skip to content
2015 Getty Images
Date
28 juin 2016
Tags
Actu CIO , Rio 2016 , Athlétisme

Wayde Van Niekerk, la fusée du Cap


Wayde Van Niekerk a impressionné la planète athlétisme quand il est devenu champion du monde du 400m à Beijing en 2015. Il a depuis réalisé une série d’exploits qui font de lui un sérieux prétendant au titre suprême à Rio en août prochain.
« Il va vite ! Je me dois de le dire, il est rapide ! » Cette appréciation est de Usain Bolt en personne, après que le sextuple champion olympique jamaïcain se soit entraîné début juin avec le champion du monde 2015 du 400m sud-africain Wayde Van Niekerk sur la piste bleue qui porte son illustre nom, dans son fief du campus de l’ « University of West Indies » à Kingston, et sous les yeux de son entraîneur Glenn Mills. Quelques jours plus tard, toujours à Kingston, le jeune sud-africain court sur 300m en meeting, et s’impose en 31.03, la 3e performance de l’histoire sur cette distance inhabituelle. 

Wayde Van Niekerk est tout simplement à 23 ans le premier coureur de l’histoire à avoir couru, entre 2015 et 2016, le 100m en moins de 10 secondes (9.98), le 200m en moins de 20 secondes (19.94) et le 400m en moins de 44 secondes (43.48). C’est surtout sa performance majuscule sur le tour de piste lors des championnats du monde IAAF de Beijing qui l’a révélé. 

Le  26 août 2015, devant le public du Nid d’oiseau de la capitale chinoise, il s’impose à l’arrivée de la finale du 400m la plus rapide de l’histoire, avec trois coureurs sous les 44 secondes. Van Niekerk devance les deux derniers champions olympiques en date, l’Américain LaShawn Merritt (43.65) et le grenadin Kirani James  (43.78). Il les domine en 43.48, record d’Afrique, sixième meilleur chrono de tous les temps, quatrième performer de l’histoire derrière les Américains Michael Johnson, Harry Butch Reynolds et Jeremy Wariner. En observateur avisé, le recordman du monde Michael Johnson (43.18 à Séville en 1999) soulignera à quel point le jeune coureur du Cap a su garder toute sa vitesse dans la ligne droite finale pour signer une victoire retentissante.
© Getty Images
On ne connait pas encore ses limites ! 
Né le 15 juillet 1992 au Cap, Wayde Van Niekerk ne se met au sprint qu’à l’âge de 17 ans, en 2009 : « J’ai commencé à la fin de l’année, je pratiquais jusque-là le saut en hauteur. La dernière barre que j’ai franchie était à 2,04m ou 2,05m, mais je me suis qualifié pour les championnats du monde junior sur 200m. Cela veut dire que le sprint a choisi de lui-même. Après ça, je me suis définitivement consacré au 200m et au 400m, » a-t-il raconté, ajoutant : « J’ai toujours été actif depuis l’école. J’ai toujours pratiqué l’athlétisme et le rugby, mon beau-père courait sur longues distances et marathon, mon père faisait du saut en hauteur puis du sprint et du rugby, ma mère était aussi une athlète de saut et de sprint, mais elle est tombée enceinte et a arrêté. Je porte cet héritage. Le sport a toujours été pratiqué dans ma famille ». 

Lors de ces Mondiaux IAAF junior 2010 disputés à Moncton (Canada), Wayde dispute sa première compétition internationale hors de son pays. C’est son tout premier voyage. « Et à ma grande surprise, j’ai atteint la finale. Je ne m’y attendais pas, je n’avais pas encore d’objectifs, et tout ce que j’avais à faire, c’était de courir. J’ai été battu pour la 3e place par le Canadien Aron Brown. Il a fini en 21.00, moi en 21.02 ». Cette première expérience sur la scène planétaire est l’élément fondateur de l’ascension de Wayde Van Niekerk vers le plus haut niveau international. 

Sa progression est par la suite régulière, et il commence à gagner dès 2011 dans les compétitions nationales, continentales et bientôt internationales. Jusqu’à cette extraordinaire série de performances réalisées depuis un an. Et personne, pas même lui, ne connait aujourd’hui  ses limites. A Rio, la fusée du Cap ne devrait s’aligner que sur 400m. Une épreuve qui s’annonce particulièrement relevée, avec notamment la présence du tenant du titre Kirani James, et d’un LaShawn Merritt toujours aussi affuté. Mais sur ce qu’il a montré en août 2015 à Beijing, sur ce qu’il réalise cette saison, on peut s’attendre à le voir surgir en pleine lumière sur la piste du stade olympique de la cité carioca, sur le coup de 22h le dimanche 14 août 2016. 
back to top En