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YOSHIDA Saori
YOSHIDA Saori

Saori YOSHIDA

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Au panthéon de la lutte féminine

De 2002 à 2016, la lutteuse Saori Yoshida est restée invaincue, remportant treize titres mondiaux d’affilée et les trois premières médailles d’or de la lutte féminine olympique, en 2004, 2008 et 2012. En course pour un quatrième titre à Rio en 2016, elle a été dominée en finale par l’Américaine Helen Maroulis. La star japonaise n’a peut-être pas encore dit son dernier mot.

Bon sang ne saurait mentir

Née à Tsu, préfecture de Mie sur la côte pacifique de l’ile principale de Honshu, Saori est la fille d’Eikatsu Yoshida, champion olympique de lutte libre à Tokyo en 1964, devenu par la suite entraîneur national. Elle arrive naturellement sur les tapis de lutte à l’âge de trois ans sous la houlette de son père et en suivant ses deux frères ainés. Eikatsu Yoshida décède en mars 2014, six mois avant que sa fille ne remporte un douzième titre consécutif de championne du monde. Celle-ci déclare alors : « Je voulais cette victoire pour lui. Il a toujours placé la lutte au dessus de tout. Il continuera à me soutenir au Paradis. Je serai une championne pour mon père ».

La reine des 55kg

Sur une décennie, de son premier titre mondial à Chalcis (Grèce) en novembre 2002, à son troisième titre olympique à Londres en août 2012, Saori n’enregistre en tout et pour tout que deux défaites, dans des tournois de la Coupe du Monde FILA, en 2008 face à la Néerlandaise Marcie Van Dusen et en 2012 devant la Russe Valeria Koblova. Toutes ses autres adversaires subissent sa loi, sa technique, sa puissance, son intelligence tactique, et notamment la Canadienne Tonya Verbeek dominée 6-0 en finale à Athènes en 2004 où se déroule la première compétition olympique féminine de lutte libre, puis la Chinoise Xu Li, battue sur un tombé pour le titre à Beijing en 2008, et enfin, à nouveau Tonya Verbeek qui ne marque pas un point face à elle dans le dernier match de la catégorie sur le tapis de l’ExCel de Londres le 9 août 2012.

« Devenir encore plus forte »

Après être montée en première ligne en 2013 pour que son sport soit maintenu au programme olympique, Saori Yoshida doit s’adapter au changement des catégories de poids qui passeront de quatre à six en 2016 à Rio. Elle s’aligne désormais en 53kg. A Tachkent (Ouzbékistan), le 11 septembre 2014, elle remporte son premier titre mondial dans cette catégorie (et donc le douzième de suite) en ne laissant aucune chance à la Suédoise Sofia Mattsson, battue 10-0 en finale. Elle prononce des mots émouvants pour son père, mais dit aussi :  « Je suis soulagée, Je ne peux pas relâcher la pression jusqu’à ce que j’arrive aux Jeux de Rio. Je dois continuer à étudier mes adversaires afin de devenir encore plus forte ». Quelques jours plus tard, Saori remporte son 4e titre consécutif aux Jeux Asiatiques à Incheon (Corée du Sud). Enfin, Saori Yoshida reste encore et toujours invaincue en 2015 où elle remporte… son treizième titre mondial à Las Vegas (USA) en battant à nouveau Sofia Matsson en finale. dans la catégorie supérieure (55kg), la jeune lutteuse  américaine Helen Maroulis remporte pour sa part son tout premier titre planétaire.

Fin de série à Rio

« Rio pourrait être ma dernière apparition aux Jeux. Cela va être dur de participer dans quatre ans mais on ne sait jamais. Peut-être que je pourrai continuer jusqu’à Tokyo en 2020, mais il faudra gagner à Rio avant, »  dit la championne qui n’a pas encore connu la défaite en juillet 2016. Le 18 août sur le tapis de lutte de l’Arena Carioca 2, Saori Yoshida atteint la finale des 53kg en remportant ses trois combats éliminatoires sur supériorité technique, ne laissant aucun point à ses rivales successives. Pour l’or, elle affronte Helen Maroulis. Et si c’est la Japonaise qui mène 1-0 au terme de première manche, son adversaire se montre ensuite plus tonique et prend clairement le dessus pour s’imposer 4-1. Yoshida, qui avec cette médaille d’argent concède sa première défaite en quatorze ans dans un évènement majeur, fond en larmes et explique :  « Mon adversaire était plus forte que moi, c’est tout. J’aurais dû attaquer plus fort et plus tôt, mais elle était au-dessus de moi. »  Saori Yoshida poursuit désormais deux objectifs : devenir entraineur pour la lutte féminine japonaise, et tenter de disputer ses 5e Jeux dans son pays en 2020.

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