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Date
24 juil. 1976
Tags
Montréal 1976

Wilkie fait boire la tasse aux nageurs américains - Natation

La puissante équipe américaine de natation est arrivée confiante à Montréal, avec l'ambition de réaliser le grand chelem chez les hommes. L’optimisme américain peut se comprendre. Avec des nageurs de la trempe de John Naber, Bruce Furniss et John Hencken dans leurs rangs, les États-Unis peuvent s’enorgueillir de posséder l’une des plus fortes armadas jamais constituée.


Le Britannique David Wilkie voit les choses autrement, et il est déterminé à devenir le premier Britannique à s’imposer dans le bassin olympique depuis 1908.

Wilkie est né et a grandi au Sri Lanka, mais ses ambitions en natation ne prennent vraiment naissance qu’en Écosse, le berceau de sa famille, où il est envoyé au collège à 11 ans.

Il fait ses débuts internationaux à 15 ans à peine. Un an plus tard, il bat le record national du 200m brasse, son épreuve de prédilection.

L’année suivante, lors des Jeux du Commonwealth de 1970 qui se déroulent devant son public à Édimbourg, l'adolescent obtient une médaille de bronze. Cela préfigure la superbe performance qu'il va réaliser en 1972 aux Jeux Olympiques de Munich, où il termine juste derrière Hencken.

Une nouvelle année passe et Wilkie est couronné champion du monde à Belgrade où il prend sa revanche sur Hencken, en battant le record du monde en finale. Après avoir décroché une bourse pour aller nager à l’Université de Miami, ses performances vont grimper d’un cran.

Lorsque Montréal 1976 se profile, la rivalité entre Wilkie et Hencken a pris une dimension épique. L’Américain assène le premier coup en remportant la finale du 100m brasse aux dépens du Britannique, en établissant de surcroit un nouveau record du monde.

Deux jours plus tard, les deux hommes sont à nouveau les têtes d'affiche de la réunion olympique, pour le 200m brasse cette fois.

Wilkie, le seul des huit finalistes à porter un bonnet blanc, est au coude à coude avec Hencken tout au long des premiers 100m. Mais arrivé à mi-course, l’Écossais enclenche la surmultipliée.

Il se détache progressivement sur la dernière longueur pour l’emporter finalement avec près de 2,50m d’avance, en signant un record du monde de 2’15’’11.

Cette performance va rester debout huit ans et fera entrer Wilkie dans la légende comme le seul nageur masculin capable d’avoir battu en brèche l’hégémonie américaine dans le bassin.

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