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Date
10 févr. 2002
Tags
Salt Lake City 2002 , Actu CIO , Ski alpin , Autriche

Strobl, nerfs d’acier et médaille d’or en descente

Salt Lake City 2002 s’est ouvert avec un grand absent : l’Autrichien Hermann Maier, meilleur descendeur des quatre années qui ont suivi les Jeux d’hiver de Nagano 1998. Non seulement Maier bénéfice d’un charisme hors norme mais, dans un bon jour, il est intouchable. Il a ainsi gagné le titre de champion du monde 1999 et la Coupe du monde 2001 : il est donc largement considéré comme l’un des favoris pour le titre olympique 2002.


Mais pour être rapide, Maier est aussi un casse-cou : lorsqu’il s’élance dans une descente, son style de ski ne connaît aucune retenue. Ironie du sport, c’est pourtant un accident hors piste qui va annihiler ses espoirs olympiques. En août 2001, il est en effet victime d’un grave accident de moto et il passe à deux doigts de l’amputation d’une jambe. Si grâce aux miracles de la chirurgie, sa jambe est sauvée, ses chances de rechausser des skis sont infimes, sans parler d’être prêt pour les Jeux de 2002. Certes, Maier a accompli des exploits extraordinaires par le passé, mais le miracle d’une guérison express qui lui permettrait d’y participer est impossible.

En son absence, c’est un Autrichien, Stephan Eberharter, qui enfile la tenue de favori, fort de ses cinq victoires en huit courses durant la saison de Coupe du monde en cours. Eberharter est le neuvième skieur à s’élancer et il se porte immédiatement en tête avec un temps de 1’39’’41.

Juste après lui, c’est encore un Autrichien, Fritz Strobl, qui quitte le portillon de départ. Strobl n’a encore jamais gagné de grande course, mais avant les Jeux il a brillé en Coupe du monde, au point de grimper jusqu’à la 2e place du classement. Comparé à Maier, Strobl est réputé avoir une approche calme et il va construire peu à peu sa victoire sur la piste. Plus rapide qu’Eberharter à chaque temps intermédiaire, il franchit la ligne avec le meilleur chrono, avec une avance de 28 centièmes.

Le Norvégien Lasse Kjus s’intercale ensuite entre les deux hommes en signant un temps de 1’39’’35 qui le place à 22 centièmes de Strobl, mais personne ne conteste la victoire de « Félix le chat ». Quant à Maier, il va prendre de court toutes les prévisions médicales en récupérant suffisamment pour être non seulement capable de remarcher, mais également en reprenant sa place dans le Grand cirque blanc. Il se qualifiera ainsi pour les Jeux de Turin 2006, où il terminera sixième de la descente.

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