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Date
26 nov. 2007
Tags
Actualités Olympiques

Veni, Vidi… Vreni !


Parce qu'elle est née au sommet des montagnes, Vreni Schneider, 43 ans aujourd'hui, était prédestinée à dévaler leurs pentes enneigées. À l'âge de 3 ans, elle chausse déjà les lattes. Bientôt, elle suit ses frères sur les pistes pour les dépasser. De son petit village d'Elm, niché au cœur des Alpes suisses, elle part à la conquête du cirque blanc. Aux quatre coins du globe, l'impératrice du slalom Vreni Schneider enchaîne les réussites. La rencontre entre les Jeux Olympiques et une telle championne de ski ne pouvait que devenir une success story
 
Des deuxièmes manches qui décoiffent 
Lorsque Vreni prend part à une course, ses concurrentes doivent se méfier : une fantastique remontée dans la seconde manche est la marque de fabrique de la skieuse suisse. Même un retard significatif accumulé dans la première manche ne saurait l'empêcher de s'imposer au final. Mental d'acier et prise de risque sont la clé de cette étonnante qualité. "Lorsque je prends le départ de la deuxième manche, je connais déjà la piste, ce qui me permet de prendre plus de risques".
 
En 1988, aux Jeux Olympiques d'hiver de Calgary, elle en fait précisément la démonstration lors du slalom géant à Nakiska sur les pentes du mont Allan : cinquième à l'issue de la première manche, elle fuse de porte en porte dans la seconde. Lorsque le "Vreni-Express" est lancé, nul ne peut l'arrêter : ses 85 centièmes de retard se transforment en 93 centièmes d'avance, synonymes de victoire. Aux Jeux de Calgary, la reine des cimes est couronnée deux fois, elle remporte le slalom en plus du slalom géant.
 
L'éclipse d'Albertville 
Quatre ans plus tard, la Suissesse est de retour sur la scène olympique à Albertville. Cette édition française des Jeux d'hiver est la dernière à se tenir la même année que les Jeux Olympiques d'été. Vreni Schneider est le porte-drapeau de sa délégation dans l'ambiance magique de la cérémonie d'ouverture orchestrée par l'inventif Philippe Decouflé. Les jours qui suivront sont moins enchanteurs pour la skieuse qui souffre de douleurs dorsales. Diagnostic : hernie discale. Elle prend tout de même part aux compétitions, mais ne se place qu'au septième rang du slalom et ne termine pas le slalom géant.
 
Apothéose norvégienne 
En 1994, dans la féerie des Jeux de Lillehammer, Vreni se sent comme à la maison. Son potentiel retrouvé, elle peut mettre à profit sa grande expérience. Prenant part à toutes les épreuves de ski alpin, hormis le super-G, elle décroche l'argent dans le combiné alpin et le bronze dans le slalom géant. À l'issue de la première manche du slalom, elle est créditée d'un cinquième rang à 68 centièmes de seconde du meilleur temps, mais une fois encore son éclatante deuxième manche met tout le monde d'accord. Sa dernière médaille olympique est d'or.
 
De retour à la maison 
Vreni Schneider met un terme à sa carrière en 1995 sur une 55ème et ultime victoire en coupe du monde à Bormio en Italie. Celle qui a atteint les plus hauts sommets du ski mondial retrouve son petit village où elle vit avec sa famille et enseigne le ski. Avec une monitrice au palmarès aussi impressionnant - cinq médailles olympiques, six médailles en championnats du monde, trois victoires au classement général de la coupe du monde et 11 au classement par discipline -, les Vreni en herbe sont sûres d'être à bonne école !
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