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Date
28 févr. 2012
Tags
Londres 2012 , Actu CIO , Solidarité Olympique

Solidarité Olympique: Ella Nicholas


La Revue Olympique fait le point avec des boursiers de la Solidarité Olympique alors qu’ils se préparent pour les Jeux à Londres en 2012. L'ambitieuse canoéiste Ella Nicholas ne perd pas de vue les Jeux à Londres en 2012. Son but est en effet de devenir la sixième femme des Îles Cook à concourir aux Jeux Olympiques.

Comment était-ce de grandir dans les Îles Cook?
En fait, je suis née en Nouvelle-Zélande car mon père avait quitté les Îles Cook pour aller à l’université. Ma famille y retourne souvent car ma grand-mère, de nombreuses tantes, oncles et cousins vivent à Rarotonga ou Aitutaki, les deux îles principales. J’adore la mer, la plongée en apnée, le lagon et les cocotiers. Les gens sont si aimables et la famille, c’est ce qui compte! J’ai donc beaucoup de chance de vivre entre les deux pays et de profiter des deux cultures.

Comment avez-vous commencé le canoë?
Mon frère a débuté à l’école quand il avait 12 ans et je n’ai fait que le suivre. Mon école a encouragé les filles à pratiquer un sport, ce qui a beaucoup aidé également.

Comment le programme de la Solidarité Olympique vous a-t-il aidée?
Il m’a permis de continuer à pagayer et à concourir en vue de mon objectif: la participation aux Jeux Olympiques. Sans cet appui, je n’aurais pas pu combiner les études et le canoë. Je vais interrompre l’université pendant un an pour m’entraîner à plein temps l’année prochaine en vue des Jeux.

Comment utilisez-vous votre bourse?
Le financement couvre mes frais d’entraîneur et du club de gym, mes déplacements et les courses. Je suis allée en Europe deux fois cette année pour la Coupe du monde et les Championnats du monde.

Avec qui vous entraînez-vous?
À Dunedin, où j’étudie, nous avons formé un groupe d’entraînement avec Shaun Higgins, membre de l’équipe néo-zélandaise, mon frère Bryden et ma sœur Jane, qui sont très sportifs. Avec mon entraîneur Aaron Osborne, nous suivons ma progression sur Internet et nous nous retrouvons pour des séances en eaux vives chaque fois que c’est possible.

En quoi consiste votre programme d’entraînement?
Mon programme est fixé par Aaron. Habituellement, j’ai deux séances par jour, mais cela change selon la phase d’entraînement et le programme des courses. Je fais souvent des séries de trois semaines du même type suivies par une période avec davantage de repos. Vivant à Dunedin, je n’ai pas accès à un parcours en eaux vives, sinon cela m’occuperait beaucoup. Je réalise donc une grande partie de mon entraînement en eaux calmes. Et s’il fait froid, je me mets à l’appareil à pagayer en salle et ajoute des séances de cardio et de musculation. En hiver, mon entraîneur ajoute la possibilité de nager et de faire du vélo.

Comment combinez-vous entraînement et études?
C’est plutôt difficile! Mais après des années d’efforts, j’arrive à maintenir un certain équilibre. Mes études sont à plein temps, il y a beaucoup de matières et d’heures de cours, alors c’est ardu. J’essaie de m’en tenir à une routine satisfaisante et d’utiliser sagement mon temps libre. Cette année, mes études ont sans doute eu une moindre priorité. J’ai dû manquer des cours à cause de mon entraînement et de mes engagements en compétition. À présent, j’entre dans la dernière partie de mes examens de fin d’année et l’entraînement doit passer un peu en second.

Quelles sont vos ambitions pour Londres 2012?
La Nouvelle-Zélande et l’Australie s’étant déjà qualifiées, je dois à mon tour me qualifier pour l’Océanie continentale en février. Comme les Îles Cook sont le seul pays de cette région aux Championnats du monde, cela ne devrait pas poser trop de problèmes. Après mes examens en octobre, je prévois d’interrompre un an l’université pour m’entraîner à plein temps. Je veux pouvoir disposer d’une excellente préparation et sentir que je me suis entraînée au meilleur de mes capacités. Et je veux participer aux compétitions avec assurance et concourir dans les meilleures conditions. J’espère également avoir beaucoup de plaisir car, au bout du compte, on est toutes là pour gagner, mais c’est aussi très important de s’enrichir de cette expérience, peu importe que nous gagnions l’or ou pas. 

Qu’est-ce qui vous motive le plus à l’idée de participer aux Jeux Olympiques à Londres?
À l’école primaire, quand venait le temps des Jeux, nous passions des semaines entières en totale immersion olympique. Nous avons ainsi appris l‘histoire des Jeux Olympiques. On nous a aussi enseigné que les Jeux sont un moyen d’unifier le monde et de placer tous les peuples sur un pied d’égalité pour n’être jugés sur rien d’autre que leurs capacités sportives. L’idée d’intégrer cette histoire m’enthousiasme, mais aussi de contribuer à quelque chose qui rend notre monde plus fort. Et ce serait un honneur de me retrouver en compagnie des plus grands athlètes du monde.

Qui étaient vos héroïnes olympiques lorsque vous étiez plus jeune?
Les athlètes néo-zélandaises, Sarah Ulmer (cyclisme) et les jumelles Evers-Swindell (aviron). Ce n’était pas mes sports favoris, mais je trouvais que c’était des femmes étonnantes et de grands modèles.

Utilisez-vous les médias sociaux pour communiquer avec vos fans, vos amis et votre famille?
Oui, c’est mon principal moyen de communication avec mes amis et, en déplacement, j’appelle ma famille via mon ordinateur. J’ai un blog mais j’ai du mal à le maintenir à jour. J’envisage un site Web.

SOLIDARITÉ OLYMPIQUE

La Solidarité Olympique est l’organisme qui permet aux athlètes, quelles que soient leurs possibilités financières, de disposer d’une chance égale de se rendre aux Jeux et d’y réussir.

Elle administre et gère la part des revenus des Comités Nationaux Olympiques (CNO) provenant de la vente des droits de retransmission des Jeux Olympiques.

Ces fonds financent une série de programmes d’aide, en collaboration, notamment, avec les CNO défavorisés et leurs associations continentales.

Dans le cadre de son budget général, la Solidarité Olympique consacre USD 61 millions au soutien des athlètes durant la période quadriennale 2009-2012.
 
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