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Date
18 juil. 1976
Tags
Montréal 1976

Tsukahara se fait un nom - Gymnastique

Les performances exceptionnelles de Mitsuo Tsukahara lors de trois Jeux Olympiques suffiraient à lui valoir une large place dans les annales sportives, mais le grand gymnaste japonais est aussi passé à la postérité en raison de sa créativité.


Tsukahara était membre de l’équipe conquérante qui a remporté le titre olympique par équipes à Mexico, Munich et Montréal, et il a terminé sa carrière olympique avec 10 médailles.

Dans la compétition masculine par équipes des Jeux Olympiques de 1976 à Montréal, le Japon retrouve son vieil ennemi soviétique.

Les Nippons ont remporté toutes les épreuves masculines depuis 1960 et les Soviétiques ont été leurs dauphins à chaque fois.

La compétition va être serrée et il faudra attendre l’ultime rotation pour que l’ordre d’attribution des médailles soit arrêté.

L’Union Soviétique mène d’une courte tête lorsque Tsukahara hérite d’une note de 9.90 à l’issue de son enchaînement à la barre fixe, ce qui s’avère suffisant pour donner l’avantage aux Japonais.

Il obtient ensuite le bronze dans le concours général individuel, mais sans avoir été vraiment en mesure de contester la supériorité de la star soviétique Nikolai Andrianov et de son partenaire Sawao Kato, respectivement médailles d’or et d’argent.

Il gagne enfin une cinquième médaille d’or à la barre fixe, ainsi que de l’argent au saut de cheval et le bronze aux barres parallèles.

Toutes ces prouesses sont d’authentiques exploits, mais son legs le plus durable à la gymnastique restera sa vision et son imagination, qui ont généré un certain nombre de sorties et de figures, désormais répandues, qui portent son nom.

Il réalisera ainsi, pour la première fois, la sortie Tsukahara – un salto arrière avec une demi-vrille, suivie d’une vrille renversée d’un tour et demi – aux Championnats du Monde de 1970 en Yougoslavie.

Le saut Tsukahara, au cours duquel le gymnaste effectue une roue sur le tremplin avant de prendre appui sur le cheval, occupe aujourd’hui une telle place dans le programme de gymnastique qu’il a été intégré aux éléments obligatoires féminins.

Tsukahara se retirera de la compétition en 1978, mais son fils Naoya a perpétué depuis la dynastie, puisqu’il était membre de l’équipe japonaise qui a obtenu un nouveau sacre olympique en 2004 aux Jeux d’Athènes.

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