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Allsport
Date
18 févr. 1992
Tags
Albertville 1992 , Patinage de vitesse , Allemagne , Actu CIO

Zinke, roi de l’anneau et d’un 1 000 m palpitant

Les Jeux d’Albertville 1992 ont permis d’assister à la course de patinage de vitesse la plus serrée de l’histoire olympique. Dans le 1 000 m masculin, les six premiers n’ont en effet été séparés que par deux dixièmes de seconde.

Pour pimenter le tout, aucun des deux premiers de la course n’était censé au départ pouvoir atteindre le podium. L’Allemand Olaf Zinke, ancien footballeur dans sa jeunesse, s’est vu dirigé d’office par les instances sportives d’Allemagne de l’Est vers le patinage de vitesse. Mécanicien auto dans le civil, Zinke passe beaucoup de temps à s’entraîner sur la glace. À Albertville, il a terminé très loin dans le 500 m, à la 25e place : autant dire qu’il passe difficilement pour un médaillé d’or potentiel. Quant au Sud-Coréen Kim Yoon-man, il n’a rien non plus d’un vainqueur. L’étudiant coréen est venu aux Jeux avec pour ambition de terminer dans les dix premiers et comme Zinke, il passe plutôt inaperçu.

À l’inverse, Nikolai Gulyaev, le tenant du titre, et Igor Zhelezovsky, médaillé de bronze à Calgary, tous deux qualifiés pour la finale, attirent davantage l’attention. Quatre ans plus tôt, tous deux défendaient les couleurs de l’URSS et ils représentent désormais l’Équipe unifiée.

Finalement, Gulayev va s’avérer le plus lent des huit finalistes, alors que Zhelezovsky aura la malchance de terminer sixième, à seulement deux dixièmes du vainqueur. Aussi incroyable que ce soit, le final est serré à l’extrême puisque les six premiers se jettent tous sur la ligne d’arrivée en même temps. Il semble toutefois que les deux outsiders, Zinke et Kim, ont quelque peu terminé devant leurs quatre autres compagnons. Impossible pourtant de les départager à l’œil nu et même avec l’aide de la photo d’arrivée, il sera extrêmement difficile de déterminer qui a gagné. Finalement, la victoire est attribuée à Zinke par la plus courte des marges possible, un centième de seconde, au détriment de son rival coréen.

Ce sera le sommet de la carrière de l’Allemand. Deux ans plus tard, Zinke ne sera même pas sélectionné pour défendre son titre du 1 000 m, alors qu’il ne pourra faire mieux que 13e dans le 1 500 m.
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