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Vonetta Flowers décroche un bouquet historique pour ses débuts

Le bobsleigh féminin va faire ses débuts olympiques à Salt Lake City. Cela fait des décennies que les femmes dévalent les pistes de bob, mais le premier championnat du monde n’a fait son apparition que dans les années menant aux Jeux, si bien que prédire qui va briller sur la scène olympique relève un peu de la partie de poker.


Le plateau compte également de nombreuses femmes issues d’autres sports. La concurrente américaine la plus en vue, Jean Racine, a récemment engagé comme freineuse l’heptathlonienne Gea Johnson. Dans les rangs italiens, Gerda Weissensteiner, une ancienne championne de luge, s’est associée avec la pistarde cycliste Antonella Bellutti, médaillée d’or à Atlanta et à Sydney. Quant aux Allemandes, l’une d’entre elles, Suzi Erdmann, a été médaillée olympique de luge en 1992 et 1994, avant de se hisser au sommet du bobsleigh mondial et de se présenter comme la grande favorite à Salt Lake City.

Autre athlète reconvertie comme bobeuse, l’Américaine Vonetta Flowers est une sprinteuse et une spécialiste du saut en longueur qui espérait intégrer l’équipe américaine d’athlétisme. Mais lorsqu’elle a vu une publicité invitant les athlètes à s’essayer au bobsleigh féminin, elle a décidé de tenter sa chance, pour découvrir rapidement qu’elle était douée. Huit semaines à peine avant les Jeux, elle va ainsi unir ses forces à celle de Jill Bakken, pilote du deuxième bob des États-Unis.

La compétition olympique inaugurale de bobsleigh féminin va être intense, les deux manches ayant lieu dans la même journée. Dans la première manche, Jill Bakken et Vonetta Flowers signent d’entrée le meilleur temps et le conservent jusqu’au bout. En 48’’81, elles devancent le bob de l’Allemagne-1 de Suzi Erdmann de 29 centièmes. La seconde manche va cependant être très disputée, puisque les 11 premières équipes se tiennent en moins d’une seconde.

L’équipage de l’Allemagne-1 place la barre haut en démarrant en trombe pour réaliser un temps total de 1’38’’06, mais les Américaines savent qu’elles n’ont juste qu’à rééditer leur performance de la première manche, ou même aller un tout petit peu moins vite, pour s’assurer la médaille d’or. Après une mise en route légèrement plus lente, elles adoptent un rythme régulier qui leur permet de franchir l’arrivée avec un centième d’avance sur les Allemandes leur donnant, en additionnant les deux manches, une marge victorieuse de 30 centièmes.

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