skip to content

Deux cartes à jouer à PyeongChang 2018 !

Le snowboarder belge Seppe Smits est un des meilleurs spécialistes mondiaux du slopestyle et du Big Air, la discipline qui entre au programme olympique en 2018. Né dans une région sans montagnes, il s’est accroché à son rêve jusqu’à devenir double champion du monde du slopestyle, en 2011 et en 2017. Il peut jouer sur les deux tableaux à PyeongChang 2018 !

L’enfant du « plat pays »

Que faire lorsque l’on est un enfant d’Anvers, au coeur du « plat pays » belge, passionné par les acrobaties en tous genres, sur trampoline, à vélo, lorsque l’on cherche systématiquement « à repousser les limites », et que l’on rêve en grand d’exploits dans les airs ? Seppe Smits découvre le snowboard au plus jeune âge, dans les Alpes, emmené en vacances par ses parents à l’occasion de longs trajets en voiture. C’est pour lui une véritable révélation. « On dit souvent que l’on veut toujours ce que l’on ne peut pas avoir » note-t-il. Sur les pentes enneigées, le jeune Anversois excelle, et il va bientôt profiter du « dôme de ski » construit dans les environs de sa cité pour parfaire son talent, jour après jour.

Champion du monde 2011, et roi du Big Air à Anvers

Seppe Smits perce au niveau international dans les disciplines du Half-pipe, du Big Air et du Slopestyle, en Coupe d’Europe tout d’abord, en Coupe du monde à partir de 2007, âgé de 16 ans, et également sur le circuit professionnel (Ticket To Ride Tour, X-Games). C’est en Big Air, là où l’on décolle sur des énormes tremplins, pour effectuer les figures les plus amples à des hauteurs incroyables que le jeune « rider » belge obtient ses meilleurs résultats. Mais il brille également en slopestyle, l’épreuve que le CIO inscrit en 2011 au programme des Jeux de Sotchi, pour une grande première olympique.  Cette même année, Seppe Smits devient le tout premier champion du monde de cette discipline sur les modules du parcours construit à La Molina dans les Pyrénées espagnoles. La qualité de ses « tricks » lui permet de devancer le Suédois Miklas Mattsson et le Finlandais Ville Paumola sur le podium des Mondiaux FIS de snowboard le 22 janvier 2011.

En novembre 2012, il a le bonheur de triompher devant ses milliers de supporters chez lui à Anvers, sur un tremplin de Big Air construit pour une étape « en ville » de la Coupe du monde.  En 2013, il remporte le globe de cristal FIS de la spécialité et il est le premier Belge à monter sur le podium des X-Games (3e) Aspen, en slopestyle.

Déception à Sotchi 2014

Pour l’hiver 2013-2014, Seppe Smits se fixe deux objectifs, « Les Jeux Olympiques et les X-Games, où le niveau de concurrence est sensiblement le même. Si on gagne les X-Games, on devient une rock star. Si on gagne les Jeux, on entre dans la légende. » A Sotchi, il marque déjà l’histoire en devenant le premier snowboarder belge à disputer les Jeux d’hiver. Mais dans le parc extrême de Rosa Khutor, les 6 et 8 février 2014, il joue de malchance.  Il lui manque tout d’abord 0,25 point en qualifications pour passer directement en finale. Et encore 0,25 point en demi-finale pour faire partie des quatre repêchés admis dans la bataille à douze concurrents pour le podium olympique. Il termine au 13e rang.

Le Big Air entre au programme olympique

Avec son arsenal de « Cab 440 » (qu’il est un des seuls à exécuter), de doubles et de triples corks, Seppe Smits continue par la suite à briller dans ses deux disciplines, le Slopestyle et le Big Air, qui entre à son tour au programme olympique à PyeongChang 2018. Restant un des principaux protagonistes du circuit professionnel aux USA, il l’est également en Coupe du monde, comme lors de l’étape pré-olympique disputée dans le Phoenix Park de Bokwang en février 2016 où il prend date pour les Jeux de PyeongChang et se classant 2e du slopestyle derrière l’Américain Brock Crouch ou la même année en Couple du monde à Milan où il est le dauphin du Norvégien Marcus Cleveland en Big Air.

Une nouvelle page d’histoire à Sierra Nevada

Vainqueur du slopestyle de Coupe du monde de Seiser Alm (Italie) en janvier 2017, Seppe Smits devient le 11 mars 2017 à Sierra Nevada (Espagne) le premier double champion du monde de la discipline. Après un premier run mal exécuté en finale (erreur au passage du rail initial), il sort le grand, le très grand jeu dans sa 2e descente. Les figures d’une amplitude folle s’enchaînent, parfaitement exécutées, et il récolte la magnifique note de 91.40, loin devant le Suisse Nicolas Huber (83.25) et l’Américain Chris Corning (82.50). « C’est du délire ! Je ne m’attendais pas à ça. J’essayais juste de réaliser un run propre. Ce n’était peut-être pas le plus difficile qu’on ait vu aujourd’hui, mais je me suis débrouillé pour tout poser correctement après avoir commis une erreur sur le premier rail dans mon run initial. Quand j’ai réussi mon passage dessus dans mon 2e run, je me suis dit « OK, maintenant, on va la chercher ! », explique alors le champion anversois.

Seppe Smits aura sa carte à jouer dans deux compétitions sur la neige du Bokwang Phoenix Park à PyeongChang 2018. Il s’alignera dans l’épreuve de slopestyle en tant que champion du monde en titre. Et il fera partie des athlètes qui inaugureront le Big Air olympique, prêt dans les deux cas à dessiner des arabesques de folie dans les airs pour tenter de devenir le premier médaillé belge sur la neige, ou encore, le premier champion olympique de son pays aux Jeux d’hiver depuis le couple Micheline Lannoy/Pierre Baugniet en patinage artistique à Saint-Moritz 1948 !

Plus




back to top En