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Trude Beiser complète l'argent de la descente avec l'or du combiné

Les skieuses autrichiennes survolent les compétitions de Saint Moritz où elles décrochent cinq médailles dans les trois épreuves dames. À leur tête, une skieuse se révèle comme l’une des meilleures du monde : Trude Beiser.


Trude grandit dans une famille nombreuse aux côtés de ses dix frères et sœurs, et ils doivent se partager une unique paire de skis. Les jours où c’est son tour d’aller skier, son talent est cependant manifeste et elle ne tarde pas à aller s’entraîner à l’Arlberg Ski Club.

Peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle est appelée en équipe nationale autrichienne où elle se fraie un passage qui la conduit à ses premières grandes victoires, en 1947. Certes, quelques problèmes de santé contrarient parfois sa préparation, mais lorsqu’elle arrive à Saint Moritz, Trude est fin prête pour relever le plus gros défi de sa carrière.

Elle est inscrite en descente et dans le combiné alpin où le format semble jouer en sa faveur puisqu’en 1948, la descente compte également pour l’attribution des médailles du combiné.

Le jour de la descente, elle se montre à la hauteur en terminant deuxième derrière la Suissesse Hedy Schlunegger. Elle peut donc se concentrer sur le slalom qui a lieu deux jours plus tard et qui doit décider des médailles du combiné.

Hedy Schlunegger perd toutes ses chances en terminant seulement 15e d’un slalom dominé par une autre Autrichienne, Erika Mahringer. Cette dernière n’a cependant pris que la 15e place de la descente alors qu’une autre slalomeuse émérite, Gretchen Fraser, a du chemin à parcourir au sortir de la descente qu’elle a bouclée en 11e position. À vrai dire, aucune des skieuses ne brille dans les deux disciplines.

Le parcours de Trude en slalom ne lui permet de prendre que la neuvième place. Ce n’est pas extraordinaire, mais cela s’avère suffisant : à l’addition des scores des deux disciplines, elle se retrouve au faîte du classement et obtient l’or après l’argent.

Elle prend sa retraite sportive brusquement en 1948, se marie et a un enfant. Mais elle revient sur les pistes, gagne un titre mondial, puis, en 1952 devient championne olympique de descente avec une marge de près d’une seconde.

Après cela, elle tire à nouveau sa révérence, pour de bon cette fois-ci, et devient monitrice de ski. Elle ouvrira également un bar dans sa ville natale, dirigé aujourd’hui par son fils.


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