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Date
04 juil. 2005
Tags
Actualités Olympiques ,

Une grande prêtresse dans le temple de l’Olympisme


Une grande prêtresse dans le temple de l’Olympisme
Elle est belle comme un ange ou, devrait-on dire, comme une grande prêtresse. Des yeux de velours, une voix douce, un port altier, des gestes empreints de noblesse et de sérénité. Thalia Prokopiou est comédienne, danseuse et grecque, bien évidemment. Depuis 2000, elle est la vestale d’Olympie, celle qui allume la flamme à l’occasion des Jeux Olympiques. Lors de son séjour à Lausanne, elle a tenu à visiter le Musée Olympique.
   
Comment devient-on grande prêtresse ?
Étudiante en philosophie à l’Université d’Athènes, son intérêt se porte très vite vers le théâtre, qui fait partie des branches qu’elle étudie. Elle s’inscrit à l’École nationale d’art dramatique de Grèce et devient comédienne. Là, elle fait la connaissance de Maria Hors, professeur de danse et chorégraphe de talent, spécialiste de la mise en scène des cérémonies d’allumage. Un jour, celle-ci lui propose le "rôle". Thalia accepte sans hésiter.
 
Un rôle unique dans une vie
"C’était bien plus qu’un rôle pour moi, dit-elle, c’était une expérience unique ! On parle de valeurs, de paix, d’idéal dans un monde qui ne va pas très bien. Nous sommes des comédiens unis travaillant bénévolement. Les répétitions sont difficiles parfois, mais nous croyons en ce que nous faisons et tenons à le faire partager". Thalia a été grande prêtresse trois fois, pour les Jeux de Sydney, Salt Lake City et Athènes. Elle reconnaît que l’an dernier, c’était encore plus émouvant que les autres fois.
 
Tout commence à Olympie…
Quelques mois avant le début des Jeux, une cérémonie est organisée sur le lieu d’origine des Jeux Olympiques de l’Antiquité : le site d’Olympie en Grèce. Devant les ruines du temple d’Héra, des actrices jouent le rôle des prêtresses et procèdent à l’allumage de la flamme grâce à un procédé déjà connu des Anciens : l’utilisation du soleil et d’un miroir parabolique. Les rayons du soleil, réfléchis au centre du récipient, dégagent assez de chaleur pour allumer la flamme. La grande prêtresse la transmet ensuite au premier relayeur. La flamme olympique ne peut être allumée que de cette façon.
 
Elle y serait encore….
Le Musée Olympique ? Elle adore… Thalia s’est intéressée à tout, posant de nombreuses questions à l’hôtesse qui l’accompagnait. Selon cette dernière, si le Musée ne fermait pas à 18 h, elle y serait encore ! Mais elle a promis de revenir…

 

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