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Date
27 juil. 2015
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Actu CIO

Ulrike Meyfarth : «Comme dans un film»

Championne olympique du saut en hauteur à 16 ans en 1972 puis à 28 ans en 1984, Ulrike Meyfarth est la plus jeune et la plus vieille championne olympique de sa discipline. Elle raconte son fantastique parcours dans ce nouvel épisode de notre série « paroles d’olympiens ».


Née le 4 mai 1956 à Francfort/Main, Ulrike Meyfarth se met très tôt au saut en hauteur : elle débute dans la discipline au moment même où Dick Fosbury popularise la technique du rouleau dorsal en s’imposant à Mexico en 1968. A 16 ans, elle parvient à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Munich 1972 avec un record personnel à 1,85m. Le 4 septembre 1972, lors de la finale dans le stade olympique, elle fait partie des sept concurrentes encore présentes dans le concours à cette hauteur.  « J’étais tellement détendue ! Je ne voulais pas gagner, je voulais participer, j’étais naïve. Je n’étais pas une athlète accomplie, j’étais une nouvelle venue sur la scène » raconte-t-elle.

Et pourtant ! L’adolescente allemande se surpasse : en réussissant 1,88m au premier essai, elle reste seule en lice pour la victoire avec la Bulgare Yordanka Blagoeva. Elle franchit ensuite 1,90m à sa seconde tentative et remporte le titre olympique. Ulrike Meyfarth tente alors une barre à 1,92m, record du monde, qu’elle efface du premier coup !  Elle est avec panache la plus jeune médaillée d’or de l’histoire dans sa discipline.

« C’était vraiment très spécial, puisque c’était à la maison, tous les Allemands dans le stade étaient avec moi, pleuraient avec moi. C’était comme dans un film, et je m’observais en train de le regarder, de scruter le tableau d’affichage où mon nom grimpait de plus en plus haut.  J’étais tellement surprise, je ne m’y attendais pas. J’ai eu de la chance d’être là et de pouvoir vivre ma première grande expérience internationale. J’étais si fière ! Vous travaillez pour ces moments, ce ne sont que quelques secondes dans votre vie, mais ils sont si importants, si décisifs ! »

©Getty Images

Urlike Meyfarth ne progresse pas durant les années suivantes et ne remporte pas de titre majeur, puis elle revient au sommet à partir de 1982, battant deux fois le record du monde  (2,02m à Athènes le 8 septembre 1982, puis 2,03m à Londres le 21 août 1983), prend la médaille d’argent des premiers championnats du monde IAAF d’athlétisme à Helsinki en 1983  et gagne sa place dans l’équipe d’Allemagne de l’Ouest pour les Jeux de Los Angeles 1984.

La finale dans le Memorial Coliseum de la cité des anges, le 10 août 1984 se résume à un duel entre Ulrike Meyfarth et la tenante du titre italienne Sara Simeoni : toutes deux sont les seules à franchir 2,00m à leur première tentative. Mais Meyfarth efface ensuite une barre à 2,02m où Simeoni échoue. La championne allemande remporte un nouveau titre douze années plus tard et à 28 ans, devient aussi la plus vielle championne olympique de sa discipline.

« Toutes ces années après mes médailles d’or olympiques, j’ai réalisé ce que j’avais fait. De l’or en 1972 et 1984, c’est une carrière très spéciale. Personne ne l’a fait comme cela » observe-t-elle, ajoutant : « Jusqu’à aujourd’hui, les gens me parlent des Jeux Olympiques à Munich en me disant « J’étais là ! J’étais dans le stade ! ».  Par ses exploits, elle reste en bonne place dans l’histoire de sa discipline et dans celle des Jeux Olympiques d’été…

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