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IOC
Date
23 févr. 2017
Tags
Lillehammer 2016 , Actualités Olympiques , JOJ

Transmission du témoin : une année dans la vie de jeunes leaders sportifs de Norvège

Du fin fond de l’Arctique au centre-ville de la capitale, les volontaires ont convergé en masse vers Lillehammer en février 2016, où 230 jeunes Norvégiens ont participé au programme Jeunes leaders des JOJ. Voici un entretien croisé avec trois d’entre eux, qui livrent leur opinion sur des questions telles que le futur paysage de la pratique sportive chez les jeunes, l’importance de l’éducation physique sur la santé mentale ou l’avantage inattendu qu’il y a à travailler sur un bateau comme électricienne…

À la rencontre des jeunes leaders

Inger Warholm : 18 ans ; apprentie électricienne sur un bateau ; vit à Tronsberg

Sebastian Henriksen : 19 ans ; étudiant ; vit à Tromsø

Emilie Karlsen : 19 ans ; étudiante ; vit à Hvaler

Quel impact a eu sur votre vie le volontariat aux Jeux Olympiques de la Jeunesse ?

Inger Warholm (IW) : C’est difficile à expliquer. Il a eu tant d’effets divers et variés sur moi que je n’y ai pas vraiment réfléchi. Tout d’abord, cela m’a rendue meilleure. Cela peut ressembler à un cliché, mais c’est vrai. Les JOJ m’ont montré comment je pouvais aider les autres. Les Jeux m’ont apporté aussi de nouveaux amis, que je viens à peine de rencontrer mais dont je sais maintenant que je ne pourrai plus me passer.

Sebastian Henriksen (SH) : Cela a été une source d’inspiration et cela m’a motivé pour effectuer davantage de volontariat dans le sport. Je me suis fait de nouveaux amis et j’ai réalisé l’importance du volontariat.

Emilie Karlsen (EK) : Le volontariat peut parfois être difficile, mais si cela se passe bien et que les gens autour de vous sont heureux, ça en vaut vraiment la peine. Cela m’a apporté également de la confiance en moi et m’a motivée pour continuer à m’impliquer dans le sport. Avant les Jeux, j’étais active depuis quelques années dans mon club, mais après les Jeux, j’ai décidé de passer à la vitesse supérieure et j’ai accepté d’intégrer, à sa demande, le conseil d’administration de ma ligue régionale. Sans mon expérience aux Jeux, je crois bien que j’aurais eu trop peur de dire oui lorsqu’on me l’a demandé. Les Jeux m’ont également donné envie d’étudier l’éducation physique et sportive durant un an. Il est donc évident que ces Jeux ont affecté mes projets.

Et sur la société norvégienne ?

EK : En Norvège, la culture du volontariat est forte, mais la plupart des volontaires commencent à prendre de l’âge. Par conséquent, pour faire avancer le sport en Norvège, il est important de tirer les leçons de Lillehammer 2016 et de recruter plus de jeunes volontaires. De cette manière, les jeunes et les anciens peuvent s’enrichir mutuellement.

Quel impact ont eu les JOJ sur la pratique sportive des jeunes de votre région ?

IW : Grâce à ma participation aux JOJ, j’ai pu prendre des responsabilités au conseil d’administration de la ligue régionale sportive de Vestfold (la région d’Inger). Cela m’a permis d’agir sur la pratique sportive des jeunes de Vestfold. En fait, pas seulement sur le sport : j’ai la possibilité d’intervenir aujourd’hui sur tous les dossiers qui arrivent sur le bureau de la ligue.

SH : Les Jeux ont été importants pour les jeunes de toute la Norvège et la ville arctique de Tromsø n’a pas échappé à la règle.

EK : Avec mes 19 ans, je suis la plus jeune du conseil d’administration de ma ligue sportive régionale. Après moi, le plus jeune a la trentaine, donc on peut dire qu’il était temps de faire venir quelqu’un ayant un point de vue représentant la jeunesse. Lors de la première réunion à laquelle j’ai participé, j’ai dit que l’un de mes objectifs était de créer un comité des jeunes. C’est chose faite depuis début 2017 et nous avons tenu notre première réunion.

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Quels sont vos futurs projets ? Allez-vous rester impliqué (e) dans le sport ?

IW : J’espère effectuer un mandat supplémentaire au moins à la ligue. En raison de ma profession - je suis électricienne sur un bateau - je pourrai œuvrer encore plus pour le sport à Vestfold, lors des périodes où je suis à la maison.

SH : Je suis actuellement des études de commerce à l’université de ma ville. J’entraîne aussi des nageurs immigrés et je fais partie du bureau de mon club ainsi que du conseil d’administration du service des sports commun à la ville et à la région de Tromsø.

EK : Cette année, je suis étudiant en éducation physique et sportive. Plus tard, j’envisage de devenir professeur de mathématiques, de sciences et d’éducation physique. Le sport m’a appris l’importance de l’activité et de ses incidences physiques, mentales et sociales. J’ai donc envie de militer pour davantage d’activité à l’école, tant en classe que durant les pauses. Outre mes études, je souhaite continuer à être volontaire et leader en sport.

Quel est le meilleur souvenir de votre expérience aux JOJ ?

IW : Durant les Jeux, nous, les jeunes leaders, nous dormions dans les salles de classe d’une école. La pièce dans laquelle je dormais était vraiment la plus peuplée. Nous n’étions que des filles et nous nous sommes assez rapprochées. D’abord, parce que nous étions contentes d’être ensemble, mais aussi parce que nous n’avions pas le choix. Lorsque je devais aller de mon lit à la porte, il fallait que j’enjambe au moins un lit !

SH : Le meilleur souvenir de cette expérience, ce sont les nouvelles amitiés qui se sont forgées entre jeunes du monde entier.

EK : Lors des Jeux, je travaillais au stade de ski de Birkebeineren (site du biathlon). Certains jours, un nombre important d’élèves des écoles locales étaient là. Ce qui m’a marquée, c’est que même s’ils étaient tous Norvégiens, ils encourageaient le moindre concurrent. Ils avaient également fabriqué des petits drapeaux de tous les pays participants. Tous les concurrents qui étaient en piste ce jour-là ont dû sentir que quelqu’un les encourageait.

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