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Dans le but de renforcer et d’étendre le Mouvement olympique en Suisse, le baron Pierre de Coubertin entreprit un premier voyage à Lausanne en 1908, afin d’évaluer les capacités de la ville d’organiser un futur Congrès olympique. Accueilli par son collègue, Godefroy de Blonay, lequel était devenu le premier membre suisse du CIO en 1889, le baron jugea les installations proposées par l’Université de Lausanne parfaites pour son objectif. De plus, il trouva l’atmosphère et la vue qu’offrait cette ville, construite sur les collines bordant le lac Léman, particulièrement belles et propices à l’inspiration.   

C’est ainsi qu’au mois de mai 1913, le cinquième Congrès olympique eut lieu au Palais de Rumine, dans les locaux de l’Université de Lausanne, sous le haut patronage du Conseil fédéral de la Confédération suisse. Ayant pour thème principal La psychologie et la physiologie sportives, le Congrès attira plus de 100 participants, venus de neuf pays différents. Ancien président des États-Unis Teddy Roosevelt y apporta même sa contribution sous la forme d’un article publié dans le cadre du Congrès. Alors que ce dernier donnait la possibilité de se pencher sur les nouvelles sciences émergentes en matière de sport, Pierre de Coubertin y gagna un avantage encore bien plus précieux pour l’avenir. En effet, il quitta Lausanne avec un comité d’organisation et de solides relations établies sur place avec le gouvernement, cela dans un pays respecté loin à la ronde pour sa neutralité politique.    

L’année suivante, alors qu’éclatait la Première Guerre mondiale, Pierre de Coubertin décida de déplacer le siège du CIO hors de la France qui s’enfonçait dans le conflit et de l’installer en Suisse, pays neutre. Son instinct et ses partisans lui dirent que Lausanne constituerait un épicentre idéal pour l’avenir du Mouvement olympique. C’est donc le 10 avril 1915 que le baron de Coubertin et Godefroy de Blonay rencontrèrent le syndic de la ville de Lausanne,  Paul Maillefer, afin de signer l’accord qui allait faire de la ville le siège permanent du Mouvement olympique. Plusieurs membres du comité d’organisation du Congrès olympique de 1913 furent chargés de créer des archives, ainsi qu’un Musée olympique.

Durant la cérémonie de signature de l’accord, rendant hommage à la ville de Lausanne pour sa promesse et son engagement, le baron s’exprimait en ces termes :  “ L’Olympisme trouvera dans l’atmosphère indépendante et fière que l’on respire ici (à Lausanne), le gage de la liberté dont il a lui-même besoin pour progresser… Veuillez, Messieurs, accepter l’expression de notre vive gratitude pour l’accueil que la noble et illustre ville de Lausanne fait au Comité International Olympique au nom duquel je déclare, à partir d’aujourd’hui, élire domicile dans vos murs et d’y établir notre siège social. "

Au cours de ce dernier siècle, la ville de Lausanne est donc devenue un pôle attirant tous ceux qui aspirent à entrer au sein de la famille olympique, reflétant ainsi la déclaration prophétique prononcée par le baron en 1910 : “Les Jeux Olympiques restaurés ont obligé tous les sports à d'imprévus et féconds contacts. C'est un des plus grands côtés de l'œuvre olympique que d'avoir ainsi travaillé à une unification si précieuse. ” En effet, outre le CIO, plus de cinquante fédérations sportives internationales sont désormais installées à Lausanne, et nombreuses sont celles qui ont établi leur siège dans un seul et même bâtiment, appelé la Maison du Sport International.  Aujourd’hui, toute personne visitant la ville comprendra aisément le choix du baron Pierre de Coubertin et la fierté suscitée par la décision de Lausanne de se présenter aux yeux du monde en tant que "capitale olympique".


LA VISION DE COUBERTIN SUR :

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