skip to content
Date
17 oct. 1964
Tags
Tokyo 1964 , Aviron , URSS , IVANOV, Vyacheslav
Tokyo 1964

Vyacheslav Ivanov - Aviron

La carrière du rameur russe Vyacheslav Ivanov était déjà très étoffée. S’il ne s’était mis au sport qu’en 1953, à l’âge de 15 ans, deux ans plus tard il remportait les championnats d’URSS puis, l’année suivante, il voyageait à Melbourne pour participer aux Jeux Olympiques. Il remporta l’or à l’âge de 18 ans, exploit qu’il réitéra quatre ans plus tard à Rome.

Il était maintenant face à un défi historique à l’instar de ses rivaux sur le lac; en effet, personne n’avait jamais remporté l’épreuve du skiff à trois reprises consécutives. En fait, à l’époque, seuls trois hommes avaient réussi le triplé d’or en aviron, toutes épreuves confondues. Et il était difficile de croire qu’un skiffeur pourrait remporter trois victoires.

Son plus grand rival des Jeux de 1960 était de nouveau là : fort de sa médaille d’argent de Melbourne, l’Allemand de l’Est Achim Hill débuta la course en étant déterminé à décrocher l’or. Ivanov était célèbre pour ses remontées soudaines en fin de course mais il semblait cette fois qu’il avait déjà trop donné de lui-même. À 500 m de l’arrivée, Hill avait environ 10 secondes d’avance sur Ivanov. Pourtant, il était écrit que la victoire devait être russe.

En 1956 comme en 1960, le Russe avait été à la dérive, et dans les deux cas il avait accéléré davantage que ses concurrents. Hill savait certainement ce qui se passerait mais il ne pouvait rien faire pour l’empêcher.

Une fois de plus, Ivanov entama la dernière ligne droite en pleine lancée à 500 mètres de l’arrivée. Mais cette finale-là fut encore plus impressionnante que les précédentes par la combinaison de puissance et d’endurance qu’elle démontra. Il se rapprocha inexorablement de Hill avant de le dépasser et de passer la ligne d’arrivée avec une avance de presque quatre secondes.

L’effort qu’il avait fourni était si intense qu’il subit brièvement, dit-on, un black-out dans les 100 derniers mètres de la course. Il écrira plus tard qu’au moment où il lui restait environ 50 m à parcourir il se demandait s’il n’était pas en train d’avoir des hallucinations. Fort heureusement, il eut le réflexe de continuer à ramer pour finir la course en tête et remporter la médaille d’or. Il avait écrit une nouvelle page de l’histoire.

back to top En