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PyeongChang 2018

Tout savoir sur le snowboard à PyeongChang 2018 avec Scotty James

Difficile d’imaginer meilleur guide que l’Australien Scotty James pour se lancer à la découverte des secrets du snowboard. Le double champion du monde  FIS (2015, 2017) en halfpipe,  23 ans, vient de poser ses valises à PyeongChang où il va disputer sa troisième édition des Jeux d’hiver.

« Vous l’aurez compris, je suis accro à l’adrénaline, explique James lorsqu’on l’interroge sur le sport qui occupe le plus clair de son existence depuis sa première descente, à l’âge de trois ans. Je ne saurais pas vous dire pourquoi exactement. J’adore l’ambiance, l’excitation et montrer ce dont je suis vraiment capable. »

Notre interlocuteur est actuellement dans une forme éblouissante. Il reste en effet sur une médaille d’or aux championnats du monde à Sierra Nevada (Espagne) et une médaille d’argent aux X Games à moins de deux semaines des Jeux de PyeongChang. Toutefois, ses deux principaux rivaux sur la scène internationale, l’Américain Shaun White et le Japonais Ayumu Hiran ont également posé des jalons importants en ce début d’année 2018.

Le premier, double champion olympique 2006 et 2010, a réalisé un run étincelant lors de l’étape de la Coupe du monde FIS à Aspen-Snowmass le 15 janvier, décrochant le score maximum de 100. De son côté, Hirano a obtenu un impressionnant 99 aux X Games pour reléguer James au second rang. 

« Ça va être une bataille incroyablement serrée [aux Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018], confirme l’Australien. Ayumu et Shaun sont mes deux plus grands adversaires. Tous les trois, nous sommes pratiquement au même niveau sur nos planches, que ce soit en termes d’amplitude ou techniquement. En général, nos performances sont quasiment parfaites. »

Vous l’aurez compris, je suis accro à l’adrénaline. J’adore l’ambiance, l’excitation et montrer ce dont je suis vraiment capable. Scott James
Le halfpipe

Le halfpipe masculin et féminin réunit deux des dix épreuves de snowboard à PyeongChang 2018. Les juges noteront les athlètes sur deux passages en fonction de la hauteur, des rotations, de la technique, du niveau de difficulté et de la capacité à bien se poser. 

« J’ai des fourmis de la tête aux pieds quand j'y pense, lance James avec enthousiasme. Si ça ne me faisait pas un peu peur, je choisirais une autre discipline. Ça voudrait dire que je suis déconnecté. La peur permet une concentration maximale et c’est exactement ce dont j’ai besoin. J’ai appris à accepter la peur. »

« C’est une discipline extrêmement technique. Chaque figure et l’ensemble de l’exécution reposent sur de minuscules détails. »

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Les secrets pour réussir en halfpipe

James, champion du monde de halfpipe en 2015 et 2017, pratique le snowboard depuis l’âge de trois ans. Vous ne serez donc sans doute pas surpris en découvrant son premier conseil aux apprentis surfeurs. 

« Il faut être dedans en permanence, que ce soit pour travailler sur des figures ou simplement pour avaler les kilomètres et accumuler les runs dans le pipe. Il est aussi important de savoir se situer dans l’air, de posséder un solide bagage technique et d’avoir envie d’apprendre. »

L’ancien enfant prodige de la discipline a donc acquis une philosophie étonnamment rigoureuse. Il faut dire que le jeune homme avait eu beaucoup de mal à digérer sa déception des Jeux de Sotchi 2014, où il s’est classé 21e en halfpipe et 16e en slopestyle. 

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Le slopestyle

Cette fois-ci, James ne compte pas s’aligner dans les deux disciplines. Pourtant, l’Australien avoue apprécier les parcours de slopestyle, où s’enchaînent rails, tables, boîtes, murs et tremplins.

« Les sauts sont toujours super sympas. Quand on est en l’air, on ressent une impression de liberté immense. C’est cool. Il faut savoir allier technique et créativité, être polyvalent. Pour réussir, un athlète doit toujours savoir se repérer dans l’espace et posséder une maîtrise parfaite de sa planche. »

Les spécialistes de la discipline sont jugés selon des critères semblables à ceux appliqués en halfpipe, sur deux passages. Les parcours sont souvent très impressionnants.

« Quand je les regarde, je n’envie pas les concurrents, s’amuse James. À la moindre occasion, ils rajoutent un 360, un 180 ou une vrille. » 

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Le big air

Le programme de PyeongChang comprend une nouvelle discipline, le big air, au nom évocateur.

« C’est incroyable à voir. Il y a des tonnes de rotations, de vrilles et de figures. Je regardais ça l’autre soir et j’ai vu Marcus Kleveland (NOR) obtenir la troisième place avec un quad cork. Je n’en croyais pas mes yeux ! », lance notre interlocuteur, sans se départir de son sourire.

Lorsqu’on lui demande si un spécialiste du halfpipe en quête d’adrénaline ne pourrait pas être tenté de s’essayer au big air, il nous livre une réponse étonnante.

« C'est amusant, j’en ai parlé à mon entraîneur et il m’a mis une bonne claque sur la tête. Autant vous dire que j’ai immédiatement remisé cette idée au placard », dit-il en riant.

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Le snowboard cross

Comme en ski cross, quatre équipes de six athlètes s’élancent sur un parcours fait de virages, de bosses, de portes et de sauts. À chaque fois, les plus rapides accèdent au tour suivant.

« C’est complètement fou, nous assure James, et assez génial : il y a des sauts, des parties qui demandent du rythme, des virages relevés. C’est une discipline très excitante, du point de vue du spectateur. »

Là encore, on imagine qu'un tel programme a de quoi l'intéresser.

« Un jour, peut-être, je m’y remettrai..., répond l’ancien champion d’Australie en catégories de jeunes. Je ferai peut-être mon come-back. »

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Le slalom géant parallèle

Le slalom géant parallèle apporte une touche d’élégance rétro et de simplicité au monde haletant du snowboard. Les surfeurs descendent côte à côte et changent de parcours à l’issue du premier tour. Celui qui obtient le meilleur temps combiné est qualifié pour la suite.

« C’est carrément exaltant », note James.

Un tel enthousiasme laisserait presque à penser que le surfeur aux multiples talents pourrait envisager de se tourner vers cette discipline à l’occasion des Jeux de Beijing 2022... si tant est que son programme déjà très chargé lui en laisse le loisir.  

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