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Date
30 sept. 2000
Tags
Sydney 2000

Un nouveau javelot idéal pour asseoir la domination de Trine Hattestad

La lanceuse de javelot norvégienne Trine Hattestad a débuté aux Jeux il y a longtemps, en 1984. Et sa carrière olympique a plutôt bien démarré, puisqu’elle s’est classée cinquième, à 2,60 m à peine du podium.


Elle participe à nouveau en 1988, terminant beaucoup plus loin, avant de se classer encore cinquième en 1992, alors que beaucoup la voyaient sur le podium, voire sur la plus haute marche. En 1996, pour sa quatrième tentative, elle remporte enfin une médaille, en bronze, grâce à un dernier lancer énorme.

C’est alors qu’un phénomène peu habituel se produit. Le javelot est reconfiguré et tous les records sont remis à plat à partir de 1998. Quelques athlètes s’adaptent au nouveau javelot, mais d’autres sont beaucoup moins à leur aise. Trine Hattestad aime particulièrement le nouvel engin, et elle réalise de très bons lancers avec une belle régularité. Même si elle a désormais la trentaine bien sonnée, elle lance comme jamais auparavant.

Juste avant les Jeux, en juillet 2000, elle établit un nouveau record du monde de 69,48 m, si bien qu’elle arrive à Sydney en pleine confiance. À 34 ans, elle sait pertinemment qu’il s’agit de sa dernière occasion de décrocher un titre olympique et elle passe assez facilement les qualifications, signant la troisième performance.

En finale, les choses se décantent très rapidement. La Norvégienne se présente pour son premier essai et expédie son javelot à 68,91 m, tout près de son propre record du monde, assommant ainsi le reste du plateau. Elle ne s’en approchera pas jusqu’à la fin du concours, mais cela importe peu, puisque personne d’autre n’y parviendra non plus.

La Grecque Mirela Manjani-Tzelli lance bien à 67,51 m au troisième tour pour prendre la deuxième place, mais Trine Hattestad ne sera jamais en difficulté. Seize ans après ses débuts convaincants dans l’arène olympique, son talent est finalement récompensé par une médaille d’or.

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