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Date
30 juil. 1980
Tags
Moscou 1980

Wells, l'Ecossais volant, devient l'homme le plus rapide du monde

L’absence des Américains aux Jeux Olympiques de Moscou ne provoqua qu’un léger fléchissement de la tension et du suspense. La situation changea radicalement lors de la discipline reine de l’athlétisme, le 100 m hommes.


Stanley Floyd et Harvey Glance (entre autres) ayant été forcés de rester chez eux, aux États-Unis, le rôle de favori fut tenu dès les premiers tours par le Cubain Silvio Leonard, l’Italien Pietro Mennea et le Polonais Marian Woronin.

Le fait que l’Écossais Wells était de la partie tenait du petit miracle.

Le puissant Écossais avait en effet dû affronter un tir nourri de propagande partiellement lancé par le gouvernement britannique lui-même dans une tentative de le persuader de rejoindre le boycott.

En fait, Wells expliqua qu’une image faisant penser à un enfant mort l’avait convaincu de faire le déplacement en Union Soviétique.

C’est dans une forme excellente qu’il arriva à Moscou : il avait remporté le 200 m des Jeux du Commonwealth deux ans plus tôt et il était champion britannique du 100m et du 200m.

Alors que Mennea semblait flotter au-dessus de la piste, Wells courait tout en puissance. Fort comme un taureau, les muscles saillants, Wells possédait une puissance brute et une volonté de fer qui se révéleraient formidables.

Après avoir fait tomber le record britannique en quart de finale, il monta en puissance pour accéder en finale, vêtu des habits de favori.

Devant lui, prêt à lui barrer la route, se dressait le fulgurant et multiple champion des Jeux Panaméricains, Leonard.

Les deux protagonistes principaux coururent de manière inhabituelle en rentrant et sortant des lignes de la finale. À 60 m de la ligne d’arrivée, le public assista clairement à un duel.

Wells paraissait s’être échappé lorsqu’il ralentit beaucoup trop tôt en vue de l’arrivée. Leonard sembla le rejoindre dans les dernières foulées. Les deux hommes ayant effectué le même temps, c’est à Wells que revint l’or sur décision prise d’après la photo de l’arrivée.

Il reste à ce jour le dernier athlète blanc à avoir remporté le 100 m aux Jeux Olympiques et le premier Britannique médaillé d’or olympique depuis Harold Abrahams, en 1924 à Paris.

Quelque temps après les Jeux, Wells releva le défi qui lui avait été présenté de se mesurer aux meilleurs athlètes que l’Amérique pouvait aligner. C’est à Coblence qu’il fit la preuve qu’il était l’homme le plus rapide du monde en imposant sa loi à Floyd, à Glance et à un certain Carl Lewis, tout jeune homme à l’époque.

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