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Une histoire de famille : Zana Evans brille devant ses parents, deux olympiens

OIS
La skieuse de fond australienne Zana Evans, dont les parents sont tous deux olympiens et sont venus l'encourager aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Lausanne 2020, nous confie ce que cela fait de suivre leurs traces et évoque l'importance d'avoir un soutien familial aussi fort.


Si les médailles étaient décernées en fonction de l'ascendance olympique, Zana Evans serait certainement sur la plus haute marche du podium.

Son père, Anthony Evans, a concouru pour l'Australie aux Jeux Olympiques d'hiver de 1992, 1994 et 1998 en ski de fond. Pendant toutes ces années sur le circuit international des sports d'hiver, il n'a cessé de se retrouver aux côtés de Carla Zijlstra, une patineuse de vitesse qui a représenté les Pays-Bas aux trois mêmes éditions des Jeux.

"Cela a pris du temps", reconnaît Anthony Evans, mais finalement les deux athlètes se sont mis en couple et se sont mariés. Et plus de 20 ans après leur première apparition sur la scène olympique, ils ont voyagé depuis leur domicile de Jindbayne (Australie) pour aller encourager leur fille de 15 ans, Zana, laquelle était en lice aux 3es Jeux Olympiques de la Jeunesse d'hiver. Mais dans quel sport ?

 "Je n'ai pas fait beaucoup de patinage de vitesse", déclare Zana Evans, en riant. "J'ai grandi dans les montagnes, donc le ski de fond, ou le ski en général, s'est imposé dès le départ."


Née et élevée dans l'esprit olympique

Zana Evans a grandi à une demi-heure de Perisher Valley, l'une des meilleures stations de ski d'Australie, et d'aussi loin qu'elle se souvienne, les vacances familiales se sont le plus souvent déroulées sur des skis. 

"Zana n'a pas vraiment eu le choix, mais je crois que ça ne l'a pas dérangée", indique Carla. "Notre autre fille, qui a 14 ans, aime ce sport elle aussi, mais elle préfère plutôt le ski alpin et elle s'entraînait au Colorado (États-Unis) pendant Lausanne 2020… Donc nous sommes un peu partout ! Mais c'est toujours une façon amusante de passer du temps ensemble."

Zana Evans OIS

Anthony Evans intervient : "C'est un peu triste que nous n'ayons plus vraiment de vacances en famille maintenant – nous sommes soit en Europe, soit en Amérique du Nord ! Mais les conditions en Australie sont vraiment bonnes. Le public pense qu'il n'y a pas de neige ici, mais nous avons de la bonne neige de juillet à septembre. Cela complète bien l'hiver européen aussi, car nous pouvons nous entraîner et nous préparer à domicile d'abord."

Les JOJ de Lausanne 2020 étaient seulement la deuxième compétition de Zana Evans à l'étranger. Elle s'est dit ravie de ses résultats : 37e dans le 5 km individuel, 46e dans le sprint et 41e dans le cross. Cela lui donné envie de suivre les traces de ses parents afin de devenir un jour une olympienne à son tour.

"C'est un grand pas dans la bonne direction et je pense que c'est ce qui compte", confie-t-elle. "L'expérience et les souvenirs positifs des JOJ ont réellement contribué à mon envie d'un jour skier aux Jeux Olympiques d'hiver."


Sa mère abonde dans son sens.

"C'était formidable de pouvoir la suivre", affirme-t-elle. "J'étais un peu nerveuse, mais je suis persuadée que c'est une super expérience. Elle est si jeune donc il n'y avait pas vraiment d'enjeu. Il faut juste profiter, vivre une bonne expérience et ne pas se laisser envahir par le stress."

"C'est également le message que lui ont transmis les athlètes plus âgés une fois de retour en Australie. Ils avaient en effet tourné une jolie petite vidéo pour encourager l'équipe et inciter les jeunes athlètes à profiter du moment, à restés concentrés et à tirer parti de l'événement. Tout était comme une mini-version des Jeux Olympiques d'hiver, mais c'était formidablement bien organisé et Zana n'aurait pu avoir de meilleure préparation [pour les Jeux Olympiques d'hiver]."

 
Liens familiaux

Les parents de Zana n'étaient pas non plus les seuls olympiens à suivre attentivement leur enfant depuis les coulisses de la Vallée de Joux. L'Américain Will Koch a remporté une médaille de bronze dans l'épreuve individuelle masculine devant son père Bill, médaillé olympique et pionnier dans ce sport. Mais qu'est-ce que cela fait de grandir avec des parents qui sont aussi des athlètes d'élite  

"Le sport était toujours présent, et on s'amuse toujours", explique Zana Evans. "Il n'y a pas grand-chose à demander de plus que le plaisir d'être sur les pistes."

"Une bonne partie de ce que j'ai appris me vient de mes parents, et c'est bien de garder cela dans un coin de sa tête pour pouvoir l'utiliser quand vous avez besoin d'un petit plus. C'est formidable de pouvoir compter sur eux pour des conseils et d'avoir leur soutien."

Zana Evans OIS

Peut-être que ce petit plus pourrait un jour la propulser en finale d'une course olympique de ski de fond. Mais pour son père, c'est davantage le voyage que la destination finale qui compte.

"Ce sport nous a donné à Carla et moi tellement de souvenirs et a eu un tel impact positif sur nos vies", confie-t-il. "C'est génial de pouvoir donner cette possibilité à nos enfants. Qu'ils veuillent s'orienter ensuite vers une carrière senior en tant qu'athlète d'élite est secondaire, c'est juste une expérience très positive."

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