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Date
30 avr. 2019
Tags
Actualités Olympiques, Rugby à sept, Rio 2016
Rio 2016

Tom Mitchell nous emmène dans le monde du rugby à sept

Tom Mitchell, capitaine de l'équipe d'Angleterre (dans les "World Rugby Sevens Series") et de la Grande-Bretagne (aux Jeux Olympiques), est un des meilleurs joueurs du rugby à sept au monde. Dans un sport où l'action rebondit sans cesse, fait de placages, de courses effrénées, de gros impacts, qui demande une débauche d'efforts physiques sur un terrain des mêmes dimensions que celui utilisé à XV, il réunit toutes les qualités nécessaires pour évoluer au plus haut niveau. 

 

Tom Mitchell a commencé le rugby à l'âge de huit ans. Il a continué à XV tout au long de son parcours scolaire et universitaire, jusqu'à enfiler le maillot bleu foncé de l'université d'Oxford pour disputer le très fameux et plus que centenaire Varsity match face à Cambridge en 2011. "Ça restera un des plus grands souvenirs de ma carrière, une expérience dont je rêvais depuis mon plus jeune âge", a-t-il raconté.

Il a raconté la suite à World Rugby : "Je me souviens très clairement de ma première journée en rugby à sept. Je me rappelle m'être trouvé dans l'inconfort au réfectoire avant le premier entraînement, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, parce que je n'en avais vu qu'à la télé et qu'il y avait quelques grands noms autour de moi. J'ai participé à mon premier tournoi à Wellington en 2012 et joué mon premier match face aux îles Cook. J'ai marqué mon premier essai dans mon premier match, à la première passe. C'est une façon sympa de démarrer !"


Il devient rapidement capitaine : "Ça a été un tournant dans mon apprentissage et un grand honneur. Je ne cesse de m'améliorer, mais le chemin est encore long. On apprend tous les jours. On en veut toujours plus, on veut toujours passer au niveau supérieur".

Blessé avec une fracture de la cheville en 2015, il revient pour mener le "squad" britannique en finale du premier tournoi olympique à sept aux Jeux de Rio. La Grande-Bretagne mène grand train, première de sa poule du premier tour, victoire sur l'Argentine en quarts, puis face à l'Afrique du Sud en demi-finale, avant d'affronter les îles Fidji pour la médaille d'or. Dans ce match disputé le 11 août 2016 à Deodoro, l'équipe de Mitchell ne peut rien faire face à la gestuelle et l'impact physique des artistes du Pacifique Sud qui l'emportent 43-7. Médaillé d'argent, Tom Mitchell dira : "Je regardais les JO et je me disais que c'était le pinacle du sport". Il aura donc eu la joie de jouer sur la plus grande scène sportive au monde.... Et de monter sur le podium.

 

En 2017, l'"England 7s" dispute sa meilleure saison dans les World Series, terminant à la 2e place du classement final derrière l'Afrique du Sud avec des victoires dans les tournois de Sydney et de Londres, des finales disputées au Cap et à Vancouver, et des troisièmes places à Dubaï et à Singapour. Puis les Anglais se classent 5e en 2018 en jouant la finale du tournoi de Paris. Au milieu de la saison 2019, les statistiques globales de Tom Mitchell sont de 305 matches joués, 1521 points marqués dont 131 essais. Pour l'exercice en cours, il totalise déjà 11 essais et 29 transformations.

Getty Images


Pour la série "Anatomy of a Champion" d'Olympic Channel, Tom se rend dans un laboratoire ultramoderne pour subir une batterie de tests. Parmi ceux-ci, il y en a un qui n'est pas physique : Celui des "capacités cognitives", ou l'évaluation de la rapidité de décision dans une situation donnée. Mitchell réussit si bien qu'il s'entendra dire "Tu réagis plus vite que Jenson Button", le pilote britannique de Formule 1 champion du monde en 2009. Le professeur Greg Whyte qui supervise ces tests, conclut : "La rapidité de la prise de décision sous la pression, c'est cela qui fait toute la différence entre la victoire et la défaite".

Quant à Tom Mitchell, 29 ans, il remarque : "Il faut vivre une vie différente. Il faut rester à la maison même quand on veut sortir, il faut toujours manger correctement. Certaines personnes ne veulent pas vivre comme ça, mais les récompenses sont formidables, on représente son pays sur la plus grande scène du monde. Quand on est un athlète professionnel, on n'a pas des horaires de bureaux, on ne pointe pas. Quand on rentre, on fait attention à ce que l'on mange, on calcule combien d'heures de sommeil il nous faut. C'est un peu dur de s'ajuster au tout début, mais une fois que l'on est dedans, on réalise pourquoi on fait ces sacrifices et cela devient une habitude". 

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