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Survoltés, les finlandais font leurs preuves et concluent l'épreuve de ski alpin en beauté

OIS/IOC
Animés d'une véritable rage de vaincre, les deux finlandais Rosa Pohjolainen et Jaakko Tapanainen ont apporté la conclusion rêvée à une semaine frustrante en remportant la populaire épreuve du slalom parallèle par équipes mixtes ce mercredi.

Après des performances peu représentatives de leur talent lors des épreuves précédentes, les deux skieurs ont puisé dans leur déception pour remporter 14 courses sur 16, distançant leurs concurrents pour prendre leur place sur un podium bien mérité.

"En me réveillant ce matin, je ne pensais qu'à une chose : la médaille d'or, révèle Pohjolainen, qui s'était montrée bouleversée après ses performances décevantes lors du premier slalom mardi, où elle faisait pourtant figure de grande favorite.

Les résultats du slalom m'ont beaucoup affectée. Je savais que j'allais vite, mais ce n'était pas mon jour. J'ai discuté avec mon entraîneur hier soir et nous avons trouvé quelques solutions. Aujourd'hui, j'étais au maximum de ma concentration."

À 16 ans, Pohjolainen a pris la tête de la compétition dès le départ, remportant chacune de ses huit courses dans une épreuve où les skieurs descendent côte à côte un slalom en parallèle.

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"Je suis une skieuse prudente. Je ne fais généralement pas beaucoup d'erreurs, donc cette épreuve était faite pour moi", s'enorgueillit-t-elle.

Son coéquipier, Tapanainen, s'est montré à sa hauteur. Souriant d'une oreille à l'autre, le jeune athlète de 17 ans était ravi d'avoir enfin fait ses preuves.

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"Aujourd'hui, j'avais vraiment la rage de vaincre, car cette semaine a été difficile, révèle le jeune homme, qui a permis à son pays de devancer l'Allemagne 4-0 en finale.

Cette épreuve est plutôt cool. Elle est amusante et ça change du reste de la compétition".

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Les Allemands Max Geissler-Hauber et Lara Klein visaient la deuxième médaille d'or successive en équipe au nom de l'Allemagne, après le triomphe de leurs compatriotes lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse d'hiver de Lillehammer 2016.

Bien qu'ils aient manqué la première marche du podium de peu, les deux skieurs se montrent satisfaits de leurs performances.

"C'est une conclusion quasi-parfaite, se félicite Geissler-Hauber. À présent, je peux rentrer chez moi heureux".

Pour Klein, cette médaille est la seconde en 24 heures.

"Nous devions battre les suisses [en quart de finale], ce qui était loin d'être gagné. Par miracle, nous avons réussi et j'en suis la première surprise", confie Klein, qui a remporté le bronze lors du slalom féminin.

Bien que naturellement déçue que ses héros n'aient pas terminé la compétition sur la plus haute marche, la foule réunie au Centre de ski alpin des Diablerets a acclamé les 32 concurrents avec tout autant de ferveur, ravie de ce spectacle riche en action.

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Arrachant la troisième place face à la France, les Autrichiens multi-médaillés Philip Hoffmann et Amanda Salzgeber ont finalement empoché le bronze au terme d'une manche décisive visant à départager les deux pays, qui comptaient alors deux victoires chacun.

C'est sur cette note haute en couleur que s'achèvent ces six journées palpitantes de ski alpin. D'inoubliables performances auront marqué cette compétition : celle du champion de slalom masculin et de Super-G Adam Hofstedt pour la Suède, de la triple médaillée autrichienne Salzberg, ou encore de l'israélienne Noa Szollos, qui a prouvé au monde entier que les équipes européennes ne sont pas imbattables en décrochant l'argent et le bronze...

Pourtant, parmi ces champions talentueux, un nom restera particulièrement gravé dans les mémoires.

"Ce fut une semaine tout bonnement incroyable et riche en émotions", déclare Amélie Klopfenstein (SUI).

L'adolescente s'est inscrite dans l'histoire du ski suisse en remportant deux médailles d'or et une de bronze, après avoir été appelée à la dernière minute.

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Son compatriote, Luc Roduit, lui-même triple médaillé, résume sans doute mieux que personne l'ambiance qui règne sur le centre alpin.

"Je suis triste que ce soit fini, reconnaît-il. J'aurais bien continué une semaine de plus."

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