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Thomas Lovelock/IOC/OIS
Buenos Aires 2018

Une chorégraphie pop moderne a remplacé le haka à Buenos Aires

Les équipes de rugby à 7 hommes des Samoa, et femmes de Nouvelle-Zélande ont laissé tomber la danse guerrière traditionnelle d'avant-match et l'ont remplacée par une chorégraphie pop moderne pour s'échauffer et renforcer l'esprit d'équipe rugbystique.


Cette génération d’équipes de rugby à 7 renverse la table. Dehors le haka, la danse guerrière traditionnelle d'avant-match (paroles hurlées, piétinements et mouvements menaçants cordonnés), place à une danse joyeuse. Avant chaque entraînement et chaque match, l’équipe masculine samoane de "sevens" se réunit et exécute une danse moderne sur le titre Seve, du DJ français Tez Cadey.

"Nous avons commencé à faire comme ça aux Samoa à l'entraînements", a révélé le capitaine Pio Fuiono. “C’est une idée nouvelle pour toute l’équipe de se réunir et d’oublier la pression pour entrer dans l’esprit du jeu.” Le nouvel échauffement contraste radicalement avec le Manu Siva Tau, la danse guerrière traditionnelle des Samoa que les différentes équipes nationales pratiquent généralement avant les matches. Les joueurs des JOJ forment un cercle et s’assemblent côte à côte dans un rituel de danse chorégraphié qui constitue un mélange étrange, mais néanmoins appréciable, entre hip-hop et pom-pom girls. Le clapping en rythme en criant "ahhhhh", et des "sifflements" dans le bon timing en font une danse heureuse et pleine de joie.

 

Cette nouvelle danse fait souvent sourire les observateurs jusqu'aux oreilles. “Les autres équipes nous regardent comme s'il se demandaient “Mais qu'est-ce qu'ils font?"Et des fois, ils nous demandent de la refaire", dit Pio Fuiono. Malheureusement, les Samoans se sont montrées un peu trop tendres samedi, ils ont perdu 50 à 7 contre l’Argentine avant de faire match nul 24-24 face aux USA dans leur poule. Ils espéreraient bien rétablir leur redoutable réputation dimanche.

Les choses ne se sont pas déroulées de la même façon dans le tournoi féminin, où les favorites néo-zélandaises ont pris un excellent départ, inspirées par deux danses parfaitement répétées et elles aussi non-traditionnelles. Les coéquipières forment un cercle, la plupart du temps avec des anneaux intérieur et extérieur, dansant sur les titres pleins d'optimisme Deep and Dream de l'Iranien Amir Farhoodi et Can You Feel It, de l'artiste de Trinité-et-Tobago Aaron Duncan. Cette dernière chanson est une mélodie reggae accrocheuse, les joueuses effectuant dessus ce qui ressemble à un pas glissé.

L'équipe féminine de la Nouvelle-Zélande éxecutent leur nouvelle dance lors de l'échauffement avant le match de pool contre la Tunisie (Thomas Lovelock pour OIS/CIO

Cette danse tranquille est bien loin du haka traditionnel interprété par les All Blacks l’équipe nationale néo-zélandaise championne du monde en titre. Mais cela a inspiré les joueuses kiwi qui ont remporté deux victoires retentissantes lors de la première journée, en écrasant la Tunisie 53-0 et la Colombie 38-5.

"Vous devez avoir votre vie côté rugby et votre vie à l'extérieur du rugby", a expliqué la néo-zélandaise Kalyn Takitimu-Cook. "C’est donc comme une culture où tout le monde rit et ne se prend pas au sérieux. Le haka ressemble plus à un défi lancé à l'autre équipe mais là c'est simplement un moyen de le décomposer, de se décontracter et de danser. »

Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires 2018

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