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2016 Getty Images
Date
03 août 2018
Tags
Actualités Olympiques, Tokyo 2020
Tokyo 2020

Sur la planche avec Chris Cole, légende du skateboard

Collectionneur de titres mondiaux et star de jeux vidéo, Chris Cole est une figure incontournable du monde du skateboard professionnel depuis plus de 15 ans. Ce skater d'exception nous en dit plus sur ce que nous pouvons attendre des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. 

 

 

"Le skateboard, c'est avant tout une question de créativité et de motivation intérieure. C'est ce qui permet de rester dans le coup, explique le quintuple médaillé d'or des X Games. Le skateboard exige de la concentration et vous pousse à mener une existence positive, jour après jour."

Quand on sait que l'homme qui prononce ces paroles est considéré par beaucoup comme l'incarnation de la discipline, on hésite à le contredire.

Sans surprise, Chris Cole ne considère pas seulement le skateboard comme un sport de compétition, mais aussi et surtout comme un style de vie. L'arrivée du skateboard dans le programme olympique constitue donc à ses yeux une évolution logique par rapport à ces deux aspects.

"C'est une progression naturelle pour le skateboard et les Jeux Olympiques, confirme Chris Cole. Ces deux mondes ne peuvent pas revenir en arrière. Au contraire, ils doivent aller de l'avant pour élargir leurs audiences et s'adresser à un public toujours plus vaste."

Les amateurs de skateboard découvriront des épreuves de rue et de parc en 2020. La seconde catégorie proposera des parcours bétonnés de 1,5 à 3 m de profondeur agrémentés de nombreux éléments : pentes (spines), crêtes (angled hips), extensions, escalators, murs, dénivelés, sauts (gaps), transferts et divers revêtements. L'épreuve de rue se déroulera sur de grandes surfaces bétonnées sur lesquelles les skaters retrouveront des équipements caractéristiques de l'environnement urbain : escaliers, rails en descente (handrails), dévers, bancs, rebords (ledges) et sauts, entrecoupés de zones de transition afin de conserver de la vitesse et du rythme.

Getty Images

"Le parcours de rue utilise 90 % de ce qu'on voit en ville, des choses qui se retrouvent tout le temps sur votre chemin", poursuit Chris Cole, champion du monde Super Crown Street 2013.

Les skaters devront donc utiliser les composants de la topographie urbaine comme les escaliers, les rails, les rebords et les sauts pour démontrer l'étendue de leur palette technique.

De nombreux skaters pratiquent la rue et le parc mais, en compétition, la majorité s e spécialise dans une seule discipline.

"Il existe peu de gens capables de maîtriser les deux environnements au point de battre systématiquement les spécialistes de l'une ou l'autre catégorie", répond Chris Cole lorsqu'on lui demande si un skater pourrait rafler les deux médailles d'or à Tokyo.

 

Pour le béotien, une demi-heure de vidéos sur YouTube offre un spectacle étonnant. Cole consacre toujours une part importante de son temps à la réalisation de ces clips, à l'instar de la plupart des skaters de haut niveau.

"Le skateboard fait partie de la personnalité d'un skater, au même titre que ses souvenirs d'enfance ou son éducation", raconte notre interlocuteur, passé professionnel à 20 ans, en 2002. À 35 ans, il n'ignore pas que certains de ses concurrents, surtout parmi les plus jeunes, tenteront sûrement "de nouvelles figures" lors des Jeux Olympiques de Tokyo. Mais Chris Cole sait mieux que quiconque que le skateboard ne se résumera jamais à la composition du podium d'une épreuve.

"La créativité reste le moteur de la discipline, quel que soit le contexte, lance l'homme dont le site Internet affiche fièrement la devise : Live rad die proud (« Vis une vie de folie, meurs avec fierté »). Il n'y a rien de pire que les regrets. On dit qu'on voit sa vie défiler devant ses yeux au moment de mourir. Si c'est vrai, j'ai envie de me retrouver devant un spectacle cool, histoire de bien commencer mon rêve éternel."

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