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Date
17 août 2008
Tags
Beijing 2008

Zagunis mène la nette victoire de l'équipe américaine au sabre

Mariel Zagunis

Aucun escrimeur américain n’avait gagné de médaille d’or olympique depuis 100 ans quand débutèrent les Jeux à Athènes en 2004. Mariel Zagunis se lança dans une mission toute personnelle pour modifier cet état de fait. Comme on a du sang bleu, Mariel Zagunis avait du sang olympique dans les veines. Ses parents  avaient tous les deux concouru en aviron à Montréal en 1976. Et en Grèce, par une surprenante victoire, elle devait finalement replacer les États-Unis au sommet.

Cette étudiante en anthropologie ne s’était pourtant pas qualifiée pour les Jeux et ne fut admise qu’après la décision du Nigeria de ne pas y envoyer ses escrimeuses. Après le tirage au sort, elle fit son chemin pour finalement remporter l’or.

Quatre ans plus tard, Mariel Zagunis, à la tête d’une équipe championne du monde, était devenue la grande favorite, et avec elle le contingent américain, pour conserver le titre olympique.
Certes elle revint de loin après son affrontement avec la Canadienne Sandra Sessile au deuxième tour, mais elle passa la vitesse supérieure et se retrouva en finale après s’être imposée à Bao Yingying, l’espoir de la Chine, et à sa coéquipière Rebecca Ward.

En finale, elle rencontra une autre coéquipière, Sade Robertson cette fois, mieux classée qu’elle et qui, selon plusieurs experts, demeurait la favorite pour l’or. Mais Mariel Zagunis ne l’entendait pas de cette oreille et son style impérieux à l’attaque en fit la favorite de l’assistance dans le Centre des congrès de Beijing.

Après avoir marqué l’ultime point de sa victoire 15-9, sous l’œil attentif de George H. W. Bush, alors président des États-Unis, Mariel Zagunis laissa échapper un râle de soulagement, releva son masque et brandit ses bras au ciel. Puis elle se précipita dans la foule, s’empara du drapeau national et s’inclina vers les quatre coins de la salle, avant de s’agenouiller pour embrasser le sol. C’était la première médaille d’or américaine des Jeux à Beijing.

Rebecca Ward décrocha le bronze en battant la Russe Sofia Velikaya, ce qui assura aux Américaines le grand chelem des médailles.

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