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Actualités du CIO

Une journée exceptionnelle réunit les jeunes réfugiés autour du sport

Le Comité National Olympique de Nouvelle-Zélande a organisé une journée des sports olympiques consacrée aux jeunes réfugiés. L’occasion pour 300 adolescents de s’essayer à neuf disciplines olympiques et de rencontrer des athlètes olympiques néo-zélandais.

L’escouade olympique était menée par Barbara Kendall, véliplanchiste ayant participé à cinq éditions des Jeux. Cette dernière explique : « Le but de cette journée était de démontrer qu’au-delà des compétitions sportives de très haut niveau, le Mouvement olympique vise aussi à rendre le monde meilleur grâce au sport. Les activités sportives et de loisir jouent un rôle positif extrêmement important sur le bien-être et le développement des réfugiés. »

Désormais chef de mission du Comité National Olympique de Nouvelle-Zélande pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires 2018, Barbara était accompagnée des anciennes stars néo-zélandaises du hockey Emily Gaddum (connue sous son nom de jeune fille Emily Naylor) et Pippa Hayward, du judoka Tim Slyfield, du cycliste Myron Simpson, de la triathlète Evelyn Williamson ainsi que de Chantal Brunner, sprinteuse et championne de saut en longueur. Rob Page, responsable de l’éducation pour le Comité National Olympique de Nouvelle-Zélande, raconte au CIO comment il a organisé cette journée.

Le Mouvement olympique vise aussi à rendre le monde meilleur grâce au sport Barbara Kendall Nouvelle-Zélande

« Nous avons convaincu les écoles accueillant des élèves réfugiés qu’une Journée des sports olympiques serait une excellente idée. La Journée mondiale des réfugiés tombant le 20 juin et la Journée olympique, le 23 juin, il y avait une synergie et nous avons donc fixé la date de l’événement au mardi 19 juin. Nous avons contacté des organismes sportifs pour leur présenter notre concept : initier les jeunes réfugiés aux disciplines olympiques pour apprendre et découvrir en bougeant. L’objectif était d’inciter de nouveaux élèves à pratiquer ces sports à l’école mais aussi en club. »

Et d'ajouter : « Nous voulions également repérer des athlètes issus de familles réfugiées que le Comité Olympique de Nouvelle-Zélande pourrait accompagner à travers un programme de parrainage ou une bourse. Nous travaillons avec les agences d’aide aux réfugiés afin de les identifier. »

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Selon Rob Page, l’événement a quasiment rassemblé la totalité des collégiens et lycéens réfugiés d’Auckland. « En général, les jeunes réfugiés n’ont pas les moyens de faire du sport. Nous avons donc fait appel à la Solidarité Olympique qui a en grande partie financé cette journée. Les élèves ont pu s’initier au judo, au badminton, au volleyball, au karaté, au basketball, au golf, au hockey, au football et à l’escrime. Nous avons mis de côté les sports comme le rugby, bien qu’il s’agisse de notre sport national, car nous voulions proposer aux élèves des activités qu’ils n’ont pas forcément l’occasion de pratiquer et qui sont rarement enseignées à l’école. »

Rob Page confie que le principal souci de la journée fut la météo. « Nous avions une très grande salle mais devions pratiquer certaines activités en extérieur, comme le hockey, le football et le golf. Or ici, en Nouvelle-Zélande, nous sommes en plein hiver. Il a plu des cordes jusqu’à 9 heures, puis le ciel s’est soudain éclairci et nous avons pu profiter d’une belle journée ensoleillée. »

« Nous avons assisté à une superbe cérémonie d’ouverture avec un spectacle de musique et de danse réalisé par les élèves réfugiés, qui avaient préparé une chorégraphie magnifique sur le thème de l’Olympisme, avec des drapeaux. C’était fantastique. L’ouverture était présidée par Golriz Ghahraman, la première réfugiée élue au Parlement néo-zélandais. »

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« Des étudiants des filières sports et loisirs des universités voisines ont donné de leur temps pour venir animer les différents groupes et chaque élève a pu s’essayer à la plupart des disciplines proposées. Nous espérons maintenant que de tels événements seront organisés dans d’autres régions. »

Cette journée restera gravée dans l’esprit de son organisateur : « J’ai été particulièrement touché par l’enthousiasme de ces jeunes. Tous étaient mélangés à des élèves d’autres écoles. L’un des objectifs de cette journée était d’encourager les rapports d’amitié. Les jeunes s’étaient très bien renseignés sur les athlètes olympiques présents. Ils étaient aux anges à l’idée de travailler avec eux. Tous les olympiens se sont déclarés ravis de cette journée, ils ont passé un très bon moment. Je me souviendrai longtemps des sourires qui éclairaient le visage de ces ados. »

Younis Ahmat Adballah, jeune réfugié soudanais, a déclaré à propos de l’événement : « J’ai adoré découvrir toutes ces cultures différentes et j’ai rencontré des personnes extraordinaires. J’ai particulièrement pris plaisir à essayer le basketball, le football et le golf. J’espère pouvoir continuer à les pratiquer. »

Karoo Shakari, originaire d’Irak, a pour sa part comme : « C’est une journée incroyable. On rencontre de nouvelles personnes, on se fait de nouveaux amis. J’apprécie vraiment chaque instant. Le basket, l’escrime… je n’avais encore jamais pratiqué ces sports. J’ai aimé toutes les disciplines que j’ai découvertes aujourd’hui. Le sport représente tout pour moi. »

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