skip to content
Date
13 août 2008
Tags
Beijing 2008

Triplé de Stephanie Rice dans le relais 4 x 200 m

Stephanie Rice

Usain Bolt n’était pas la seule jeune pousse à repartir de Beijing avec trois médailles d’or et trois records du monde en poche. Cet exploit en inspira d’autres comme celui de Stephanie Rice, nageuse australienne.

Stephanie Rice surgit, quasi inconnue à 18 ans, sur la scène mondiale en 2006 aux Jeux du Commonwealth à Melbourne où elle gagna les médailles d’or du 200 et du 400 m quatre nages, ses deux épreuves de prédilection.

De toute évidence en plein ascension, elle eut tout de même le coup du sort d’être confrontée à deux des nageuses les plus polyvalentes de tous les temps : l’Américaine Katie Hoff et la Zimbabwéenne Kirsty Coventry.

Stephanie Rice et Katie Hoff passèrent l’année précédant Beijing à égrener les records, alignant des résultats inouïs dans le 200 et le 400 m quatre nages. Mais le plus récent record de l’Américaine aux qualifications pour Beijing en fit la favorite de l’épreuve.

Stephanie Rice néanmoins s’imposa à Katie Hoff et Kirsty Coventry en individuel et décrocha deux médailles d’or avec de surcroît deux records du monde.

La puissance de Katie Hoff ainsi contestée ébranla la confiance des Américaines qui se rabattirent sur le relais 4 x 200 m nage libre, épreuve qu’elles avaient toujours remportée aux Jeux depuis son inscription au programme à Atlanta en 1996.

Les principales concurrentes se qualifièrent en finale, l’Australie, les États-Unis et la Chine comptant bien décrocher les médailles.

Rice fut rejointe par Bronte Barratt, Kylie Palmer et Linda Mackenzie mais le départ fulgurant des Américaines démontra qu’elles tenaient naturellement à conserver le titre en leur possession. Les Australiennes ne se le tinrent pas pour dit et à mi-distance elles avaient pris la tête devant la Chine. Et quand Stephanie Rice acheva le relais pour son équipe, la foule se rendit bien compte qu’elle venait d’assister à une course exceptionnelle dans le Cube d’eau emblématique de Beijing.

Le temps de 7’44’’31 qui valut la victoire à l’Australie affichait six secondes de moins que le précédent record du monde. Quant à la Chine et aux États-Unis, bien que deuxième et troisièmes, bien que quelques mètres en arrière, ils auraient tout de même battu le record du monde précédent.

Ainsi naquit une étoile, au sein de la formidable escouade de nageuses australiennes.

back to top