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Date
14 févr. 2006
Tags
Turin 2006 , Luge , Actualités Olympiques , Allemagne
Turin 2006

Sylke Otto conduit un nouveau triplé allemand en luge

Dans le domaine des compétitions internationales, il est difficile de trouver un sport dominé par une seule nation. La plupart du temps, un groupe de pays se partage les victoires dans une discipline donnée, mais il est rare qu’une nation en particulier parvienne toujours à s’imposer. Il existe toutefois quelques exceptions.


La luge féminine était devenue la chasse gardée des athlètes allemandes. La domination germanique dans cette discipline avait commencé par des médailles d’or et d’argent à Nagano en 1998, puis l’Allemagne avait ensuite raflé toutes les médailles en 2002. Depuis, les Allemandes avaient décroché chacune des médailles mises en jeu lors des quatre Championnats du monde, renforçant leur réputation d’adversaires invincibles. Tout le monde s’attendait à ce qu’elles renouvellent leur exploit aux Jeux de Turin.

Après tout, l’Allemagne possédait trois concurrentes redoutables. Silke Kraushaar avait remporté le titre olympique à Nagano en 1998, puis le bronze à Salt Lake City quatre ans plus tard, et elle avait également gagné les Championnats du monde de 2004.

Il y avait ensuite la jeune guerrière de 22 ans, Tatjana Hüfner, l’étoile montante de la discipline. Mais le principal atout de l’équipe germanique était Sylke Otto, venue défendre son titre olympique.

À 36 ans, Otto avait déjà une carrière olympique impressionnante. Elle avait participé à ses premiers Jeux en 1992, à l’âge de 22 ans, et avait terminé 13e. Mais le niveau de l’équipe des lugeuses allemandes était tel qu’elle n’était plus parvenue à se qualifier jusqu’en 2002, où elle avait décroché la médaille d’or à Salt Lake City.

En Italie, elle savait qu’il lui suffisait de vaincre ses compatriotes pour être presque certaine de remporter l’or. Mais le défi allait bien sûr être extrêmement difficile à relever.

Lors de la première manche, Otto fut la plus rapide, avec presque 0,1 seconde d’avance sur Hüfner, elle-même enregistrant une avance de 0,16 seconde sur Kraushaar, classée quatrième. Sur la seconde manche, la déception vint de Hüfner, qui ne réalisa que le sixième temps. Kraushaar termina deuxième mais ce fut encore une fois Otto qui prit la tête du classement, avec une avance de plus de 0,2 seconde sur ses concurrentes.

La magie opéra à nouveau lors de la troisième manche, où elle fut encore la plus rapide et creusa davantage l’écart qui la séparait des autres athlètes (0,35 seconde d’avance). Il ne lui restait plus qu’à soigner sa quatrième et dernière descente pour s’assurer la victoire...

Et c’est ce qu’elle fit. Une fois de plus, les trois Allemandes réalisèrent les meilleurs temps sur la manche finale, Otto se plaçant derrière ses deux coéquipières. Elle s’attribua donc la médaille d’or, tandis que l’argent revenait à Kraushaar et que Hüfner héritait du bronze. Comme prévu, l’Allemagne venait à nouveau de rafler les médailles. 

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