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Du premier au dernier jour des quarante ans que dura son voyage olympique, le baron Pierre de Coubertin resta inflexible dans ses intentions de faire des Jeux Olympiques de l’ère moderne des compétitions ouvertes à toutes les nations et à tous les peuples.  Dans l’allocution prononcée à Prague en 1925, à l’occasion de son départ à la retraite, et alors qu’il cédait son autorité sur le CIO, il rappelait encore une fois fermement à ses collègues que les Jeux étaient universels et devaient être ouverts à tous les concurrents sans exception :  "Est-il besoin de rappeler qu'ils ne sont la propriété d'aucun pays ni d'aucune race en particulier et qu'ils ne peuvent être monopolisés par des groupements quelconques. Ils sont mondiaux/ tous les peuples y doivent être admis sans discussion…”

Cette déclaration venait conclure avec force la philosophie universelle qu’il avait instaurée dès la création des Jeux à Paris, en juin 1894. Cette même année, dans un article signé de sa main, intitulé Le caractère de notre entreprise et publié dans la deuxième édition du Bulletin du Comité international des Jeux Olympiques, il expliquait clairement que l’attribution de l’organisation des Jeux, successivement à des villes et à des nations différentes, avait pour but de donner corps à cette célébration de la diversité humaine et des cultures de notre monde.  Comme il l’écrivait :  “Le génie de chaque peuple, sa façon d'organiser les fêtes, de pratiquer l'exercice physique, voilà ce qui donnera aux Jeux Olympiques modernes leur véritable caractère et les rendra peut-être supérieurs à leurs devanciers. Il est évident que, célébrés à Rome, ils ne ressembleront pas à ce qu'ils peuvent être à Londres, ou à Stockholm .”

Par ailleurs, cet appel à l’universalisme, lancé par le baron, s’étendait également à la diversité des sports figurant au programme olympique. Dans son écrit, rédigé en 1910 et intitulé All Sports, Pierre de Coubertin expliquait : “Dès la première heure, il était acquis que les Jeux modernes comprendraient autant que possible toutes les formes d'exercice en usage dans le monde actuel. […] On ne saurait donc trop le répéter, le mot olympique ne peut et ne doit s'appliquer qu'à des ensembles de sports variés. […] Ce qui est Olympique est universel.”

Afin de donner une identité visuelle à cette idée d’universalisme, le baron conçut lui-même les cinq anneaux olympiques en 1913 et les plaça sur le fond immaculé d’un drapeau blanc. Expliquant leur signification dans son article intitulé, L’emblème et le drapeau de 1914, il revendiquait, pour le Mouvement olympique, une présence illimitée dans le temps, comme dans l’espace : “ L'Olympisme n'a pas reparu au sein de la civilisation moderne pour y jouer un rôle local ou passager. La mission qui lui est confiée est universelle et séculaire. Il est ambitieux; il lui faut tout l'espace et tout le temps.”

Par conséquent, alors que de nouvelles villes hôtes et de nouveaux pays accueillent aujourd’hui le monde entier à l’occasion des Jeux Olympiques, ces derniers à leur tour présentent au monde autant de cultures et de traditions différentes. Ils font ainsi découvrir, à toutes et à tous, la diversité inhérente à l’humanité et reflètent, par là même, l’expression de l’universalisme prôné par Pierre de Coubertin.  


LA VISION DE COUBERTIN SUR :

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