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DJOKOVIC Novak
DJOKOVIC Novak

Novak DJOKOVIC

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La quête olympique contrariée du Djoker

N°1 mondial pour la 4e fois en 2015, Novak Djokovic se fixait comme principal objectif de remporter le titre olympique à Rio en 2016, année où il a réalisé en juin le premier Grand Chelem en tennis masculin depuis Rod Laver en 1969. Mais au Brésil, il a chuté dès le premier tour face à l’Argentin Juan Martin Del Potro. Le Djoker a su se montrer particulièrement digne dans la défaite.

Un talent précoce

Novak Djokovic grandit à Kopaonik, une station de sports d’hiver située au pied des monts du même nom au sud-ouest de la Serbie. Toute sa famille excelle en ski ! Mais à la fin des années 1980, trois courts de tennis sont construits juste en face du restaurant tenu par ses parents Srdjan et Dijana. Jelena Gencic, la coach qui a mené Monica Seles et Goran Ivanisevic au sommet du tennis mondial, y tient un camp d’été en 1993, et repère un petit garçon de six ans qui reste là toute la journée à observer les joueurs. Gencic invite le jeune Novak à s’essayer au tennis, et très vite décèle l’immense talent qu’elle s’appliquera à polir. « Tout ce que je sais faire ou presque, je le dois à Jelena », a dit le n°1 mondial. A 12 ans, il quitte sa famille pour rejoindre l’Académie de tennis de Nikola Pilic à Munich en Allemagne. Il devient professionnel à 16 ans, en 2003 et atteint l’année suivante les demi-finales de l’Open d’Australie.

Une année 2011 stratosphérique surpassée en 2015

Si Novak Djokovic gagne son premier titre du Grand Chelem à Melbourne le 27 janvier 2008, s’il remporte une médaille de bronze olympique la même année à Beijing, s’il devient un héros national en emmenant la Serbie à la victoire face à la France en finale de la Coupe Davis 2010 à Belgrade, tout va changer pour lui en 2011. Une intolérance au gluten le séparait encore de la constance au plus haut niveau mondial. Il suit dès lors un régime adapté (dont il tirera le livre « Service Gagnant » en 2014) et passe une année aussi stratosphérique qu’inédite pour un joueur de tennis : dix tournois remportés, dont trois Majeurs (Melbourne, Wimbledon, US Open) et cinq « Masters 1000 » lui permettent de dépasser Rafael Nadal et Roger Federer et de prendre la tête du classement mondial de l’ATP qu’il occupera encore en 2012 et à partir de 2014. Le Djoker fait encore mieux en 2015 : il dispute toutes les finales du Grand Chelem et en gagne trois, remporte 82 victoires pour 6 défaites et dispute 15 finales consécutives. Une des plus grandes saisons de l’ère Open commencée en 1968, avec un record de points au sommet de l’ATP. Ces années sont celles du « Big Four » (Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic, Andy Murray) qui se partagent les grands titres, avec un net avantage au Serbe à partir de 2011.

2016 commence par un Grand Chelem

Vainqueur de son 6e Open d’Australie en janvier 2016, puis de son tout premier Roland Garros début juin, les deux fois en dominant Andy Murray en finale, Novak Djokovic se retrouve simultanément détenteur des quatre titres Majeurs : il signe un Grand Chelem à cheval sur deux saisons. Cet exploit n’avait plus été réalisé chez les hommes depuis Rod Laver en 1969 ! Il compte à ce stade 12 victoires en Grand Chelem, 5 au Masters et 30 dans la catégorie ATP « Masters 1'000 », un record. Mais 2016 se poursuit plus difficilement pour le Djoker.  Il est tout d’abord éliminé au 3e tour de Wimbledon avant de se rendre aux Jeux de Rio.

Rio 2016 : une grosse déception

Battu par l’Espagnol Rafael Nadal en demi-finale des Jeux de Beijing 2008 avant de prendre le meilleur sur l’Américain James Blake dans le match pour la 3e place pour remporter sa seule médaille olympique. Puis, quatre ans plus tard à Londres où il était le porte-drapeau de la Serbie, éliminé au même stade par Andy Murray et dominé dans la « petite finale » par l’Argentin Juan Martin Del Potro, Novak Djokovic fondait de grands espoirs dans sa participation aux Jeux de Rio 2016. Il disait : « C’est un de mes plus grands rêves ». Mais le 7 août 2016 sur le court en dur du Parc Olympique de Barra de Tijuca, il a la malchance de tomber dès le premier tour sur un revenant : Juan Martin Del Potro, écarté des terrains depuis deux saisons pour soigner une blessure au poignet. Ce dernier l’emporte 7-6, 7-6. « C'est un bon ami », souligne Djokovic. « Je suis très triste de perdre si tôt mais en même temps, je suis content pour lui. Il a tellement lutté pour revenir ». Del Potro ira jusqu’en finale face à Andy Murray et il prendra la médaille d’argent.

Rendez-vous à Tokyo en 2020 ?

Doté d’une capacité de déplacement et d’une vista exceptionnelles, aussi performant en attaque qu’en défense, bon serveur, très dur à déborder, capable de placer la balle où il veut et dans n’importe quelle position, joueur complet, Novak Djokovic est aussi un humoriste patenté. Ses imitations de Maria Sharapova, Rafael Nadal ou Roger Federer ont fait hurler de rire les foules dans les gradins des grands tournois. Il a déjà assuré sa place dans la légende du tennis mondial, bien que le titre olympique manque encore à son palmarès. Il devra jouer les Jeux de Tokyo en 2020 pour retenter sa chance en simple. Il aura 33 ans. Sera-t-il encore à son meilleur niveau ?

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