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Yang Yang (A) permet à la Chine de s’éveiller

Dans les années qui ont précédé, la Chine a fait beaucoup d’efforts pour améliorer sa place dans le monde des sports d’hiver et c’est à Salt Lake City 2002 qu’ils vont payer. Le plus grand mérite en revient aux performances de la patineuse de piste courte Yang Yang, ou pour être plus précis Yang Yang (A) . On l’appelle ainsi pour la différencier d’une de ses compatriotes et camarades patineuses qui porte le même nom et qui a été, elle, rebaptisée Yang Yang (S). À l’origine, elles avaient été dotées des initiales L et S pour Grande et Petite (Large et Small en anglais), mais ce surnom ne plaisait pas à Yang Yang (L) et il a été changé en Yang Yang (A), A comme août, son mois de naissance.


À l’heure de Salt Lake City, Yang Yang (A) est déjà une compétitrice aguerrie, puisqu’elle a contribué à la médaille d’argent du relais chinois à Nagano et qu’elle a régulièrement progressé depuis. Jusque-là, elle a toutefois réalisé ses plus belles performances en dehors de la sphère olympique puisqu’elle a gagné six titres consécutifs de championne du monde, pour un total stupéfiant de 34 titres mondiaux.

À bien des égards, elle n’a plus rien à prouver. Pourtant, vu au prisme des supporters chinois, sa participation aux Jeux de Salt Lake City s’accompagne d’une pression énorme, puisque le pays court toujours après sa première médaille d’or olympique d’hiver. Yang Yang (A) sait donc pertinemment à son arrivée en terre américaine qu’elle va être le principal pôle d’attention et d’attente.

Elle participe à sa première finale dans le 1 500 m, mais l’or lui échappe. En fait, elle ne monte même pas sur le podium, occupé par les patineuses de la République de Corée sur les deux plus hautes marches et par la Bulgare Evgeniya Radanova.

Trois jours plus tard dans le 500 m, Yang Yang (A) est censée contester la victoire à la Bulgare. Les deux patineuses atteignent facilement la finale où elles retrouvent une autre Chinoise, Wang Chunlu, et la Canadienne Isabelle Charest. Mais dès le départ, Yang se montre dominatrice et remporte une médaille d’or convaincante devant Evgeniya Radanova et Wang Chunlu. Serrant fort le drapeau chinois, elle fond en larmes lors du tour d’honneur qu’elle effectue pour fêter la première médaille d’or de son pays aux Jeux d’hiver.

Quelques jours plus tard, elle gagne une autre médaille d’or dans le 1 000 m, avec une prestation tout aussi dominatrice, alors que Yang Yang (S) l’accompagne, sur la plus petite marche du podium. Cette victoire est d’autant plus frappante que c’est la première fois qu’un patineur sur piste courte remporte deux médailles d’or individuelles lors des mêmes Jeux.

Yang Yang (A) reviendra sous les projecteurs olympiques avant les Jeux d’hiver de Vancouver 2010, en tant que porteuse désignée de la flamme. Cette même année, elle sera élue membre du Comité International Olympique.



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