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LAVILLENIE Renaud
LAVILLENIE Renaud

Renaud LAVILLENIE

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Rehausser la barre pour la France

Le champion olympique de saut à la perche de 2012, Renaud Lavillenie, a porté ce sport à de nouveaux sommets en éclipsant le record mondial de Sergei Bubka avec un saut de 6.16m à Donetsk (UKR) en février 2014.  A Rio 2016, il termine médaillé d’argent au terme d’un concours incroyable. 

Trop juste pour les jeux de Beijing

Venu tout jeune à la perche que son père pratiquait aussi, Renaud Lavillenie y trouve immédiatement la passion de sa vie, mais son petit gabarit, les qualités physiques encore incertaines, ne lui permettent pas d’exploiter pleinement son potentiel dans un premier temps.

C’est en arrivant à Clermont-Ferrand en juin 2008 à 21 ans que l’enfant de Barbezieux-Sainte-Hilaire en Charente trouve l’environnement propice à son éclosion : les installations du stade Jean-Pellez d’Aubière et l’entraîneur qui va l’accompagner vers les sommets, Damien Inocencio. Juste un peu tard pour participer aux Jeux Olympiques de Beijing. « Je franchissais 5,30m en 2007. Je ne pensais même pas à faire une carrière internationale. L’année suivante, installé à Clermont, j’ai pu bénéficier des infrastructures qui m’ont permis de connaitre une grosse progression. J’ai atteint 5,70m mais il manquait encore 5cm pour réaliser le minima olympique ».

Patron de la perche mondiale

Une fois remporté son premier titre international, les championnats d’Europe en salle de Turin en mars 2009 avec un saut à 5,81m avant d’établir un nouveau record de France en entrant dans le club très fermé des athlètes à plus de 6m (6,01m le 21 juin 2009 à Leria au Portugal), Renaud Lavillenie devient le patron de la perche mondiale et la principale chance de médaille française à chaque grand évènement planétaire. Son crédo est la régularité, « Je préfère faire une saison à 5,90m-5,95m et me retrouver tout le temps sur les podiums plutôt que de réussir un coup » explique-t-il, ce qui se traduit notamment par quatre victoires consécutives dans la Ligue de Diamant de l’IAAF à partir de 2010.

La consécration à Londres 2012

Le 10 août 2012 dans le stade olympique de Londres, Renaud Lavillenie dispute une finale pleine de suspense face à deux perchistes allemands, Björn Otto et Raphael Holzdeppe. Ces deux derniers parviennent à franchir 5,91m alors que le Français échoue à cette hauteur. il tente le pari de réserver ses deux tentatives suivantes pour une barre à 5,97m où il connait un premier échec. Alors qu’il ne lui reste plus qu’une chance pour passer devant ses rivaux, Lavillenie prend sa course d’élan, s’élève, passe largement au-dessus de la barre et s’adjuge la médaille d’or avec un nouveau record olympique. Il remporte le premier titre français en athlétisme aux Jeux depuis Marie-José Pérec (200m-400m) et Jean Galfione (perche) à Atlanta en 1996.

L’incroyable record du monde

En plein milieu des Jeux Olympiques d’hiver à Sotchi, le 15 février 2014, un coup de tonnerre retentit dans l’athlétisme mondial. Invité comme chaque année à participer à la compétition « Pole Vault Stars » créée et organisée par Sergei Bubka dans sa ville de Donetsk, Renaud Lavillenie bat sous ses yeux son vieux record du monde : ses 6,15m du 21 février 1993 réalisés dans cette même salle, une performance jusque-là jugée inaccessible. Pourtant, après avoir passé 6,01m à son 3e essai, le champion olympique 2012 parvient à franchir 6,16m dès sa première tentative. C’est un autre couronnement majeur pour ce passionné de moto qui explique son secret : « Je ne ressens jamais de pression en bout de piste, j’évolue dans le plaisir, je ne connais pas la contrainte. Ces cinq dernières années, je n’ai pas quitté les podiums internationaux sans jamais me brider. Il m’est arrivé, 48h avant une compétition, de faire du carrelage dans ma salle de bains, de partir en moto, de jouer au foot ou au basket.... et de gagner. Mettre en place des processus qui me brident, ça ne marche pas.  Il n’y a pas de miracle, l’important, c’est d’arriver le plus frais possible, car plus on se sent bien, plus on a le sourire intérieur, plus on réussit. »

Invaincu dans la Ligue de Diamant de l’IAAF

Si Renaud Lavillenie continue à buter sur le titre mondial (après ses médailles de bronze de Berlin en 2009 et de Daegu en 2011, il remporte l’argent à Moscou en 2013 et de nouveau le bronze à Beijing en 2015), il aligne les victoires aux championnats d’Europe (2010-2012-2014), aux championnats du monde en salle (2012-2016), aux championnats d’Europe en salle (2009-2011-2013-2015), et surtout, il gagne les sept premières éditions de la Ligue de Diamant de l’IAAF, de 2010 à 2016 ! La Fédération internationale d’Athlétisme l’a aussi désigné meilleur athlète 2014, l’année de son record du monde.

Le fabuleux concours des Jeux de Rio 2016

Le 15 août 2016 la compétition le sautoir du stade olympique de Rio, va donner lieu à moment de dramaturgie exceptionnel. La finale de la perche est tout d’abord retardée par un déluge de pluie. Puis Renaud Lavillenie prend les choses en mains. Il réussit quatre sauts au premier essai, jusqu’à 5,98 m: le détenteur du record du monde est solidement installé en tête du concours, un centimètre au-dessus de son record olympique de Londres.

Et puis le Brésilien Thiago Braz Da Silva, qui s’y est repris à deux fois pour passer 5,75 m puis 5,93 m, fait l'impasse à 5,98 m pour s'attaquer directement à 6,03 m. Un coup de poker réussi à sa deuxième tentative sous les vivats du stade olympique. Lavillenie fait tomber deux fois cette barre, puis réserve un ultime essai à 6,08 m. Sans réussite. Le Français doit se contenter de la médaille d’argent tandis que Thiago Braz Da Silva peut fêter son succès sur l'air de Pais tropical devant un public en délire. « Le scénario n'était pas inenvisageable, mais voilà, il y a quatre ans, c'était en ma faveur, » remarque Lavillenie. « Y’a pas grand-chose a redire, j'ai tout donné, j'ai essayé de faire le meilleur des concours possibles. Je n’ai rien à me reprocher, Thiago a fait un concours incroyable. »

Direction Tokyo 2020
Renaud Lavillenie est amoureux de son sport, et il n’a aucune intention de lever le pied. Désormais trentenaire, Il lui reste encore de grandes choses à accomplir, et notamment s’imposer enfin dans les championnats du monde en plein air. Mais surtout, il se fixe un objectif majeur : Les Jeux de Tokyo 2020 ! « L’âge ne me pèse pas. J’ai connu des bonnes années, et des moins bonnes. Mais j’ai toujours autant de plaisir à sauter, à m’entraîner. J’ai plaisir à me projeter sur 2020, car j’ai envie de remonter sur un podium olympique, et si c’est possible sur la plus haute marche. »

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Résultats

  • Jeux
    Résultat
    Sport
    Epreuves
  • A 5.98
    Athlétisme
    saut à la perche
  • O 5.97
    Athlétisme
    saut à la perche hommes

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