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Niklas EDIN

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La quête de l'or olympique

Dans un sport largement dominé côté masculin par le Canada, le Suédois Niklas Edin s’est affirmé au fil des années comme un des meilleurs joueurs de curling de la planète. Trois fois champion du monde en 2013, 2015 et 2018, il avait conquis la médaille de bronze lors des Jeux de Sotchi en 2014. À PyeongChang 2018, il a fait mieux avec la médaille d’argent obtenue avec ses fidèles équipiers mais une erreur en finale lors du huitième end lui a coûté le titre au profit des États-Unis emmenés par John Shuster.

La passion du curling;

« J’ai commencé le curling en 1999, juste après avoir vu l’équipe féminine menée par Elisabet Gustafson remporter le bronze pour la Suède aux Jeux de Nagano. J’ai essayé et cela m’a immédiatement accroché », a raconté Niklas Edin « Avant cela, j’ai pratiqué plein de sports, peut-être 10 en même temps, pour 14 à 15 séances d’entraînement par semaine, avec les compétitions le week-end. Je n’étais donc pas très bon à l’école, mais le sport m’a amené jusqu’ici ! Quatre ans et demi après mes débuts, j’étais sacré champion d’Europe juniors 2004 ». Pourquoi le curling ? « J’aime l’aspect mental et physique de ma discipline. Pour bien jouer, il faut être stratégique et en bonne forme physique. Il faut interagir avec ses coéquipiers et bien connaître ses adversaires. J’adore la variété de ce jeu ». Dès ses années junior, Niklas Edin s’affirme comme un des meilleurs skips suédois… et bientôt mondiaux.

Au pied du podium à Vancouver 2010;

La carrière au plus haut niveau de Niklas Edin et de son « rink » commence avec un titre aux Universiades d’hiver à Harbin (Chine), et se poursuit par une victoire à ses premiers Championnats d’Europe en 2009 à Aberdeen en Écosse, 6-5 en finale face à la Suisse. Il s’installe ainsi parmi les prétendants au podium des Jeux de Vancouver 2010. Sur la glace du centre olympique et paralympique de la ville portuaire de Colombie-Britannique, l’équipe de Suède composée de Edin, Sebastian Kraupp, Fredrik Lindberg et Viktor Kjäll est éliminée 6-5 en demi-finale par le Canada de Kevin Martin qui remporte ensuite la médaille d’or. L’équipe Scandinave perd le match pour le bronze face à la Suisse 7-5 et se classe 4e.

Champion du monde 2013;

Niklas Edin continue son parcours d’excellence : médaillé de bronze aux Championnats du monde en 2011 à Regina (Canada) et en 2012 à Bâle (Suisse), premier skip non canadien à atteindre la finale d’un tournoi du grand chelem de curling lors du « Players Championships » 2011, champion d’Europe 2012 à domicile, à Karlstad. Et le 7 avril 2013 à Victoria, Niklas Edin écrit l’histoire avec ses coéquipiers Sebastian Kraupp, Fredrik Lindberg et Viktor Kjäll.; Il apporte le titre mondial de curling à la Suède, mettant fin à une série de trois victoires consécutives canadiennes dans la compétition en bouclant sur le score de 8-6 une finale qu’il a entièrement dominée face à l’équipe locale emmenée par Brad Jacobs.

Objectif atteint;

Edin et sa formation réussissent par ailleurs l’exploit unique d’enlever le titre planétaire après avoir été sacrés champions d’Europe quatre mois plus tôt à Karlstad en battant la Norvège 8-5. « Nous avons participé aux derniers Jeux Olympiques, et notre but principal était de nous qualifier pour les suivants et peut-être d’y gagner une médaille », explique Niklas Edin le jour de la victoire mondiale à Victoria. « À Vancouver, après avoir fini quatrièmes, nous nous étions fixé comme objectif de gagner les Championnats d’Europe et du monde. Trois ans plus tard, nous l’avons fait, et c’est un sentiment fantastique. C’était notre plan dès le départ. Nous avons parfois eu du mal cette saison, mais avoir réussi à tout mettre en place pour ces Mondiaux, c’est incroyable ».

Visualiser la victoire…;

« Je déteste perdre. Des fois, quand cela arrive, je peux devenir très grincheux, car je n’accepte pas les erreurs et je veux toujours aller de l’avant. Mais je pense que c’est la bonne attitude », dit-il, précisant ses intentions : « Ce que je veux accomplir, comme je crois l’ensemble des curleurs, c’est gagner la médaille d’or aux Jeux. Ça ne me dérangerait pas non plus d’en remporter plusieurs mais rien qu’une, ce serait déjà le summum ! ». Dans cette optique, il aime à s’imaginer en train de gagner le tournoi olympique. « Nous savons que nous pouvons gagner et nous croyons en nous. Si vous voulez la médaille, vous avez besoin de vous représenter la victoire ».

Sur le podium des Jeux 90 ans après…

Aux Jeux; de Sotchi 2014, Niklas Edin apporte à la Suède sa première médaille olympique chez les hommes depuis l’argent enlevé par Johan Petter Åhlén et ses partenaires à Chamonix en 1924! Stoppé 6-5 en demi-finale par la Grande-Bretagne, le rink scandinave prend le meilleur sur la Chine dans le match pour la médaille de bronze. La décision se fait en « prolongations », (11e manche supplémentaire) 6-4.; Niklas Edin parvient à contrôler ses nerfs pour donner deux points à son équipe au bout du suspense, après que le score est allé jusqu’à 4-4 dans le temps de jeu réglementaire. Edin se montre soulagé : « C’est génial. Finir à nouveau 4e nous aurait complètement détruits ! »

L’ère de la domination;

Après ses deuxièmes Jeux d’hiver, une nouvelle équipe se constitue autour du skip de Karlstad, avec Christoffer Sundgren (lead), Kristian Lindström (n°2) et Oskar Eriksson (N°3). Ensemble, ils sont sacrés champions d’Europe en novembre 2014 à Champéry (Suisse) au terme d’un parcours royal de 11 victoires et 0 défaite qui s’achève sur une victoire face à la Norvège 5-4. Cinq mois plus tard, Edin remporte avec cette équipe son 2e titre planétaire aux Mondiaux WCF 2015 de Halifax malgré un départ moyen (trois défaites dans le round robin), avant d’accéder aux demi-finales pour défaire le Canada 6-3 et enchaîner sur la victoire finale 9-5 devant la Norvège. La Suède conserve ensuite son titre européen en 2016 à Glasgow (Écosse) puis en 2017 à Saint-Gall (Suisse).

Argent amer à PyeongChang 2018

Enfin, en 2016-2017 et en 2017-2018 avec un nouveau membre (Rasmus Wrana remplace Kristian Lindstroem), Edin domine le circuit mondial avec des victoires en grand chelem sur les glaces canadiennes.; Aux Jeux de PyeongChang en 2018, Niklas Edin aborde bien évidemment la compétition en position de favori. Très vite, il prend la tête de la phase de poule en surclassant ses adversaires. Il gagne ses six premières rencontres et assure sa qualification pour les demi-finales. Malgré deux défaites face à la Suisse et la Norvège, Edin et ses hommes terminent premiers de la première phase. Leur large victoire en demi-finale face à la Suisse (9-3) renforce leur statut d’immenses favoris face aux surprenants Américains de John Shuster, très souvent au bord de l’élimination. En finale, Edin contrôle les débats jusqu’au huitième end. Alors que les Américains ont placé beaucoup de pierres dans la maison, le skip suédois doit absolument réussir un coup de défense afin de limiter la casse. Il rate son coup pour deux ou trois centimètres. Shuster réussit un exceptionnel coup de 5 (5 points d’un coup) et tout s’effondre ! Il est trop tard pour inverser la tendance et la médaille d’or revient aux États-Unis (10-7).

Après le bronze et l’argent, il y a fort à parier que l’or olympique hantera souvent les rêves de Niklas Edin jusqu’à Beijing en 2022. En attendant, deux mois plus tard, le 8 avril 2018 à Las Vegas, il remporte son troisième titre mondial en battant le Canada 7-3 en finale.;

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