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Date
15 févr. 2014
Tags
Sotchi 2014 , Actu CIO

Un membre du CIO donne un point de vue unique sur Sotchi

Il lui aura fallu plus de 30 ans, mais le membre du Comité International Olympique Anita DeFrantz a enfin l’occasion d’apprécier l’esprit olympique en Russie. Son point de vue unique sur les Jeux de 2014 à Sotchi commence par un rêve qu’elle n’a pas pu réaliser. Après avoir décroché une médaille de bronze en aviron pour les États-Unis aux Jeux de 1976 à Montréal, elle se voit obligée de faire l’impasse sur les Jeux de 1980 à Moscou lorsque son pays boycotte ces Jeux pour protester contre l’invasion soviétique de l’Afghanistan.


Anita DeFrantz n’a pas pu se rendre à Moscou en tant qu’athlète, mais elle est une spectatrice très enthousiaste à Sotchi.
 
“L’ambiance est joyeuse”, a-t-elle indiqué. “Les athlètes qui concourent ici sont les meilleurs du moment dans leurs sports, et pouvoir se mesurer ici est pour eux un grand privilège.”

Anita DeFrantz est restée active toute sa vie au sein du Mouvement olympique. En tant que membre du Comité International Olympique depuis 1986, elle défend ardemment l’égalité des sexes dans le sport. Première femme à devenir vice-présidente du CIO, elle siège à présent à la commission exécutive du CIO et est présidente de la commission femme et sport du CIO.

Anita DeFrantz est également présidente de la fondation LA84, un héritage des Jeux de 1984 à Los Angeles. La fondation soutient le sport pour les jeunes ainsi que la formation d’entraîneurs dans toute la Californie du Sud et gère la plus grande bibliothèque de recherche sur le sport d’Amérique du Nord.

Pour Anita DeFrantz, les temps forts des Jeux de Sotchi ont été jusqu’ici la première épreuve de saut à ski féminin aux Jeux Olympiques d’hiver, puis la remise des médailles aux vainqueurs allemande, autrichienne et française.

“C’était merveilleux”, a-t-elle déclaré. “J’étais triste pour l’équipe américaine car elle avait travaillé si dur et si longtemps, et elle n’a pas réussi à ramener de médaille. Mais c’est la compétition.”

Anita DeFrantz, qui a assisté à 17 éditions des Jeux Olympiques d’été et d’hiver, ne peut que faire l’éloge des sites de Sotchi. Pour elle, la situation au bord de la mer Noire a des similitudes avec sa ville, Los Angeles, qui offre également un littoral ensoleillé à proximité de montagnes enneigées.

“On voit plusieurs saisons en même temps”, a-t-elle indiqué. “Il est facile de se rendre en montagne. C’est si beau.”

Bien que chaque édition des Jeux ait son caractère unique, Anita DeFrantz avoue que ce qu’elle préfère aux Jeux, toutes éditions confondues, c’est la possibilité de rencontrer des gens du monde entier. Elle se souvient avoir retrouvé un volontaire des Jeux de 1988 à Calgary des années plus tard, à Vancouver en 2010.

“Tout tourne autour des gens, des liens d’amitié que vous nouez”, a-t-elle ajouté. “Les Russes sont formidables. Ils ont ouvert leur ville, leur pays, au monde. Je ne serai probablement plus là dans 30 ans, mais d’ici là, qui sait, peut-être qu’un de ces volontaires ou membre de leur famille se retrouvera à Los Angeles.”


 

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