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Rio 2016: STADE MARACANÃ

LE PROJET

Après de longs débats entre les partisans et les adversaires d’un nouveau stade, la campagne constructive menée notamment par le journaliste Mario Filho porte ses fruits. Le Maracanã est bâti sur un ancien champ de course de chevaux appartenant au Jockey Club. Il est réalisé pour accueillir la Coupe du monde de football de 1950 et ses concepteurs ont l’ambition qu’il soit le plus grand du monde. Sa construction nécessite l’utilisation de 10 000 tonnes de fer, trois millions de briques, cinq cent mille sacs de ciment. Il est édifié en moins de deux ans grâce au travail de 1 500 ouvriers mobilisés jour et nuit. Néanmoins, des critiques sont émises dans la presse en raison de son nombre insuffisant de sanitaires et de l’absence d’une tribune de presse. Il faut attendre 1965 pour que le stade soit définitivement terminé et ces lacunes comblées.

En 2000, pour son cinquantième anniversaire, il fait l’objet d’une première reconfiguration. Le nombre de places assises est revu à la baisse (103 000 places assises) et la sécurité des lieux est renforcée. Puis de 2005 à 2006, le Maracanã est fermé au public pour permettre l’installation de nouveaux sièges qui améliorent la visibilité et le confort des spectateurs.

Enfin, dans l’optique de la Coupe du monde de la FIFA 2014 puis des Jeux Olympiques d’été de 2016, de nouveaux travaux de rénovation et de modernisation sont entrepris. Ces rénovations concernent principalement l’amélioration des structures d’accueil, en particulier la zone réservée aux médias. Pour ce qui est des alentours du stade, les autorités brésiliennes respectent le cahier des charges édicté par la FIFA : l’accessibilité au stade est améliorée et plus de 1 000 places de parking sont construites.

ARCHITECTURE

À l’époque de sa construction, le stade est de forme ovale et son enveloppe extérieure est en béton armé. Lors des modernisations successives, l’infrastructure conserve le même aspect mais sa capacité d’accueil est progressivement réduite. Lors de la dernière rénovation datant de 2010, un nouveau toit plus grand, qui repose sur les supports du bâtiment, remplace l’ancien en porte-à-faux. Une membrane de fibre de verre revêtue de polytetrafluoroéthylène (PTFE) recouvre toute la surface.

De plus, une économie de 45 % sur l’eau utilisée pour l’irrigation de la pelouse est réalisée grâce à l’installation d’un système de réutilisation des eaux et d’un système de drainage sur la toiture. Le toit abrite également 1 500 panneaux photovoltaïques servant à chauffer l’eau des douches.

Enfin deux rampes d’accès existantes sont remises en fonction et quatre autres construites. Grâce à ces perfectionnements, l’évacuation du stade se fait en huit minutes – une amélioration pour l’accès et la sécurité.

PARTICULARITÉS

En tant qu’emblème du Brésil, les couleurs choisies pour les sièges reprennent celles du drapeau national : jaune pour les sièges situés en bas, bleus pour ceux du milieu et blanc pour ceux du haut. La couleur de la pelouse est d’un vert profond, ce qui accentue la dimension esthétique de l’enceinte carioca.


Le magnifique stade de Rio de Janeiro pourra être comparé, sans exagération, au Colisée, par l’évocation de ses lignes et la majesté de sa conception architecturale gigantesque. Jules Rimet Ancien président de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) et créateur de la Coupe du monde de football.
APRÈS LES JEUX

Le stade Maracanã est un lieu emblématique dans l’histoire sportive du Brésil et du football mondial. Toujours utilisé à l'heure actuelle pour des compétitions de football, il est loué aux clubs du Flamengo et du Fluminense qui s’en servent régulièrement pour leurs matchs. L’enceinte accueille également des concerts.

LE SAVIEZ-VOUS ?

-Le stade Maracanã est classé monument historique par l’Institut national du patrimoine brésilien.
- Il est le deuxième lieu le plus visité de la ville de Rio de Janeiro après la statue du Christ rédempteur.
- Dans l’histoire des Jeux Olympiques d’été, c’est le premier stade à avoir accueilli les cérémonies d’ouverture et de clôture sans les épreuves d’athlétisme.

SOURCES

- Benjamin S. Flowers, Sport and Architecture, Routledge, Londres, 2017, p. 76.
- Carlos Eduardo Dias Comas, Niemeyer and Maracana stadium 1936-2011, ARQTEXTO 17, p. 16-63.
- Dossier de candidature de Rio de Janeiro à l'accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2016, comité de candidature Rio 2016 vol. 2, p. 100.
- Ana Beatriz Correia de Oliveira Tavares, Sebastiao Josué Votre, Silvio de Cassio Costa Telles and Fabiano Pries Devide, Estadio do Maracanã : percepcoes a partir da reestruturacao arquitetonica de 2010, Revista Brasileira de Ciencas do Esporte, 25 July 2018.
- Estadio do Maracana – Rio de Janeiro, site Internet de la Fédération Internationale de Football Association, 18 janvier 2012.
- Estadio Jornalista Mario Filho, site Internet Structurae.
- Estadio Jornalista Mario Filho (Maracanã), site Internet stadiumDB.com.
- Etienne Labrunie, Brésil-Uruguay 1950 : « Comme si le Brésil avait perdu une guerre », site Internet Le Monde, 15 juin 2018.
- Maracanã copa do mundo FIFA 2014, site Internet de Fernandes Arquitetos Associados.
- Laurent Vergne, « Maracanã : La folle histoire de la naissance du Maracanã, ce Colisée des temps modernes », site Internet d’Eurosport, 25 juin 2014.
- Maracanã stadium, site Internet designbuild-network.com.
- Maracanã, site Internet Superintendecia de Desportos do Estado do Rio de Janeiro (SUDERJ).
- Maracanã historia, site Internet Marcio Guerra Memoria.
- Marc Perelman, L’ère des stades : genèse et structure d’un espace historique (Psychologie de masse et spectacle total), Infolio. Gollion, 2010, p. 110.
- Martijn Giebels, The Architecture of Rio 2016, Architecture of the Games, Pays-Bas, 2016, p. 39.
- Michel Raspaud, Histoire du football au Brésil, Chandeigne, Paris, 2010, pp. 84-88.
- Michel Castellan, « Passion et transformation », Revue Olympique, n° 99, avril-juin 2016, p. 51.
- Sergio Leite Lopes, « Le Maracanã, coeur du Brésil », Sociétés et Représentations, n° 7, décembre 1998, pp. 129-140.



STADE OLYMPIQUE
Dénomination : Également appelé stade João-Havelange avant et après les Jeux, il change de nom en 2017 et devient le stade Nilton-Santos, en référence au célèbre joueur de football brésilien. Il est aussi surnommé Engenhão.
Localisation : R. José dos Reis 425, Engenho de Dentro, Rio de Janeiro, Brésil
Statut : Existant et rénové pour les Jeux. Utilisé actuellement.
Concepteurs : Carlos Porto, Geraldo Lopes, Gilson Santos et José Raymundo Gomes (architectes)
Coût : Travaux d’ajustement pour les Jeux : 52 millions de réaux brésiliens
Capacité : 60 000 spectateurs
Dimensions : 284 m de long sur 232 m de large
Données additionnelles : Pour la nouvelle structure du toit métallique, 1 300 tonnes d’acier sont ajoutées aux 4 000 tonnes déjà présentes. Les deux longues arches de la toiture mesurent chacune 284 m et les deux plus courtes 232 m.
Construction : Septembre 2003 à juin 2007
Inauguration officielle : 30 juin 2007
Événements durant les Jeux : Athlétisme (à l'exclusion des marathons, des 20 km marche et du 50 km marche) et matches de poules des tournois de football.


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