalom géant à Lienz (Autriche) le 28 décembre 2012 avant qu’elle ne se révèle véritablement au niveau planétaire en prenant la 4e place du Super-G des Mondiaux FIS de Schladming 2013 avec le dossard n°33. Mais en décembre cette année-là, dans la descente de Lake Louise, elle s’abime à nouveau sévèrement le genou gauche. Rupture du ligament croisé et lésion du ménisque. Elle commente les Jeux Olympiques de Sotchi pour la télévision italienne. Il y aura encore un autre retour, une nouvelle blessure suivie d’une opération supplémentaire, à la fin de l’hiver 2014.

L’hymne italien à pleins poumons 

Le temps de se reconstruire totalement et de retrouver ses sensations et sa confiance, Sofia Goggia s’installe enfin parmi les meilleures skieuses au monde durant l’hiver 2016-2017, et le 5 mars, son interprétation à plein poumons de l’hymne italien sur le podium à Jeongseon devient virale sur les réseaux sociaux !   « C’est une piste assez longue et vraiment complète. Il y a des vagues bien pentues, des sauts et des portions de plat, de belles courbes, des zones d’atterrissage parfaites et j’adore ce parcours, » dit-elle à propos de la piste de vitesse coréenne. « Oui, j’ai gagné sur la piste olympique, mais les choses peuvent changer d’ici un an. J’ai fait de grandes courses, mais on verra. Je pourrai parler des Jeux quand j’aurai assez de points pour me qualifier, » ajoute-t-elle modestement. Mais Sofia Goggia et si talentueuse qu’elle est en mesure de poursuivre sur sa lancée, de gagner de nouvelles victoires, et de briller sur la scène olympique où le souvenir de son double triomphe 2017 sera à n’en pas douter un élément central qui pourrait lui permettre de réaliser ses plus grand rêves.

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