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Tommy Moe fait grosse impression en descente

La descente de Lillehammer semblait assez ouverte, mais c’est un nom familier qui va signer le premier temps de référence : le Luxembourgeois Marc Girardelli. Il franchit la ligne d’arrivée en 1 min 46 s 09, temps à battre pour tous les prétendants à la victoire.

Parmi ces derniers figure le Norvégien Kjetil André Aamodt, champion olympique du super-G à Albertville et follement encouragé par les supporters locaux. Il réalise à l’arrivée trois dixièmes de moins que Girardelli et saute dans le fauteuil de leader.

Les encouragements ne faiblissent pas lorsque le skieur suivant, l’Américain Tommy Moe, quitte le portillon de départ. Il passe pour un très bon skieur, sans être pourtant vraiment exceptionnel. Mais après tout, son heure n’a encore peut-être pas encore sonné ?

Moe n’a jamais gagné une course de Coupe du monde, mais son parcours renvoie à sa prime jeunesse. Il a appris à skier très jeune et, bien qu’il n’ait que 23 ans aux Jeux de Lillehammer, il en est déjà à sa sixième saison de Coupe du monde. Et même s’il défend les couleurs des États-Unis, un peu de sang norvégien coule dans ses veines, ce qui lui vaut un soutien chaleureux de la part des fans qui assistent à la descente.

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Alors qu’il dévale la piste en trombe, il est clair que Moe évolue sur le même rythme qu’Aamodt, mais à l’approche de l’arrivée, il est impossible d’évaluer s’il est derrière ou à peine devant le leader de la course. Lorsque le chrono s’arrête, tous les doutes sont levés : en 1 min 45 s 75, il devance le Norvégien de quatre centièmes. L’écart est minime, mais suffisant pour propulser l’inattendu Moe aux commandes et sur la plus haute marche du podium de la descente olympique, puisque personne ne parviendra à s’approcher de son temps.

Son extraordinaire aventure olympique se poursuit dans le super-G où Moe décroche la médaille d’argent en finissant à huit centièmes seulement de Markus Wasmeier. Il retourne chez lui en héros, et pétri de confiance, il remporte sa première course de Coupe du monde un mois plus tard. La première, mais aussi la dernière victoire en Coupe du monde de sa carrière, ce qui ne l’empêche pas de réaliser de belles performances jusqu’à ce qu’une grave blessure ne le freine en 1995. Il prend sa retraite en 1998 et travaille aujourd’hui dans le secteur de l’hospitalité de l’industrie du ski et des sports d’hiver.
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