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BAIUL Oksana
BAIUL Oksana

Oksana BAIUL

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Reine à 16 ans

Championne du monde à 15 ans, médaillée d’or un an plus tard lors de la compétition féminine de patinage artistique des Jeux de Lillehammer 1994, Oksana Baiul a dû surmonter de nombreuses épreuves avant de parvenir au sommet.

Surmonter les épreuves...

Oksana Baiul nait et grandit à Dniepropetrovsk, une ville de l’Ukraine intégrée à l’époque à l’Union Soviétique. Son père quitte sa famille alors qu’elle est âgée de deux ans. Elle a douze mois de plus lorsque son grand-père lui achète une paire de patins et à 7 ans, elle remporte sa première compétition. « à partir de là, j’ai décidé de continuer le patinage artistique » explique-t-elle. Mais les épreuves personnelles vont se succéder. Ses deux grands parents décèdent quand elle a 10 ans, puis elle perd sa mère en 1991. A 13 ans, elle n’a plus de famille tandis que son entraîneur Stanislav Korytek part s’installer au Canada. La jeune Oksana est alors recueillie par la renommée Galina Zmievskaya qui mène Viktor Petrenko au titre olympique en 1992. Elle s’installe chez elle à Odessa et progresse de façon fulgurante à ses côtés, alliant à une grâce naturelle sur la glace des qualités techniques qui vont la mener au sommet.

Championne du monde à 15 ans

En 1993 à Prague, avant de tenter sa chance dans les championnats du monde, Oksana Baiul est victime d’un accident en percutant les barrières de la patinoire lors d’un entraînement. Elle souffre du cou et du dos, se fait secrètement soigner et s’aligne dans la compétition planétaire non seulement diminuée physiquement mais de surcroît munie de patins dont les lames sont tordues et qu’elle n’a pas eu le temps de remplacer. Ce qui ne l’empêche pas de délivrer un programme libre magique et de devenir à 15 ans la plus jeune championne du monde de patinage artistique féminin depuis Sonja Henie en 1927 !

Le couronnement à Lillehammer

Lors des Jeux Olympiques de Lillehammer, Oksana Baiul évolue hors de l’attention médiatique focalisée sur les Américaines Nancy Kerrigan et Tonya Harding et sur la retentissante affaire qui les oppose. A l’issue du programme court devant le public du « Drakkar » de Hamar, l’Ukrainenne prend la 2e place derrière Kerrigan. A la vielle du programme libre, elle percute la patineuse allemande Tanja Szewczenko lors d’un entraînement, se blesse au tibia gauche et doit se faire poser trois points de suture. Le 25 février 1994, lorsqu’elle ponctue son « libre » de cinq triples sauts parfaitement exécutés, illuminant la patinoire olympique de toute sa grâce au son du Lac des Cygnes de Piotr Ilitch Tchaïkovski, ce contre-temps physique est comme effacé. Ses notes artistiques sont particulièrement élevées, 7 juges sur 9 la placent première. Oskana Baiul est championne olympique à 16 ans devant Nancy Kerrigan et la Chinoise Chen Lu. Son secret ? « Je ne ressens pas la pression. J’adore la compétition, j’adore patiner et voir la réaction du public... ».

Toujours sur les patins...

Après une carrière amateur internationale de seulement deux années, Oksana Baiul part s’installer aux Etats-Unis et devient professionnelle. Elle participe à de nombreux spectacles et tournées sur la glace durant les deux décennies suivant son triomphe olympique et développe parallèlement sa propre ligne d’habits et d’accessoires de patinage. « Le patinage artistique est quelque chose que j’adore et que je continuerai à pratiquer toute ma vie » dit-elle. Oksana Baiul reste à ce jour la seule médaillée d’or ukrainienne (hommes et femmes confondus) dans les Jeux Olympiques d’hiver.

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