skip to content
KASAI Noriaki
KASAI Noriaki

Noriaki KASAI

  • 0
  • 2
  • 1

La longévité

A Sotchi 2014, 20 ans après son premier podium olympique et pour sa 7e participation aux jeux d’hiver, le fantastique sauteur japonais a gagné deux nouvelles médailles. Il a depuis continué à briller sur tous les tremplins du monde, nullement décidé à mettre fin à sa carrière sportive tant qu’il n’aura pas atteint son objectif : l’or olympique !

Naitre en année olympique

NoriakI Kasai voit le jour à Shimokawa dans le Hokkaido, l’année où l’ile du nord de l’archipel nippon est l’hôte des XIe Jeux Olympiques d’hiver à Sapporo, distante de quelques dizaines de kilomètres de la maison familiale. Un signe ? Shimokawa possède son tremplin de saut à skis. Le jeune Noriaki commence par l’athlétisme, dispute des compétitions sur 10.000m puis à 9 ans, il s’essaye sur le tremplin local. La passion pour la discipline ne le lâchera plus.

Record de longévité et d’excellence

De ses premiers championnats du monde (à Lahti en Finlande en février 1989) suivis par son premier concours en Coupe du Monde FIS (à Thunder Bay au Canada en décembre de la même année)  à la fin de la saison 2016-2017, Noriaki Kasai dispute treize championnats du monde, 526 épreuves de Coupe du Monde, sept Jeux Olympiques, remporte 17 victoires individuelles et monte sur 63 podiums. Il est champion du monde de vol à skis sur le K180 d’ Harrachow le 23 mars 1992. L’autre sommet de sa carrière avant les Jeux de Sotchi 2014 étant le concours par équipes K120 disputé devant des dizaines de milliers de fans sur le tremplin olympique de Lillehammer le 22 février 1994 où avec Jinya Nishikata, Takanobu Okabe et Masahiko Harada, il prend la médaille d’argent derrière la formation allemande, au terme d’une série de rotations exceptionnelles qui ont tenu le public en haleine jusqu’au bout.

Changement de technique

Jusqu’en 1994, Noriaki Kasai pratique une technique de saut extrême, volant skis en V en se penchant au point que ses planches passent derrière ses oreilles et que le milieu le surnomme « Dumbo ». Mais le règlement évolue à travers le placement des fixations qui doivent être avancées vers le milieu du ski de telle sorte que 57% de la planche doivent constituer sa partie avant. Le sauteur japonais met plusieurs saisons à changer sa technique et à redevenir compétitif.

La consécration à Sotchi

Noriaki Kasai arrive à Sotchi auréolé de sa victoire en coupe du monde sur le tremplin HS200 de Tauplitz-Bad Mitterndofr (Autriche) le 11 janvier 2014 pour devenir à 41 ans et 7 mois le plus vieux vainqueur d’une épreuve de saut de la FIS. le 15 février à Sotchi, pour son septième concours olympique sur grand tremplin, il livre un combat phénoménal face à Kamil Stoch avec deux énormes bonds à 139m puis 133.5m pour finir médaillé d’argent à seulement 1,3 point du vainqueur polonais, égalant un record de 20 ans entre ses deux médailles d’argent. Et ce n’est pas tout puisque le jeune premier japonais prend le bronze par équipes avec  Daiki Ito, Reruhi Shimizu et Taku Takeuchi derrière l’Autriche et l’Allemagne. Il réussit en Russie ses meilleurs Jeux !

500, le chiffre magique !

Bien qu’il soit passé tout près à Sotchi, Noriaki Kasai n’a toujours pas atteint son but «  remporter ce que je désire par dessus tout, la médaille d’or ». Il répond présent dans toutes les saisons qui mènent aux Jeux de PyeongChang 2018. Il signe sa 17e victoire sur le tremplin HS142 de Ruka le 29 novembre 2014, il remporte le bronze avec Sara Takanashi (19 ans), Yuki Ito et Taku Takeuchi dans l’épreuve mixte par équipes des Mondiaux FIS de Falun 2015. Lors de la saison 2015-2016, Noriaki Kasaï aligne encore 7 podiums en Coupe du monde et atteint le 12 mars le chiffre magique de 500 concours de saut. « Je participe à la Coupe du monde depuis que j’ai 16 ans, cela fait maintenant 27 ans. Quand je suis devenu quadragénaire, mon intention était déjà de continuer jusqu’à 50 ans. 500 est un beau chiffre mais mon préféré est le 6, je veux atteindre la marque de 600, celle-ci, aujourd’hui, n’est qu’un cap intermédiaire ». dit-il alors.

« Gagner l’or à PyeongChang 2018 ».
L’éternel sauteur Japonais est encore très brillant en 2016-2017, et en fin de saison, lors de la nouvelle tournée norvégienne Raw Air, le 19 mars 2017, il réussit deux fantastiques sauts à 239,5m et 241,5m en vol à ski sur la rampe de lancement HS225 de Vikersund pour prendre la 2e place derrière le double champion olympique en titre Kamil Stoch. Lors de la dernière épreuve de la saison, le 26 mars à Planica (Slovénie), il se classe encore 3e pour signer son 63e podium, à 44 ans ! « Mon but reste de gagner la médaille d’or à PyeongChang, et je veux réaliser ça devant ma famille. Je pensais continuer jusqu’à mes 50 ans, mais ma ville de Sapporo envisage sa candidature pour les Jeux d’hiver 2026. J’en aurai 54, mais c’est une énorme chance que je ne veux pas laisser passer. ». Noriaki Kasai ne manque pas non plus de marteler : « Gagner l’or à PyeongChang est mon prochain objectif. Je n’ai pas encore gagné de médaille d’or olympique ».

Plus


Galerie


Résultats

  • Jeux
    Résultat
    Sport
    Epreuves
  • 277.4
    Ski
    Grand tremplin individuel hommes
    1024.9
    Ski
    Par équipes hommes
  • 956.9
    Ski
    Par équipes hommes

back to top En