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IOC

Nos olympiens sont des artistes !  

Aux Jeux Olympiques d'hiver de PyeongChang 2018, ils feront vivre les valeurs olympiques à travers le prisme de l'art. Une première ! 

Ils ont participé au moins une fois aux Jeux Olympiques en tant qu'athlètes et ils sont artistes. À PyeongChang, ils ne seront pas en lice pour décrocher une médaille, mais bien en piste pour faire vivre les valeurs olympiques à travers leur art et l'échange avec les athlètes au village olympique. Alexi Pappas, olympienne (coureuse de 10 km), Roald Bradstock (lanceur de javelot), Lanny Barnes (biathlète) et Jean-Blaise Evequoz (escrimeur) sont les "artistes olympiens" de cette XXIIIe édition des Jeux Olympiques d'hiver.  






Pour la première fois dans l'histoire des Jeux Olympiques d'hiver, des olympiens également actifs artistiquement sont invités aux Jeux d'hiver de PyeongChang 2018 pour participer au projet "Olympic Art" développé par le CIO. 

Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'Agenda olympique 2020, feuille de route stratégique pour l'avenir du Mouvement olympique qui vise à "Renforcer davantage l'alliance du sport et de la culture aux Jeux Olympiques ainsi qu'entre leurs différentes éditions".

Quatre olympiens célèbreront l'esprit de l'Olympisme à travers le prisme de l'art, pour l'ouvrir au plus grand nombre sous un hashtag commun : #OlympicArt 

Ils vont renouer pendant 17 jours avec l'idéal de Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux pour lequel : "les lettres et les arts harmonieusement combinés avec le sport assuraient la grandeur des Jeux Olympiques".  

À PyeongChang, ces olympiens partageront leur esprit créatif et expérimenteront de nouvelles expressions artistiques à travers deux projets :  

L'un des projets est une série de courts-métrages d'auteur réalisés par l'olympienne Alexis Pappas (coureuse de fond, poète et cinéaste) et son partenaire Jeremy Teicher (cinéaste et auteur). À travers l'histoire d'une olympienne qui a dédié sa vie à son rêve olympique, ce film d'auteur est une exploration poétique des valeurs olympiques.  

Organisé par des olympiens pour les olympiens, l'autre projet artistique consiste en un atelier de peinture animé par trois olympiens artistes. Ensemble avec les athlètes, ils réaliseront t 15 peintures collectives inspirées des Jeux d'hiver, au rythme d'une peinture par jour. Les œuvres seront créées et exposées au village olympique de Gangneung. Pour participer, aucune expérience de peinture n'est requise ! 

Silence, on tourne, moteur, action ! Des courts-métrages d'auteur par Alexi Pappas et Jérémy Teicher  

Alexi Pappas a participé aux Jeux Olympiques de Rio et établi un nouveau record national pour son pays, la Grèce, au terme de la course des 10km, avec un temps de 31:36. Elle s'entraîne actuellement en vue des Jeux Olympiques de Tokyo 2020. En tant qu'athlète d'élite et coureuse de fond, ainsi qu'auteure et réalisatrice de films, elle a fait l'objet de nombreux articles, publiés dans divers magazines. Alexi a récemment travaillé en qualité de coscénariste et coréalisatrice d'un long métrage, Tracktown, dans lequel elle tient également le rôle principal. Ce film a été produit avec le soutien de l'Institut Sundance et la première a eu lieu lors du Festival du film de Los Angeles, de 2016.   

Jeremy Teicher est un jeune scénariste et réalisateur de films, désigné comme l'un des « 25 nouveaux visages du film indépendant ». Il a coréalisé avec Alexi Pappas le long métrage intitulé Tracktown. Le New York Times a décrit sa technique comme étant « dans le droit fil du style néoréaliste de Satyajit Ray ». Son premier long métrage, Tall as the Baobab Tree, tourné au Sénégal, a été présenté dans plus de 50 festivals cinématographiques.  

Durant les prochains Jeux Olympiques, ils réaliseront ensemble une série de courts métrages, de style film d'auteur, qui mêleront fiction et réalité. D'une durée de trois minutes chacun, ces épisodes, sorte de « cartes postales vidéo », auront chacun pour thème une valeur olympique. La trame de ce film de fiction met en scène une jeune skieuse de fond (rôle joué par Alexi), ainsi qu'un jeune bénévole travaillant au village olympique (rôle tenu par un Nick Kroll, an acteur américain). Ces deux personnages se rencontrent et naît alors entre eux une relation improbable. Durant les Jeux Olympiques, ils vivent chacun des expériences transformatrices marquantes et rentrent finalement chez eux avec une nouvelle vision de la vie. Chaque court métrage sera agrémenté de la lecture d'un poème en voix-off, poème écrit et mis en scène par Alexi, avec pour thème des valeurs et vertus olympiques précises. Les athlètes présents aux Jeux seront également invités à participer, sur place, au tournage de courtes scènes ! Cette découverte poétique des valeurs olympiques sera rapidement disponible, après la clôture des Jeux, sur les diverses plateformes du CIO et d'Alexi.  

Durant les Jeux de PyeongChang, Alexi et Jeremy produiront également 10 courtes séquences vidéo, d'une durée de 60 à 90 secondes chacune. Elles présenteront, en temps réel, non seulement les aventures d'Alexi en tant qu'artiste olympienne en résidence pendant la période des Jeux, mais également en tant qu'athlète à l'entraînement. Ces courtes séquences pourront être visionnées tous les deux jours sur les plateformes du CIO et d'Alexi. Elles laisseront entrevoir ce qu'il se passe dans la tête d'une athlète olympique, en plongeant sans retenue dans le processus créatif et athlétique vécu par Alexi à PyeongChang.  

"Avec ce projet, nous allons ouvrir de nouvelles perspectives en permettant à toutes et à tous de ressentir, comme jamais auparavant, les valeurs olympiques grâce à une vision artistique, saisie au travers de l'objectif d'une caméra", explique Alexi.  

Suivez les aventures quotidiennes d'Alexi sur le site olympic.org, sur les plateformes des réseaux sociaux du CIO (@olympics) et sur les comptes Instagram et YouTube d'Alexi @alexipappas.

De la peinture au village olympique de Gangneung avec Roald Bradstock, Lanny Barnes et Jean Blaise Evequoz

Cette initiative artistique est organisée par des olympiens, pour des olympiens et créé et montré dans le village olympique de Gangneung pendant les Jeux olympiques d'hiver de 2018.

Des athlètes olympiques, munis de peinture et de pinceaux, produiront collectivement 15 peintures, au rythme d'une toile par jour. Chacune de ces toiles représentera l'un des 15 sports olympiques d'hiver. Lorsque les 15 peintures seront terminées et disposées en trois rangées de cinq tableaux, elles formeront alors une œuvre reflétant les valeurs olympiques, qui sont au cœur même de cette initiative. En parallèle, les olympiens auront également la possibilité de travailler sur une grande peinture, rassemblant tous les sports au programme durant toute la durée des Jeux. Pour la première fois dans l'histoire des Jeux, des centaines d'olympiens se réuniront pour créer une œuvre d'art olympique !

Trois olympiens, qui sont également des artistes, prépareront et superviseront cette initiative artistique : Roald Bradstock (athlète britannique ayant participé deux fois aux épreuves olympiques du lancer de javelot), Lanny Barnes (athlète américaine ayant participé trois fois aux épreuves olympiques de biathlon et artiste professionnelle) et Jean Blaise Evequoz (artiste suisse ayant participé aux épreuves d'escrime lors des Jeux Olympiques de 1976).

Roald Bradstock est un athlète britannique, lanceur de javelot, qui a représenté son pays lors de deux éditions des Jeux Olympiques (GBR - 1984 et 1988). Il a également remporté un prix international de peinture en tant qu'artiste olympique (USA - 2000). Il est d'ailleurs connu pour avoir transformé la piste d'élan du lancer de javelot en véritable podium de défilé de mode, du fait des tenues sportives colorées avec javelots assortis, qu'il peint lui-même à la main. Il détient également des dizaines de records mondiaux, officiels et officieux, obtenus en lançant des javelots, des balles de golf (155,44 m), des iPod (140,81m) et même un disque vinyl (112,10 m), pour n'en citer que quelques-uns…

Lanny Barnes est non seulement une biathlète américaine, qui a participé trois fois aux Jeux Olympiques, mais également une artiste professionnelle. Elle a pris part aux épreuves de biathlon des Jeux Olympiques d'hiver de 2006, 2010 et 2014. Elle a, par ailleurs, une sœur jumelle, Tracy, aux côtés de laquelle elle a participé aux Jeux de Turin, en Italie, en 2006. Les deux sœurs ont également marqué l'histoire des Jeux Olympiques, lorsque Tracy a très généreusement laissé à Lanny sa place au sein de l'équipe olympique sélectionnée pour se rendre aux Jeux Olympiques de Sotchi, en 2014. Tracy a pris cette décision en faveur de Lanny qui, étant tombée malade durant la période des courses de qualification, avait perdu toutes ses chances de participer aux Jeux. Suite à ce geste, Tracy s'est vu décerner le Prix du fair-play créé par l'UNESCO, ainsi que le Prix de l'inspiration attribué par le Comité olympique des États-Unis, pour son comportement désintéressé et pour avoir fait preuve d'un véritable esprit olympique.

Jean Blaise Evequoz, né à Sion (SUI), est un escrimeur et peintre suisse, qui a remporté une médaille de bronze d'escrime lors des Jeux Olympiques de Montréal, en 1976. Artiste professionnel, il expose désormais dans le monde entier. Aux côtés d'Al Oerter, il est l'un des fondateurs de l'Association pour l'art des olympiens (Art of Olympians Association, AOTO), laquelle réunit d'anciens athlètes olympiques qui se sont lancés dans des carrières artistiques. 

Pour Roald Bradstock, instigateur de cette initiative : "Ce projet olympique collaboratif aura pour sujet et célébrera l'athlète olympique, donnant aux olympiens l'occasion de révéler leur côté créatif, de discuter des valeurs et des idéaux olympiques, et de travailler ensemble pour montrer leur attachement à l'unité, à la communauté et à l'amitié. Ce projet a pour but de marier les deux langues universelles que sont le sport et l'art. Il s'agit d'un projet concernant les olympiens, créé par des olympiens et pour les olympiens".  

Inviter des artistes aux Jeux Olympiques

La Recommandation 26 de l'Agenda olympique 2020, la feuille de route stratégique pour l'avenir du Mouvement olympique, vise à "Renforcer davantage l'alliance du sport et de la culture aux Jeux Olympiques ainsi qu'entre leurs différentes éditions".

Inviter des artistes pendant les Jeux figure parmi les premières mesures de cette recommandation. Cette initiative s'inscrit en complémentarité avec le programme culturel du comité d'organisation des Jeux Olympiques (COJO) et des autres acteurs culturels impliqués. Pendant les Jeux Olympiques de Rio 2016, trois artistes étaient invités :  JR, le photographe français, Gerald Andal, l'artiste du numérique, et Tilman Spengler, l'écrivain.

À PyeongChang 2018, pour la première fois, des olympiens qui sont aussi artistes relèveront un autre défi :  révéler les valeurs olympiques à travers le prisme de l'art et l'échange avec des athlètes au village olympique.

Ces initiatives artistiques font écho au premier principe fondamental défini dans la Charte olympique : "L'Olympisme est une philosophie de vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l'esprit. Alliant le sport à la culture et à l'éducation, l'Olympisme se veut créateur d'un style de vie fondé sur la joie dans l'effort, la valeur éducative du bon exemple, la responsabilité sociale et le respect des principes éthiques fondamentaux universels".

Alexi Pappas

Alexi Pappas est une athlète américaine d'origine grecque, ainsi qu'une auteure primée et une réalisatrice de films.

Alexi a participé aux Jeux Olympiques de Rio, au cours desquels elle a établi un nouveau record national pour la Grèce, lors de l'épreuve des 10km, avec un temps de 31:36. Elle s'entraîne actuellement pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Grâce à son attitude positive et confiante, Alexi est désormais devenue très populaire dans le monde entier, en particulier auprès des jeunes femmes de sa génération. Le New York Times l'a sélectionnée pour figurer au nombre de ses "huit olympiens engagés sur les réseaux sociaux", aux côtés de Simone Biles, Usain Bolt et Ning Zetao. Des articles lui ont été consacrés dans les pages du New York Times, du New York Magazine et de Rolling Stone, de même que des émissions sur les ondes du principal réseau de radiodiffusion des États-Unis (NPR).

Alexi est également apparue en couverture du numéro spécial du 50e anniversaire de la revue Runner's World. Par ailleurs, elle est considérée comme le visage du renouveau du monde de la course à pied. Le magazine Hollywood Reporter l'a décrite comme "un mélange d'Audrey Hepburn et de Joan Cusack, auquel il est difficile de résister". Sur le plan cinématographique, Alexi a travaillé en qualité de coscénariste et coréalisatrice du long métrage Tracktown, dans lequel elle a également joué le rôle principal. Ce film a été produit avec le soutien de l'Institut Sundance et la première a eu lieu au Festival du film de Los Angeles, de 2016. Elle a plus récemment participé à la réalisation de Speed Goggles, série de cinq courts métrages, en collaboration avec Kodak et produite par le New York Times. Les cinq épisodes composant cette série ont pour sujet la préparation d'athlètes d'élite en vue des Jeux Olympiques de Rio. À l'heure actuelle, elle travaille à la rédaction d'un livre d'essais, avec le soutien d'Inkwell Management, l'une des agences littéraires les plus connues au monde.

Jeremy Teicher

Jeremy est un jeune scénariste, réalisateur et producteur de films, considéré comme l'un des "25 nouveaux visages du film indépendant" par le magazine Filmmaker.

Il a coécrit et coréalisé, avec Alexi Pappas, la comédie sportive et formatrice, intitulée Tracktown, cela avec le soutien de l'Institut Sundance et de la San Francisco Film Society. La première de ce long métrage a eu lieu lors du Festival du film de Los Angeles, de 2016. Le premier long métrage réalisé par Jeremy, intitulé Tall as the Baobab Tree et récompensé par un prix, a été tourné dans une zone rurale du Sénégal, à des kilomètres des routes goudronnées les plus proches et avec une équipe d'acteurs composée de villageois locaux. 

Ce film a été salué par le Festival international du film sur les droits de l'homme de New York (NYC Human Rights Watch Film Festival) et a été présenté dans plus de 50 festivals cinématographiques, avant d'être distribué en 2014 par le programme Sundance Artist Services, programme de soutien aux films indépendants. Possédant un style très personnel de réalisation, qui associe les techniques du documentaire à celles de la narration, Jeremy a déjà été comparé, par le New York Times, à des réalisateurs légendaires tels que Satyajit Ray, ou encore à Peter Weir et Jean-Pierre Jeunet.  Bien qu'il ne soit pas un athlète olympique, son travail artistique s'est largement inspiré des valeurs olympiques, comme le montre son long métrage intitulé Tracktown.

« Je veux que la réalisation de ce projet embrasse les valeurs olympiques de respect, d'amitié et d'excellence. »

Roald Bradstock est un athlète britannique, lanceur de javelot, qui a représenté deux fois son pays dans le cadre des Jeux Olympiques (GBR - 1984 et 1988). Il a également remporté un prix international de peinture en tant qu'artiste olympique (USA - 2000). Les idées et tenues sportives loufoques, caractérisant l'allure de Bradstock sur le terrain de sport comme dans la vie, lui ont valu beaucoup d'attention au cours de ces dernières années. Il a d'ailleurs transformé la piste d'élan du lancer de javelot en véritable podium de défilé de mode, du fait des tenues colorées, avec javelots assortis, qu'il peint lui-même à la main. Il détient également des dizaines de records mondiaux, officiels et officieux, obtenus en lançant des javelots, des balles de golf (155,44 m), des iPod (140,81 m) et même un disque vinyl (112,10 m), pour n'en citer que quelques-uns. Les vidéos de ses "performances artistiques", à l'entraînement comme en compétition, ont déjà été visionnées des millions de fois sur YouTube ("roald62"). Le style artistique unique de Bradstock, ses capacités et les techniques novatrices qu'il utilise dans ses dessins, ses peintures et ses collages lui valent désormais une reconnaissance internationale. En l'an 2000, il a remporté le concours de peinture sportive, organisé par le Comité olympique des États-Unis (USOC), et s'est vu attribuer en 2003 le prestigieux Prix international de l'artiste sportif de l'année, décerné par l'United States Sports Academy (USSA), ainsi que l'American Sports Art Museum and Archives (ASAMA).

En 2005, Bradstock devient le premier artiste officiel de la Fédération nationale d'athlétisme des États-Unis (USA Track & Field, USAT&F). L'année suivante, en 2006, il est l'un des membres fondateurs d'une association internationale d'artistes olympiques, appelée l'Art des olympiens (Art of the Olympians, AOTO), créée sous l'impulsion du champion olympique de lancer du disque et artiste abstrait, Al Oerter. Ce dernier est connu pour avoir remporté quatre médailles d'or, lors de quatre éditions consécutives des Jeux Olympiques. La même année, après avoir soumis diverses idées et propositions au Comité d'organisation des Jeux Olympiques de Londres 2012 (LOCOG) concernant la manière d'utiliser le sport et l'art pour promouvoir les Jeux Olympiques, Bradstock est nommé ambassadeur olympique pour le sport et l'art par le gouvernement britannique, afin d'œuvrer au service du programme en faveur de l'héritage olympique dans le cadre du Fonds pour le sport et la jeunesse (Youth Sport Trust, YST). Bradstock possède un baccalauréat en dessin, peinture et sculpture, ainsi qu'un diplôme en arts plastiques (dessin, peinture et gravure) de l'Université méthodiste du Sud (SMU), de Dallas, au Texas. Depuis 1996, Bradstock travaille en tant qu'artiste professionnel à plein temps. À partir de l'an 2000, il a décidé de concentrer son travail artistique exclusivement sur le sport, en tant que source d'inspiration pour ses idées, ses créations et ses concepts. 

Nick Kroll est un acteur américain qui joue le rôle du bénévole dans le film d'auteur d'Alexi Pappas et de Jeremy Teicher
"J'aime vivre des expériences uniques dans la vie. Et l'une des plus grandes expériences dans le monde est celle d'assister aux Jeux Olympiques. Et ce projet, ces deux personnes (Alexi et Jeremy), et cette situation si particulière est exactement le genre de projet que m'attire immédiatement."

Nick Kroll est un acteur, écrivain et producteur. Récemment, il a co-créé et interprété de nombreux rôles pour la série animée BIG MOUTH, qui a été qualifiée par le Hollywood Reporter de "douce, progressive et à couper le souffle". La deuxième saison débutera à l'automne 2018. Il a récemment tourné pour des productions de la MGM dans OPERATION FINALE face à Oscar Isaac et Ben Kingsley et pour la production Lionsgate dans UNCLE DREW face à la star de la NBA Kyrie Irving. 

En janvier 2017, il a fait ses débuts à Broadway avec l'émission à succès  « Oh, Hello on Broadway » créée sur Netflix en début d'année. Parmi ses récents films, l'on compte le film acclamé par la critique LOVING de Jeff Nichols, SAUSAGE PARTY de Seth Rogen et SING (Tous en scène) d'Illumination. Nick a eu sa propre série de sketchs comiques à la TV, le « KROLL SHOW », et a joué le rôle de Ruxin dans la série à succès THE LEAGUE sur FX.

Né à Sion, en Suisse, Jean-Blaise – également appelé JBE – est un escrimeur et peintre suisse, qui a remporté la médaille de bronze d’escrime lors des Jeux Olympiques de Montréal, en 1976. 

Après avoir terminé ses études de droit, il décide de se lancer dans la peinture et obtient sa licence en beaux-arts à Florence. C’est aux côtés d’Al Oerter qu’il devient plus tard l’un des membres fondateurs du mouvement de l’Art des olympiens, lequel rassemble d’anciens athlètes olympiques devenus artistes. "Je n’ai jamais oublié la devise latine, Mens sana in corpore sano (Un esprit sain, dans un corps sain), qui est la mienne depuis mes premiers entraînements"

Jean-Blaise n’a en effet jamais cessé de pratiquer l’escrime et accompagne maintenant de jeunes escrimeurs talentueux, lors de compétitions internationales. Il n’hésite jamais à tirer quelques estocades avec eux pour les stimuler. "Le sport m’a appris que le talent sans le travail n’est qu’une sale manie. Je vis pour la peinture et, pour moi, c’est une aventure formidable, qui se poursuit avec les Jeux Olympiques et me permet de partager ma passion avec la même énergie que les olympiens". Son art est désormais reconnu au niveau international et il expose ses œuvres dans le monde entier.


Lanny Barnes est une biathlète américaine, qui a participé trois fois aux Jeux Olympiques, et mène une carrière d’artiste professionnelle. Sa participation aux Jeux Olympiques remonte aux éditions de 2006, 2010 et 2014. 

Elle a une sœur jumelle, Tracy, qui a participé avec elle aux Jeux de Turin, en Italie, en 2006. Lanny a pris part aux Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver, au Canada, en 2010, Jeux durant lesquels Tracy était remplaçante. C’est à cette occasion que Lanny a réalisé le meilleur résultat enregistré par l’équipe féminine américaine en 16 ans. Par ailleurs, les deux sœurs sont entrées dans l’histoire des Jeux et sont apparues comme un exemple aux yeux du monde entier lorsqu’en 2014 Tracy a généreusement laissé sa place à Lanny, au sein de l’équipe américaine envoyée aux Jeux Olympiques de Sotchi, en Russie. À l’époque, Lanny – tombée malade durant les épreuves de qualification – n’avait pas été retenue pour représenter les États-Unis. Pour son geste désintéressé et pour avoir fait preuve d’un véritable esprit olympique, Tracy s’est ensuite vu décerner le Prix international du fair-play par l’UNESCO et le Prix de l’inspiration attribué par le Comité olympique des États-Unis. 

Sur le plan artistique, c’est à un très jeune âge que Lanny a commencé à dessiner et à peindre. Malgré une formation artistique très succincte, elle mène une carrière d’artiste professionnelle depuis l’an 2000. Spécialisée dans l’art animalier, elle réalise des dessins présentant la faune sauvage, en particulier au fusain. Elle a toutefois également réalisé des œuvres allant de la nature morte, aux portraits, en passant par le sport et les paysages, cela en utilisant toutes sortes de techniques artistiques différentes. L’art a toujours été la grande passion de Lanny, qui a su cultiver et développer son talent artistique tout en s’entraînant pour les Jeux Olympiques. Elle envisage de poursuivre sa carrière dans l’art et espère ouvrir un jour sa propre galerie.

Entretien avec Alexi Pappas et Jeremy Teicher

« Participer aux Jeux Olympiques a été l'expérience la plus merveilleuse et passionnante de ma vie, et je me sens très privilégiée de pouvoir exprimer l'essence même de cette expérience au travers de mon art. »

Court métrage de style film d'auteur, réalisé par Jeremy Teicher, avec dans le rôle principal Alexi Pappas et (acteur de second rôle). Scénario d'Alexi Pappas et Jeremy Teicher

Avec votre rythme très soutenu d'athlète d'élite, quand et comment avez-vous commencé à vous intéresser à la poésie et à la réalisation de films ?

AP : J'ai toujours eu du plaisir à pratiquer des activités tant artistiques que sportives, car je trouve que leurs objectifs se complètent. J'ai commencé à écrire et jouer des rôles lorsque j'étais plus jeune, et me suis intéressée à la poésie quand j'étudiais à l'Université de Dartmouth. C'est là que j'ai écrit mon premier recueil de poèmes, dans le cadre de ma thèse de licence. Lorsque j'ai fait la connaissance de Jeremy à Dartmouth, j'ai alors découvert le monde fascinant du cinéma. La réalisation d'un film, qui est une oeuvre collaborative, s'appuie sur le même type de travail d'équipe que je connais et apprécie en tant qu'athlète.

Comment parvenez-vous à équilibrer ces activités au quotidien ?

AP: Pour trouver un bon équilibre entre toutes mes activités, je vis en suivant un programme bien planifié. Mes entraînements passent en premier, c'est-à-dire que je veille à m'entraîner tous les jours, à me reposer une à deux heures dans la journée et à m'alimenter correctement. Entre mes entraînements, je consacre mon temps à mes projets artistiques. Cela m'aide également à garder une attitude positive et à me rappeler que chaque activité doit être ressentie comme un « choix » et non pas comme un « sacrifice ».

Quel est votre plus ancien souvenir des Jeux Olympiques ?

AP : Mon tout premier souvenir des Jeux Olympiques remonte à l'époque où j'avais six ans et que mon père m'a emmenée assister aux Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996. Le meilleur moment a été le jour où j'ai vu un athlète courir le marathon, athlète qui plus tard est devenu mon entraîneur (Mark Coogan)! C'est ce jour-là qu'est né mon propre rêve olympique.

JT : Pour ma part, mon souvenir le plus lointain des Jeux Olympiques remonte au jardin d'enfants, lorsque j'ai découvert les Jeux Olympiques d'hiver et ai commencé à rêver de devenir champion olympique de ski. Mais en grandissant, j'ai toutefois commencé à nourrir un rêve différent, celui de réaliser des films, et je suis maintenant enthousiaste à l'idée de pouvoir réaliser ces deux rêves, en Corée du Sud. 

Comment en êtes-vous arrivé à ce scénario ?

AP : La trame de l'histoire s'inspire de ma propre expérience aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, mais s'appuie aussi en partie sur l'expérience de Jeremy et puise encore quelques idées  dans mes films favoris sur les thèmes du développement de soi et de la poursuite de ses rêves. Participer aux Jeux Olympiques a été l'expérience la plus merveilleuse et passionnante de ma vie, et je me sens très privilégiée de pouvoir exprimer l'essence même de cette expérience au travers de mon art. J'ai pu réaliser un rêve en prenant part au programme toujours plus vaste des artistes olympiques en résidence, programme auquel j'ai pu contribuer de manière personnelle et unique, en tant qu'athlète olympique.

En tant qu'artiste et réalisatrice de films, quelle inspiration puisez-vous dans les Jeux Olympiques ?

AP: Pour moi, les Jeux Olympiques et la réalisation de films sont des expériences étonnamment similaires. Rêver d'être un athlète olympique est très semblable à la réalisation d'un projet de film. Dans un premier temps, vous êtes le seul à croire en votre rêve, mais par la suite le public le découvre et finit par croire aussi en vous.  

Quel est le message que vous souhaitez faire passer avec ce film ?

AP : Le message que j'aimerais faire passer est le fait que nous pouvons tous créer des liens les uns avec les autres, même de la manière la plus inattendue. Et même si seul un nombre limité de personnes peuvent participer un jour aux Jeux Olympiques, les valeurs, les rêves et – dans une certaine mesure – les expériences olympiques, sont à la portée de tous.

Comment entendez-vous présenter les valeurs olympiques dans le cadre de ce projet cinématographique ?

JT : Chaque épisode va nous permettre d'intégrer les différentes valeurs olympiques à la trame narrative d'un récit qui portera sur une expérience – la participation aux Jeux Olympiques – expérience que la plupart des gens ne pourront jamais vivre personnellement. En exploitant la puissance évocatrice d'un film de fiction (Roger Ebert a un jour qualifié les films de "machines à engendrer de l'empathie"), nous pouvons faire vivre au public les sentiments que ressent l'athlète olympique… et donner la possibilité aux spectateurs de comprendre ce que représentent les valeurs olympiques.

En fin de compte, qu'est-ce qui stimule votre créativité ?

JT : Pour nous, le grand bonheur et le privilège que procure la réalisation cinématographique résident dans la capacité à dévoiler des univers très particuliers que la plupart des gens n'ont jamais pu découvrir, dont ils ont peut-être entendu parler, mais auxquels ils n'ont en tous les cas jamais pu accéder.  

Merci !

« Je crois dans le potentiel, pas dans les prédictions. » « Je veux être à la fois aussi courageuse que la première fois et aussi sage que la dernière. »

Liens pour suivre en temps réel les aventures d'Alexi en tant qu'artiste olympique :

Entretien avec Roald Bradstock

« Art au village »

En tant qu'ancien athlète, quand et comment avez-vous commencé à peindre ? 

Depuis l'âge de trois ou quatre ans, j'ai toujours dessiné, peint, fait de la sculpture et de la photographie !  En avril 2017, j'ai fêté mes 55 ans et ai participé à trois compétitions qui m'ont permis de battre six fois le record des British Masters, deux fois le record des European Masters, ainsi que  le record des World Masters (dans la catégorie d'âge M55-59), pour faire suite à mon record des World Masters M50-54. Je participe d'ailleurs toujours à des compétitions. Je n'ai encore jamais arrêté !  

Comment vous décririez-vous ? Un Olympien avant tout ? Un artiste ?

Je suis à la fois un olympien et un artiste. L'un ne passe pas avant l'autre. Je ne peux pas séparer les deux. Je suis à moitié l'un et à moitié l'autre. J'ai vécu l'essentiel de ma vie en passant de l'une à l'autre de ces deux activités. Depuis que je pratique et associe le sport et l'art, je suis devenu un artiste et un athlète à parts égales.  Ma carrière artistique a principalement pour objet le sport et les Jeux Olympiques, et en faisant appel à ma créativité et à mon imagination dans ma carrière sportive, j'ai réussi à glaner des records mondiaux, officiels et officieux, tout au long du chemin. C'est en mariant ces deux facettes de ma personnalité – l'athlète  et l'artiste – que je jouis pleinement de la vie.

Quel est votre plus ancien souvenir des Jeux Olympiques ?

En 1968, lorsque j'avais 6 ans, j'ai suivi les Jeux Olympiques de Mexico, en noir et blanc, sur l'écran du petit téléviseur de 12" que mes parents avaient installé dans notre cuisine, à Broxbourne, dans le Hertfordshire, en Angleterre. J'écoutais mon voisin, le remarquable et regretté Ron Pickering, commenter ses premiers Jeux Olympiques pour la BBC. C'était l'époque où j'ai regardé, avec admiration, Dick Fosbury remporter la médaille du saut en hauteur grâce à sa technique nouvelle et novatrice (le rouleau dorsal Fosbury), qui a révolutionné cette épreuve. Je me souviens également d'avoir vu Bob Beamon (graphiste - AOTO) battre le record du monde du saut en longueur et remporter la médaille d'or olympique. Je me rappelle aussi avoir vu Al Oerter (artiste abstrait et fondateur de la fondation "Art of the Olympians - AOTO) remporter sa quatrième médaille d'or olympique consécutive, dans l'épreuve du lancer du disque.  Le fait d'avoir admiré les performances de ces athlètes incroyablement créatifs et artistiques a été pour moi une formidable source d'inspiration et j'ai alors su que je voulais devenir un olympien. Je ne savais pas à l'époque que mon parcours olympique me permettrait de les rencontrer.

Votre expérience des Jeux Olympiques vous a-t-elle aidé à mettre ce projet sur pied ?

En tant qu'athlète olympique, j'ai appris à rester bien focalisé, à me fixer des objectifs et à tout faire pour les atteindre. En tant qu'athlète et artiste, vous travaillez en collaboration avec d'autres et communiquez avec ces personnes pour parvenir à un résultat concluant. L'athlète que je suis a toujours dû travailler pour accroître sa force, sa vitesse, sa souplesse, améliorer ses résultats et surmonter les passages difficiles du fait de blessures ou de maladies. L'artiste que je suis doit créer, résoudre des énigmes, se lancer des défis à lui-même comme aux autres. Mon objectif est de conserver une mentalité de sportif, qui se fixe des objectifs, puis s'entraîne pour les atteindre.  Je veux que la réalisation de ce projet embrasse les valeurs olympiques de respect, d'amitié et d'excellence. Mon projet artistique prône l'inclusion, non pas l'exclusion !   

Comment avez-vous l'intention de procéder avec les athlètes ?

Je veux voir les athlètes s'enthousiasmer pour ce projet et comprendre que c'est d'eux et de l'expérience olympique dont il s'agit. Je souhaite leur faire comprendre qu'il s'agit d'une occasion pour eux de participer à une grande première historique, par laquelle un grand nombre d'olympiens pourront créer une peinture. Il s'agit d'un moyen, d'une plateforme qui leur permettra d'exprimer leur côté créatif. Lorsque les athlètes peindront, je souhaite savoir qui a été la source d'inspiration à l'origine de leur rêve olympique. Je veux recueillir les témoignages des athlètes et apprendre comment l'excellence, l'amitié et le respect les ont aidés tout au long de leurs parcours olympiques respectifs.

De quelle manière les Jeux Olympiques inspirent-ils l'artiste que vous êtes ?

Mon inspiration vient des athlètes, de leurs récits, de leurs résultats et des positions incroyables qu'ils adoptent pour gagner une fraction de seconde lors des compétitions. Je vois et je ressens l'énergie et le mouvement des athlètes autant que des spectateurs, cela aussi bien durant les compétitions qu'hors du terrain de sport. 

Que cherchez-vous à exprimer dans cette/ces peinture/s ?

Je veux célébrer l'athlète olympique et saisir le sentiment que procure le fait d'être un olympien. Que l'on parle de peinture, de musique ou de cinéma, à mes yeux, la grandeur de l'art réside dans le fait que l'on parvient à saisir et à transmettre un sentiment, une émotion. Souvent, il est impossible de comprendre à quoi cela tient, vous le ressentez, tout simplement. En fait, les peintures formeront le second volet de ce projet. Elles constitueront le produit final. La première partie du projet s'appuiera sur les compétitions qui se dérouleront durant 15 jours et seront photographiées et présentées, tant sous l'angle des artistes que des athlètes.

Quel est le message que vous souhaitez faire passer grâce à ce projet ?

Ces peintures réunissent les deux langues universelles que sont le sport et l'art. Bien que le projet prévoie une présentation des participants à ce projet, aucun artiste, aucun athlète, aucune personne en particulier ne signera ces peintures. Cette démarche traduit l'amitié et le respect qui règne entre nous et a pour but de montrer que, dans le cadre de ce projet, tous les olympiens sont égaux.  

Comment entendez-vous présenter les valeurs olympiques dans le cadre de ce projet ?

Etant donné que chaque participant se sert de pinceaux, nous voulons savoir qui l'a inspiré. Nous voulons savoir comment les athlètes embrassent les valeurs olympiques au quotidien, sur le terrain de sport comme dans la vie en général. Si un athlète pense qu'un exploit sportif précis ou une personne en particulier représente une valeur olympique, nous intégrerons à la peinture les couleurs du drapeau de son pays ou les couleurs de sa tenue nationale, portée lors des compétitions.

En fin de compte, qu'est-ce qui stimule votre créativité ?

Tout ce qui a trait aux Jeux Olympiques m'inspire. Les athlètes, leurs résultats sportifs et leurs récits. Devenir un athlète olympique m'a permis d'atteindre le but de ma vie, devenir un artiste olympique m'a permis de réaliser le rêve de ma vie.    

 

Entretien avec Nick Kroll

Est-ce votre première expérience aux Jeux Olympiques ?

C'est la première fois que je vais aux Jeux Olympiques, mais j'ai toujours aimé les Jeux Olympiques. Je me souviens avoir regardé Debbie Thomas en compétition pour décrocher l'or au patinage artistique féminin en 1988 et depuis je suis devenu accro !

Qu'est-ce qui vous inspire dans les Jeux Olympiques ?

Il y a très peu d'événements culturels et / ou sportifs qui captent autant l'imagination du monde entier comme les Jeux Olympiques. J'admire tous ces athlètes qui participent aux Jeux Olympiques et passent toute leur vie à s'entraîner et à se préparer juste pour ce moment.

Qu'est-ce qui vous a fait accepter ce rôle ?

J'ai adoré le film Tracktown d'Alexi et Jeremy. C'était magnifiquement fait, inspirant et si réel à la fois. Quand je les ai rencontrés, je me suis dit que ces deux personnes étaient si intelligentes, pleines de ressources et passionnées par ce qu'ils font et leur façon de le faire. C'est exactement ce genre de personnes avec lesquelles j'aime collaborer et m'investir sur tout un projet.

 




Je crois dans le potentiel, pas dans les prédictions. Alexi Pappas
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