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Actualités Olympiques

Valeurs olympiques avec les olympiens de légende Seb Coe et Ian Millar

L'un est double champion olympique, a présenté avec succès une candidature à l'organisation des Jeux et est actuellement président de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF). L'autre est surnommé « Captain Canada » et a participé à dix éditions des Jeux Olympiques, un record mondial. Sebastian Coe et Ian Millar sont incontestablement parmi les mieux placés pour discuter du rôle de l'Olympisme dans la société moderne. 

Lorsque Sebastian Coe, originaire de Grande-Bretagne, a foulé la piste pour son affrontement décisif dans les épreuves de demi-fond avec son compatriote Steve Ovett à Moscou en 1980, la star de l'équitation Ian Millar avait déjà participé à deux éditions des Jeux Olympiques. Trente-deux ans plus tard, Coe était à la tête des Jeux de Londres 2012 en tant que président du comité d'organisation, alors que Millar fêtait sa 10e participation en tant que concurrent.

Les Jeux Olympiques ont joué un rôle déterminant dans la vie de l'infatigable Canadien, bien au-delà de la médaille d'argent par équipe qu'il a remportée à Beijing en 2008, à l'âge de 61 ans. C'est un sentiment que Coe, double champion du 1 500 m, partage de tout cœur.

Quel est le moment le plus marquant de votre longue et prestigieuse carrière olympique ?

Ian Millar (IM) : Remporter la médaille d'argent aux Jeux de Beijing en 2008. L'événement a eu lieu la nuit et je devais effectuer le dernier parcours du relais. La pression est toujours très intense car, peu importe la performance des trois autres cavaliers, si vous faites une faute dans le dernier parcours, c'est tout ce dont tout le monde se souvient.

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Alors que je me préparais, l'un des autres cavaliers m'a dit : « Tu sais ce qu'il te reste à faire, n'est-ce pas ? » Et j'ai répondu : « Oui, absolument. » Je savais exactement comment me préparer mentalement. Quand je suis entré sur la piste, en selle sur In Style, je suis passé au galop et je savais pertinemment qu'il allait tout donner.

Sebastian Coe (SC) : J'ai vraiment de la chance. J'ai concouru en tant qu'olympien. J'ai écrit à propos des Jeux Olympiques et ai commenté des épreuves. J'ai présenté avec succès une candidature à l'organisation des Jeux. J'ai organisé les Jeux avec succès et je suis actuellement président d'une Fédération Internationale olympique. Que demander de plus !

Qu'est-ce qui vous rend le plus fiers d'être qualifiés d'olympiens ?

IM : C'est le concept d'être choisi comme l'un des meilleurs dans ce que vous faites dans votre pays. J'ai toujours le sentiment qu'on détermine un bon athlète en fonction de sa performance sur le terrain, et qu'un athlète excellent se définit par ses actes en dehors du terrain. Lorsque vous représentez votre pays, les gens s'attachent à vous sur le plan affectif. Ils peuvent ne pas se souvenir d'un résultat ou de vos propos, mais ils se souviendront des émotions que vous leur avez fait ressentir. J'étais si fier de représenter le Canada. J'ai fait de mon mieux pour honorer cela de toutes les façons possibles. Si vous parvenez à faire ça, vous avez fait votre boulot d'olympien.

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SC : Je pense qu'un olympien est un élément minuscule d'un immense mouvement qui a créé certains des moments les plus extraordinaires de toute l'histoire du sport. Et, sans surprise, je dirais que les moments les plus emblématiques sont les épreuves d'athlétisme, donc j'ai tendance à être très fier d'appartenir à cette discipline et les Jeux Olympiques représentent évidemment la scène incontournable.

Si je vous dis « valeurs olympiques », qu'est-ce qui vous vient à l'esprit ?

IM : De nombreux aspects que la société devrait valoriser sont au cœur des Jeux Olympiques. Je crois au dicton selon lequel « les 20 derniers pour cent de ce que vous essayez de faire nécessitent 80 % de votre effort ». Atteindre ces 20 derniers pour cent demande un effort énorme, mais quand on regarde les olympiens, chacun d'entre eux adhère à ce principe. Ils se rendent compte que rejoindre les rangs des concurrents n'est que le début. Les Jeux Olympiques incarnent le meilleur de l'esprit humain.

SC : Si elles sont bien définies et correctement mises en œuvre, les valeurs olympiques sont la quintessence de la condition humaine.

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Avez-vous des objets souvenirs des Jeux qui vous tiennent à cœur et, si oui, où les gardez-vous ?

IM : Dans mon bureau, j'ai des photos de toutes les équipes avec lesquelles j'ai concouru. J'ai concouru avec plus d'une cinquantaine de cavaliers et cela a toujours été une expérience réconfortante de faire partie d'une équipe. Alors j'adore ces photos. La médaille d'argent est un bon souvenir aussi !

SC : Je ne suis pas vraiment du style à garder des objets souvenirs. Ma mère a fait sécher une fleur qui m'a été remise sur le podium en 1984 et elle l'a ensuite encadrée pour moi, et je l'ai accrochée dans ma salle de gym. Pour moi, c'est plus évocateur que n'importe quelle photo ou médaille. C'est un geste attentionné et créatif de la part de quelqu'un qui m'a suivi tout au long de ma carrière et qui m'a énormément soutenu. Mon père était mon entraîneur, mais c'est ma mère qui a eu une influence déterminante sur ma vie.

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Avez-vous apprécié la vie dans le village olympique ?

IM : Partager une chambre avec trois ou quatre autres personnes, c'était comme un retour en colo. En tant que cavaliers de saut d'obstacles, nous participons aux Jeux à un âge « avancé », et la collocation n'est peut-être plus tout à fait notre style de vie. Et les chevaux sont souvent très éloignés du village, donc lors de la plupart des Jeux Olympiques, j'ai séjourné à proximité des écuries.

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