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C’est en 1894 qu’eut lieu le lancement des Jeux Olympiques, avec le soutien du très vaste mouvement en faveur de la paix de l’époque. En effet, plus de la moitié des 73 délégués honoraires, figurant sur le programme officiel du Congrès olympique organisé à la Sorbonne le 16 juin de cette même année, étaient directement engagés dans ce mouvement pour la paix.  Cinq délégués, ainsi que l’une des organisations qu’ils représentaient, le Bureau international de la paix (BIP), allaient d’ailleurs ensuite être nommés parmi les treize premiers lauréats du prix Nobel de la paix. Ils apportèrent ainsi leur soutien au baron Pierre de Coubertin, car ils avaient d’emblée reconnu la dimension pacifique de sa vision olympique du sport au niveau mondial.  

Comme le déclarait le baron de Coubertin : “Les guerres éclatent parce que les nations se comprennent mal. Nous n'aurons pas la paix tant que les préjugés qui séparent aujourd'hui les différentes races n'auront pas disparu. Pour y parvenir, quoi de mieux que de réunir périodiquement les jeunes de tous les pays pour des épreuves amicales de force musculaire et d'agilité ?

Pierre de Coubertin rappelait sans relâche l’idée selon laquelle le sport de compétition, pratiqué au niveau international, pouvait contribuer à développer la compréhension, le respect et la paix entre les nations. Reconnaissant aisément le fait que le sport pouvait être utilisé à bon, comme à mauvais escient, il déclarait inlassablement : “« L’athlétisme peut mettre en jeu les passions les plus nobles comme les plus viles … on peut l’employer à consolider la paix .aussi bien qu’à préparer la guerre”. C’est donc dans cette optique qu’il veillait à ce que les Jeux Olympiques servent toujours les aspirations les plus élevées de l’humanité.

Sa vie durant, Pierre de Coubertin fut animé d’une foi inébranlable en la capacité du sport à influer sur les relations entre les peuples et à entretenir l’amitié, par le biais de contacts et d’interactions entre les nations. De même, il était convaincu que les obstacles séparant les peuples et les nations – qu’ils soient d’ordre politique, religieux, économique ou social – pouvaient être surmontés grâce au pouvoir inhérent au sport de favoriser la compréhension entre les membres d’une même équipe, comme entre concurrents. Sa vision du sport était certes idéaliste, mais la puissance de cette conviction a amplement fait ses preuves depuis maintenant plus d’un siècle. 

Pour le baron de Coubertin, la paix a toujours constitué le lien entre les dimensions personnelle et universelle des Jeux. En 1892, lors de sa première déclaration publique en faveur d’une renaissance des Jeux de l’Antiquité, Pierre de Coubertin plaçait le thème de la paix au coeur même de son appel, en ces termes : "Exportons des rameurs, des coureurs, des escrimeurs : voilà le libre-échange de l’avenir et, le jour où il sera introduit dans les mœurs de la vieille Europe, la cause de la paix aura reçu un nouvel et puissant appui."


LA VISION DE COUBERTIN SUR :

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