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Date
02 févr. 1948
Tags
St. Moritz 1948 , Patinage de vitesse , Norvège , Actu CIO

Sverre Farstad - Skeleton

Certains athlètes sont prédestinés pour un sport. Tout jeunes, ils ont conscience de leurs aptitudes et se spécialisent. D’autres au contraire sont doués dans de multiples domaines : les polyvalents, confrontés au défi différent de découvrir le sport qui deviendra l’objet principal de leur attention.


Parmi ces derniers figure Sverre Farstad, dont l’excellence partout va trouver sa récompense à Saint Moritz. Farstad y obtient l’or au 1 500 m de patinage de vitesse, un triomphe pour l’un des sportifs norvégiens les plus talentueux de l’époque.

Patineur accompli, Farstad s’adonne avec enthousiasme pendant la guerre à l’haltérophilie et à la gymnastique alors que le sport de compétition est un peu partout à l’arrêt. Il dispute également des compétitions de natation, de tir et de lutte.

Le verbe s’adonner est cependant quelque peu réducteur à son sujet, puisque Farstad devient vice-champion de Norvège d’haltérophilie à deux reprises et se classe également troisième du championnat de Norvège d’aviron, un autre de ses sports de prédilection. Il aurait d’ailleurs pu se concentrer sur l’un ou l’autre et atteindre le niveau international, mais c’est sur la glace, patins aux pieds, qu’il tutoie vraiment l’excellence.

Lorsqu’il arrive aux Jeux, Farstad passe pour l’un des meilleurs spécialistes mondiaux du 1 500 m, même si en raison de la longue interruption due à la guerre, personne ne sait réellement où il se situe dans la hiérarchie mondiale. Le Norvégien a terminé troisième l’année précédente aux Championnats d’Europe toutes épreuves, après avoir gagné le 1 500 m. Il s’est également classé second aux Championnats du monde, à la faveur de trois victoires individuelles.

À Saint Moritz, Farstad établit un chrono de 2’17’’6, qui va être extrêmement difficile à battre. Le seul à s’en approcher est le Suédois Åke Seyffarth qui est en avance durant les trois premiers tours mais ne peut rivaliser avec la cadence infernale imprimée par Farstad dans la partie finale.

Ce dernier remporte le titre européen toutes épreuves l’année suivante, histoire de consolider son statut international, mais, malade, il ne réussit pas à se qualifier pour les championnats du monde et raccroche ses patins en 1951. Il exerce ensuite le métier de journaliste pendant trois décennies, mais trouve quand même le temps de devenir entraîneur de haut niveau en patinage de vitesse dans les années cinquante, notamment auprès de l’équipe italienne.

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