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Thabo Rateleki : un pionnier sud-africain

Thabo Rateleki OIS
Thabo Rateleki n’avait jamais skié en dehors de l’Afrique du Sud. Il n’avait même jamais pris l’avion avant ces JOJ ! Mais à l’arrivée du slalom, il était tellement heureux d’avoir terminé les deux manches sur la piste glacée des Diablerets. Avec sa partenaire Hanle Van der Merwe, ils étaient les seuls représentants du continent africain lors de ces JOJ.

Il l’a fait. Parti en avant-dernière position dans cette deuxième manche, Thibo Rateleki a réussi à franchir la ligne et se retrouve donc classé en 39e position du slalom des JOJ.

 

‘‘Je suis tellement excité d’avoir terminé", dit-il dans un essoufflement. Le parcours était très glacé. Mais j’ai réussi à le faire et c’est super. Je suis arrivé jusqu’à la ligne d’arrivée. En Afrique du Sud, c’est très différent. C’est moins raide et la neige n’est pas glacée."

Thabo Rateleki and Hanle Van der Merwe OIS


Un seul téléski

Il faut dire que jusque-là, l’horizon de Thibo se limitait à Tiffindell, la seule et unique station de ski d’Afrique du Sud. Située à 2700m d’altitude, tout près de la frontière avec le Lesotho, elle est ouverte de juin à septembre et se compose d’un téléski qui dessert deux pistes dont une de 500m de long, homologuée par la FIS pour y disputer des compétitions internationales. C’est à Tiffindell que tout a débuté pour Thabo : ‘‘J‘ai commencé le ski quand j’étais vraiment petit", se souvient-il. "C’est mon frère qui m’a inspiré. Je l’ai vu faire des courses et les gens qui l’encourageaient. J’ai vu le sourire sur son visage et ça m’a inspiré."

Désormais, Thabo est pensionnaire de la Tiffindell Ski Academy pendant la saison avec une quinzaine de jeunes et il rentre chez lui à Barkly le week-end par la route très étroite et partiellement goudronnée qui dessert la montagne. ‘‘Mes parents peuvent financer les dépenses liées au ski", explique-t-il. Mon père travaille dans l’Internet et ma mère s’occupe du foyer et des quatre enfants."

Hanle Van der Merwe OIS

Il n’avait jamais pris l‘avion

Sa joie à l’arrivée était d’autant plus rafraîchissante que le jeune homme âgé de 17 ans depuis le 4 janvier n’avait encore jamais pris l’avion avant de venir en Suisse et n’avait jamais découvert d’autres montagnes que celles du Drakensberg. ‘‘On est partis de Johannesbourg jusqu’à Istanbul", explique-t-il, "puis on a atterri à Genève. “Il était également réjouissant de voir sa coéquipière Hanle Van der Merwe le prendre dans ses bras dans la zone mixte, un drapeau à la main. Elle aussi a terminé le slalom à la 37e place (sur 37 classées), ce qui est une performance compte tenu des 41 abandons. "Je suis très fière d’avoir terminé", a-t-elle aussi raconté. "Je suis également très fière de représenter l’Afrique. Nous sommes les seuls athlètes africains et nous avons fait une photo avec le président du CIO lors de la cérémonie d’ouverture."

Thabo Rateleki 2020 Getty Images

Un cadeau d’anniversaire

Elle qui a découvert le ski le jour de son 11e anniversaire (‘‘C’était le cadeau de ma maman.") avait déjà quitté l’Afrique du Sud pour disputer son premier slalom géant en Italie il y a quelques semaines. En effet, à Tiffindell, la piste est trop courte pour y tracer un géant. Elle n’a pu néanmoins terminer celui des Diablerets ayant été bloquée dans la télécabine. Elle était donc d’autant plus heureuse d’avoir pu être classée en slalom. Pour les deux représentants du continent africain dans ces JOJ, l’important était non seulement de participer, mais plus encore de terminer…

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