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OIS / IOC
Buenos Aires 2018

Spectaculaire lever de rideau pour l'escalade en avant-première des Jeux de Tokyo

Des gradins bondés, une épreuve palpitante et un doublé japonais au bout du suspense : la première apparition de l'escalade sur la scène olympique avant son admission au programme des Jeux de Tokyo 2020 n'aurait pas pu mieux se dérouler. 


Le Français Sam Avezou, médaillé de bronze dans le combiné masculin, a parfaitement résumé le sentiment qui régnait au parc urbain après quatre jours d’escalade. "Je suis tellement fier d’être un grimpeur. Ça a été un excellent début, beaucoup plus grand que ce à quoi je m'attendais, tellement d'encouragements. Il y avait beaucoup plus de monde ici que ce que nous avons l'habitude de voir."

Le Français champion du monde junior du combiné en 2017 a terminé derrière Keita Dohi et Shuta Tanaka, le duo japonais qui marqué son terrain avant les Jeux Olympiques à domicile en 2020. "Ils m'ont vraiment impressionné", a ajouté Sam Avezou. "La dernière fois que je me suis mesuré à eux, c'était il y a plus d'un an. Ils n'étaient pas aussi forts en vitesse et en bloc, mais ils se sont énormément améliorés sur cette période. Il y a beaucoup de grimpeurs japonais et ils sont tous forts, comme eux."

La clameur assourdissante qui a salué la médaille d’or remportée par Keita Dohi après son exploit sur le mur de 15 m servant pour l'épreuve de difficulté, a résonné comme une douce musique aux oreilles de l'Italien Marco Maria Scolaris, président de la Fédération internationale d’escalade sportive (IFSC).

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"Tout le monde a remporté une médaille d'or", s'est exclamé le dirigeant italien. "On ne s'ennuie jamais avec l'escalade. Notre sport a accompli tant de choses ces dernières années. Je ne peux pas imaginer ce qui va se passer après les Jeux de Tokyo." Marco Maria Scolaris n'a pas été le seul à ne pas réussir à détourner ses pensées dirigées vers les Jeux dans la capitale japonaise.

"Beaucoup de gens ont vu ça, et ils s’intéressent désormais à l’escalade, c’est vraiment cool", a déclaré l'Autrichienne Sandra Lettner, médaillée d'or du combiné féminin et d'ores et déjà candidate à la sélection en équipe autrichienne senior.

Âgée de 17 ans, l'athlète a réalisé une ascension régulière jusqu'au sommet du mur de difficulté pour subtiliser la médaille d'or à sa compatriote Laura Lammer, qui a chuté de la première à la troisième place après avoir coûteusement  lâché prise dans cette phase finale de la compétition.  La Slovène Vita Lukin, championne du monde junior 2018, s'est intercalée entre les deux autrichiennes après avoir réussi à maîtriser ses nerfs.

"Je ne suis généralement pas très douée pour contrôler mes émotions. Je peux grimper impeccablement  mais parfois je me dis "Quoi?"; et je panique parce que je suis trop nerveuse", a expliqué Vita Lukin. "Je tremble et je ne peux tout simplement pas me mettre la tête à la compétition. Mais par chance, ça n'a pas été le cas aujourd'hui.".

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Pour Marco Maria Scolaris, chaque jour est désormais un jour de chance. "Même il y a onze ans, lorsque nous avons fondé l'IFSC, personne n'aurait pu croire que nous serions aujourd'hui sur le point d'être au programme des Jeux Olympiques. Tout le monde en profitera. Nous bénéficions de l’expérience des sports traditionnels et ils peuvent en retour profiter du vent de fraîcheur que nous apportons. C’est une situation gagnant-gagnant pour tout le monde."

Âgé de 60 ans, le président de l'IFSC a reconnu que son expérience de Buenos Aires 2018 lui a permis d'apprendre beaucoup de choses, soulignant son désir d'améliorer l'aspect visuel du sport et d'exposer le mur d'échauffement au public, comme exemples des changements qui seront apportés avant les Jeux de 2020. "Nous ne nous endormirons pas d'ici à Tokyo. Notre engagement est sans fin."

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