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Olympism in Action Forum

Soutenir les athlètes depuis le niveau junior jusqu'à l'entrepreneuriat après le sport

Les athlètes sont au cœur des Jeux Olympiques. Ils s’entraînent durant des années pour participer à des compétitions et vivent chaque jour les valeurs olympiques d’amitié, d’excellence et de respect. Soutenir les athlètes – non seulement sur l’aire de compétition, mais aussi en-dehors de leur carrière sportive — est essentiel pour le CIO et le Mouvement olympique. 

Le Forum Olympisme en action a traité de plusieurs sujets concernant le soutien aux athlètes. Une vidéo a présenté le projet en cours de la Déclaration des droits et responsabilités de l’athlète, une initiative menée depuis un an par les athlètes pour les athlètes. L'élaboration et la production finale de la Déclaration sont menées par un comité de pilotage composé de 20 représentants des athlètes issus de l'ensemble du Mouvement olympique.

10 représentants des Fédérations Internationales
5 représentants de l'Association des Comités Nationaux Olympiques
3 représentants de la commission des athlètes du CIO
1 représentant du Comité International Paralympique
1 représentant de l'Association mondiale des olympiens (WOA)


La Déclaration expose une série de droits et de responsabilités commune à tous les athlètes au sein du Mouvement olympique. Toutes les composantes du Mouvement olympique, en particulier le Comité International Olympique, les Fédérations Internationales et les Comités Nationaux Olympiques, s'efforceront de promouvoir le respect de ces droits et responsabilités.

Couvrant des sujets tels que la lutte contre le dopage, l’intégrité, le sport propre, la carrière, la communication, la gouvernance, la discrimination, le droit à une procédure équitable ainsi que le harcèlement et les abus, la Déclaration des athlètes sera un document évolutif visant à soutenir les athlètes durant les années à venir et susceptible d'être enrichi de leur apport. 

Le processus de rédaction de la Déclaration était ouvert, axé sur les efforts déployés “par les athlètes, pour les athlètes”. Durant l’été, ils ont été des milliers à donner leur avis sur cette déclaration par le biais d’un questionnaire mondial auquel ont répondu 4292 athlètes de 190 pays et représentant plus de 120 disciplines sportives (dont toutes les disciplines olympiques et paralympiques). La répartition des personnes interrogées était bien équilibrée, avec 48 % de femmes, 50 % d’hommes et 2 % qui ont préféré ne pas répondre ou ont répondu « autre ». Les athlètes en activité ont représenté 68 % des réponses, 61 % étant âgés de 18 à 34 ans. 

Cette vaste enquête exhaustive auprès des athlètes a passé en revue tous les aspects du projet de document, incorporant 19 droits et 16 responsabilités qui ont été soumis à consultation à la fin du mois de mai. Les athlètes ont fait part de ce qui était le plus important pour eux, veillant à ce que leur voix collective soit pleinement représentée dans le processus. 

La solidarité manifestée lors de l’élaboration de la Déclaration des athlètes est un concept fondamental sur lequel reposent les Jeux Olympiques modernes. Les athlètes se retrouvent avec les mêmes chances de concourir et de donner le meilleur d’eux-mêmes. Le CIO s’assure que l’accès au sport et aux Jeux Olympiques est universel en offrant un soutien financier aux athlètes de tous les pays et horizons et en aidant à développer le sport partout dans le monde.

Le thème du soutien était intégré dans tous les groupes de discussion et tables rondes lors du Forum. 

Dans un atelier intitulé “Éducation et exploitation des compétences par l’intermédiaire du sport”, un groupe d’experts a examiné la corrélation entre sport et éducation et la manière dont le sport peut soutenir les athlètes en améliorant les résultats scolaires et en enseignant des compétences de vie fondamentales. Vita Balsyte, directrice de l'éducation olympique au Comité National Olympique de Lituanie, a parlé de l'importance de l'éducation fondée sur les valeurs, la qualifiant de "processus par lequel sont développées les démarches et attitudes positives".

Puis, au cours d’un large débat, Muhammad Yunus, lauréat du prix Nobel de la Paix 2006 et fondateur de la Grameen Bank, et Angela Ruggiero, directrice générale et cofondatrice de Sports Innovation Lab, quadruple olympienne en hockey sur glace et ancienne présidente de la commission des athlètes du CIO, ont parlé du grand potentiel des athlètes d’élite à devenir des innovateurs et des entrepreneurs couronnés de succès après leur carrière sportive. Ils ont examiné les manières dont le Mouvement olympique peut soutenir les olympiens et leur donner les moyens de devenir des entrepreneurs une fois qu’ils arrêtent la compétition. 

Puis Muhammad Yunus a signé un protocole d'accord avec le président Thomas Bach portant sur le lancement du programme baptisé "accélérateur d'entreprises Athlete365", qui offrira de multiples possibilités aux athlètes selon trois phases principales : mobilisation, incubation et accélération.

IOC/Greg Martin


Durant la première phase, une formation en ligne sur l'entrepreneuriat sera proposée gratuitement à tous les athlètes partout dans le monde via la plateforme Athlete365. Durant la phase d'incubation, les athlètes sélectionnés qui auront terminé la phase une pourront parfaire leurs connaissances sur l'entrepreneuriat en participant à deux séries d'ateliers animés par des experts en la matière. Enfin, durant la phase trois, un certain nombre d'athlètes, retenus en fonction de leur projet, bénéficieront pendant six mois d'un encadrement et d'un accompagnement personnalisés afin de concrétiser leur projet.

Dans le droit fil de la Recommandation 18 de l'Agenda olympique 2020 et de la stratégie développée par la commission des athlètes du CIO, ce protocole d'accord atteste une nouvelle fois de la volonté du CIO de soutenir les athlètes et les olympiens durant leur carrière sportive et après. C'est aussi la suite logique de l'investissement consenti par la Solidarité Olympique en faveur du développement des athlètes partout dans le monde.

Muhammad Yunus a déclaré : “Je recherchais une force sociale —chez les particuliers, dans les gouvernements, dans les entreprises. J'étais impressionné par le pouvoir du sport. Il me donne la chair de poule. Chaque village au Bangladesh fait flotter le drapeau de quelque pays inconnu au moment des Jeux Olympiques ou de la Coupe du monde de football. Les habitants là-bas arborent avec fierté des drapeaux argentins ou brésiliens. Combien de liens émouvants se tissent à travers le sport. Ce pouvoir n'est généralement pas exploité à des fins sociales – et c'est précisément ce que je cherchais à faire.” 

 
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