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IOC/Martin Vandory
Date
13 août 2018
Tags
Olympism in Action Forum
Olympism in Action Forum

Unis par un but : Lode Goossens

C’est grâce à son travail de kinésithérapeute et à ses activités d’entraîneur de natation que Lode Goossens a commencé à s’engager avec bonheur dans le Mouvement olympique.

#Unitedby

En prélude au "Forum Olympisme en action" à Buenos Aires (5-6 Octobre 2018), nous avons mis en avant des groupes ou des personnes qui, inspirés par la capacité du sport à contribuer à l'édification d'un monde meilleur, ont tiré parti de leurs initiatives afin de lancer des projets et programmes qui changent le cours des choses.

Écoutez leurs récits.
How we do

Lorsque le Comité National Olympique (CNO) belge a annoncé qu’il recherchait un kiné et un jeune ambassadeur  ayant une solide formation sportive pour accompagner l’équipe aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de 2012 à Innsbruck, Lode Goossens a estimé qu’il avait le profil idéal pour les deux postes. Son CNO a acquiescé.

Depuis qu’il a assuré ces fonctions lors des premiers JOJ d’hiver, Lode, âgé de 33 ans, a rejoint la commission de l’entourage des athlètes du Comité International Olympique et le comité consultatif universitaire pour la plateforme Athlète 365 du CIO. Il devrait également retourner sur la scène des JOJ à l’automne à Buenos Aires, où il participera au Forum "Olympisme en action" en tant que membre de la commission de l’entourage avant de prolonger son séjour sur place comme volontaire.

Entre-temps, Lode, qui est originaire de la ville d’Alost, a aussi pu faire ce qu’il aime le plus : changer les choses. Ancien nageur, il dirige aujourd’hui un projet dans le cadre du programme Young Change-Makers + (YCM +, jeunes artisans du changement), qui aide les enfants de quatre à six ans à améliorer leurs habiletés motrices dans l’eau.

"J’aimerais que davantage de personnes s'investissent au niveau local. Je veux qu’ils deviennent actifs, ce que j’ai essayé de faire pendant longtemps avant d’être associé aux Jeux Olympiques, explique-t-il. Bien que le nombre de jeunes nageurs n’ait pas vraiment diminué ces dernières années, nous avons constaté une perte importante de leurs habiletés motrices générales. Ils ne sont pas tellement dynamiques aujourd’hui et nous souhaitons changer cet état de fait. C’est pourquoi j’ai mis au point un programme de développement des habiletés motrices à leur intention."

Getty Images

"Nous ne leur apprenons pas à nager, mais à se déplacer dans l’eau et hors de l’eau, afin qu’ils puissent acquérir plus rapidement des techniques de natation et de mouvement. Les enfants avec lesquels nous avons travaillé évoluent déjà beaucoup mieux maintenant. On nous a demandé d’étendre le programme à l’échelle nationale et nous avons organisé des ateliers avec d’autres clubs, qui essaient de faire comme nous."

Lorsqu’il n’aide pas les enfants à se familiariser avec l’eau, Lode consacre son énergie à son travail de kinésithérapeute dans une annexe de l’Université de Gand dédiée à la prévention des blessures chez les athlètes. Il aide non seulement les équipes et les fédérations à mettre en place des stratégies de prévention des blessures, mais également, entre autres, à identifier les talents.

C’est en travaillant avec des jeunes de la région que Lode, entraîneur de natation à temps partiel, a pu mettre en pratique sa passion pour les valeurs olympiques : "C’est très gratifiant. Je travaille en règle générale avec des jeunes de 14 à 18 ans, mais c’est vraiment agréable de voir les plus jeunes s’amuser. On avait l’habitude d’apprendre aux enfants à nager, de leur faire ingurgiter tous les trucs techniques, mais avec ce programme, ils peuvent faire ce qu’ils veulent dans l’eau à partir de l’âge de six ans et demi."

"On peut les jeter à l’eau et ils peuvent s’en sortir seuls. Peu importe la façon dont ils le font. C’est un grand changement d’état d’esprit. Au début, les enseignants ont eu du mal, mais aujourd’hui ils peuvent en constater tous les bénéfices. On s’amuse et les enfants aussi. Il n’y a pas de consignes techniques. Nous les mettons au défi de se déplacer d’un endroit à un autre. Je crois vraiment en cette approche et pas seulement pour la natation. Nous le faisons avec les enfants dans des aires de jeux où ils doivent rouler et ramper. On dirait qu’ils ne font que jouer, mais en fait, ils acquièrent vraiment des compétences en termes de mouvement."

Je pense qu’il est important d’essayer de changer les choses et les Jeux Olympiques font une énorme différence dans le monde entier Lode Goossens

Croyant fermement au pouvoir du sport pour changer la vie des jeunes, Lode Goossens s’est engagé avec passion auprès du Mouvement olympique : "Je pense qu’il est important d’essayer de changer les choses et les Jeux Olympiques font une énorme différence dans le monde entier. J’aime beaucoup le fait que le Mouvement olympique ne se consacre pas uniquement aux grands sports et qu’il essaie d’adapter sa stratégie et d’être plus à la pointe du développement durable."

"Grâce aux programmes des YCM, on peut aussi essayer de changer les projets au niveau local, afin d’aider les jeunes à se développer et les former aux valeurs olympiques. D’un point de vue personnel, c’est formidable pour moi de voir le Mouvement olympique s’engager davantage sur ce terrain."

En siégeant au comité consultatif universitaire, Lode a également bénéficié d’une vue de l’intérieur sur une série d’initiatives olympiques : "Je suis allé plusieurs fois à Lausanne, j’ai discuté avec beaucoup de gens passionnants et j’ai vu des projets très intéressants. C’est cool de voir ce que font les autres olympiens et ce qu’ils font tous les jours. J’ai aussi suivi une vingtaine de cours, tous très intéressants, et j’ai recueilli beaucoup d’informations de qualité sur un grand nombre de sujets. Je pense que c’est bénéfique pour moi comme pour le Mouvement olympique."

L’expérience de Lode à Innsbruck 2012 s’est révélée être une source d’inspiration, en partie grâce à un week-end préparatoire de quatre jours pour les jeunes ambassadeurs, où il s’est lié avec une trentaine d’autres jeunes ambassadeurs : "À la fin, nous formions un groupe et nous sommes toujours en contact les uns avec les autres. Ça m’a plu d’être avec tous ces jeunes. Cela vous ouvre à d’autres cultures et à des personnes d’horizons divers, toutes intéressées par le sport."

"On découvre beaucoup de points communs et que toutes ces personnes venant de tant d’endroits différents sont liées par le sport, par leur passion à encourager les autres à être actifs. Cela a vraiment élargi mon réseau. Je connaissais des personnes localement, mais c’est bien de connaître par exemple des Brésiliens qui ont les mêmes idées que moi."

L’importance que Lode accorde à l’Olympisme et à ses idéaux est évidente et il entretient cette flamme depuis son enfance, quand toute la famille se rassemblait autour de la télévision pour regarder les cérémonies d’ouverture et suivre toute l’action sportive : "Nous avions l’habitude de regarder les Jeux Olympiques tous les jours, même quand nous étions très jeunes. Les Jeux Olympiques font partie de ma vie depuis longtemps, depuis Atlanta 1996. Je me souviens toujours des finales de natation, des grands comme Ian Thorpe et Michael Phelps et des Belges qui ont bien réussi. J’ai nagé toute ma vie, donc c’est ce que je regarde."

Malgré la déception de ne pas avoir eu de billets pour Londres 2012, il s’efforce de visiter les stades et les autres installations chaque fois qu’il se rend dans une ancienne ville hôte des Jeux. "C’est génial de constater l’héritage, explique-t-il. Je m’en suis rendu compte à Barcelone et quand je suis allé à Beijing en 2009, j’ai mis un point d’honneur à nager dans le Cube d'eau. Quelle leçon d’humilité que de nager dans ce qui était probablement la même eau que les athlètes. On éprouve du respect pour ceux qui se sont qualifiés pour les Jeux Olympiques et pour les sacrifices qu'ils ont consentis pour en arriver là et concourir."

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